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Chroniques de l'Ombre et de la Lumière

LIVRE I
Quand le salut ne réside plus qu'en l'ennemi.
Que choisir ? La Fin ou l'Union Sacrée ?
 







Nous sommes en Mai 2215 !

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 [V] Landry Montalier

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MessageSujet: [V] Landry Montalier   Jeu 25 Sep - 18:26


  
  

  

  
  
Landry Montalier

  
- il n'y a pas de mystères, juste des ignorances.  -


  
Identité

  

Nom : Montalier
Prénom : Landry
Groupe : vampire
Âge : 99 ans
Date de Naissance : 28 juin 2114
Lieu de Naissance : Paris 9° 
État Civil : célibataire
Emploi : physicien, chimiste et médecin
Sire : Robert Cousin, décédé
Infant : aucun
Religion : matérialisme déiste
Lieu de Résidence : Paris, rue Tournefort 5° 
Armes :  une trousse, dite de premier secours, avec des seringues préparées, soigneusement étiquetées, et des petits flacons marqués d'une croix noire.
Autre :
Avatar:  Goran Visnjic


  
Physique

  


   Je ne suis ni laid ni beau mais mes traits réguliers peuvent passer pour bien dessinés et même agréables. En tout cas, ils me satisfont car je ne suis pas préoccupé par mon physique. Il me suffit d'être toujours soigné, dans des vêtements sobres et de qualité.Dans tout mon environnement, je n'apprécie ni le négligé ni l'excentrique.
Je ne suis ni petit ni grand (1M 76), ni maigre ni gros. (74 kilos, également répartis).
J'ai l'oeil sombre et le poil brun, le teint pâle naturellement, un front largedéveloppé, ce qui me donne un air sérieux. J'ai acquis ces dernières années un léger reflet grisé sur les mains  en raison de mes travaux sur les produits dérivés de l'argent, malgré le soin apporté à m'en protéger. Mais je n'ai pas de problèmes de santé, sinon ceux qu'une nuit de sommeil suffit à faire disparaître.Pour me maintenir en bon état, je fréquente deux fois par mois, un établissement spécialisé et légal qui offre des esclaves en bonne condition physique et mentale. Si les victimes de mes chasses sont toujours des hommes,  je ne choisis jamais que des humaines dans ces maisons de rencontres afin de rendre plus plaisant l'apaisement  de mon appétit..
  
Caractère

    


    Je suis très réservé. On me juge même un peu froid et mon air taciturne n'attire pas la sympathie facile. Mais je suis d'humeur tranquille et conciliante dans la vie quotidienne et ceux que je fréquente ont en général une opinion favorable à mon égard. Je suis capable d'attachements durables mais la longueur de nos vies ne peut que conduire les passions à une usure inévitable. Aussi, je suis préparé aux périodes où ma vie affective subit ces changements, et tout se passe en douceur.

Ma transformation en vampire n'a pas vraiment entaché cette égalité d'humeur. Je ne suis qu'assez rarement préoccupé par un besoin urgent de sang. Je veux parler du besoin qui n'est pas seulement celui de se nourrir normalement, en absorbant la quantité de sang exigée par notre nature, mais le besoin irrépressible de chasser et de mordre. Ce rituel ancestral apparaît soudain comme d'une urgence absolue; lui seul pourra pleinement assouvir cette terrible faim qui nous saisit et qui n'est pas seulement celle d'un corps dont les besoins physiologiques se sont extraordinairement réduits, mais le désir de franchir une limite intérieure et d'atteindre un accomplissement de soi sur lequel j'ai intensément réfléchi et que je n'identifie pas clairement. J'ai l'esprit positif et rationnel d'un chercheur scientifique ; mais j'ai le sentiment que ce désir brûlant d'accomplir  un rite de vie qui dépasse à la fois la victime et le sacrificateur, cet élan incontrôlable a une aura que je ne peux qualifier autrement que de sacrée. Je ne la condamne ni ne la recherche. Elle est indissociable du fait même d'être vampire et peut fort bien n'être qu'une réaction purement physiologique.
Mais soucieux des droits de tout être pensant à poursuivre l'exercice de sa conscience, je  veille à ne jamais entraîner dans la mort celui qui participe ainsi à mon exaltation. J'ai toujours avec moi de quoi soigner ma proie blessée et chez moi des produits de substitution. Je ne vais pas interrompre une expérience en cours parce que j'ai faim. Humain, j'ai vécu des semaines en avalant de mauvais sandwiches, assis sur le bord d'une paillasse entre un bec Bunsen et un chromatographe.

Je suis très organisé, méthodique. Je n'aime pas devoir accorder  trop de temps à la routine quotidienne et déteste qu'on m'observe et critique ma façon de faire.
Amateur d'art pictural, depuis une trentaine d'années je collectionne les natures mortes dans le style hollandais et les portraits, en petits formats, de femmes portant des bijoux ou des chapeaux. N'y voyez aucun fétichisme de ma part. Il faut donner un cadre à une collection, sinon ce n'est qu'une vaine accumulation, une recherche du nombre. Le support importe peu, si la technique est bonne et le dessin impeccable. Je garde rarement l'objet lchez moi car je déteste le stockage mais je mets la reproduction sur ordinateur. J'ai publié un catalogue thématique de mes collections  qui peut intéresser les amateurs : Bijoux et Chapeaux, chez Destienne, imprimeur rue Budé.
Je ne suis pas ennemi des soirées joyeuses  et des distractions, je sais m'y montrer de bonne répartie et même d'une causticité appréciée à l'occasion, mais je suis toujours soulagé de retrouver la quiétude feutrée de mon bureau ou les bruits familiers du laboratoire.
Oui, je suis porté vers l'étude, la seule activité dont on ne se lasse jamais et nous autres vampires pouvons tant apprendre grâce à notre extraordinaire longévité. Je me refuse à employer ce terme inexact d'immortalité, puisque si notre corps semble en effet être exempt de l'usure du temps, notre conscience se fatigue et se désenchante de ce sempiternel recommencement des actes  autorisés aux créatures en ce monde. Nous, Vampires, sommes restés des humains face à l'existence, des mécaniques programmées comme eux, mais nos piles se rechargent alors que la leur, épuisée, retourne  à l'énergie indifférenciée des choses. Nous partageons la plupart de leurs activités : Boire, manger, baiser, exercer notre corps- j'ai oublié de dire que je pratique la course à pied en solitaire et aussi le canoé-kayak- se distraire, rechercher les satisfactions d'amour-propre ou les douceurs d'une compagnie désirée, se motiver quelques années durant pour une conjoncture d'intérêts que nous appelons Cause, Idéal, Conviction et qui finit toujours par s'effriter en obsolescence car le monde change sans cesse autour de nous, nous qui ne changeons jamais, tandis que les humains disparaissent au bout de leur premier parcours. Quoi de plus répétitif, de plus mortellement ennuyeux que la vie limitée à ces fonctions vitales ? Apprendre est la seule activité qui porte en elle-même son renouvellement.




En savoir plus à mon sujet...

  

Maladies : léger argyrisme
Transformation : Lynx
Groupe Sanguin : A+
Famille : sans famille proche
Origines : milieu de collaborateurs modestes.

    

  

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En chacun de nous sommeille un héros

  
-Trop parler nuit. -


  

Histoire écrite par un tiers, Landry Montalier se contentant de donner quelques dates et quelques faits et refusant de" se raconter" plus avant.

Sa vie mortelle
Né dans une famille de collaborateurs modestes, le petit Landry manifesta très tôt une intelligence d'une précocité remarquable . Il apprend  à lire à 4 ans en écoutant sa soeur aînée ânonner sa page de l'Abécédaire Pour Les Humains, le seul autorisé par le Cercle. Ses parents sont plutôt ennuyés par ses capacités. Ils ont peur de se faire remarquer. Pour vivre vieux, vivons cachés. Landry comprend vite la situation. Si on le remarque parce qu'à 6ans, il repère les fautes de son père dans les anciens schémas industriels que ce dernier restaure pour le Cercle, alors les vampires viendront le chercher. Il s'efforce  de rentrer dans le rang et ne lit plus qu'en cachette. Il s'abstient aussi le plus possible de parler, surtout en classe. Mais il est trop malin pour faire l'idiot et reste le premier de sa classe ; mais un premier normal.

Il a six ans quand sa soeur meurt de la diphtérie. Elle était vaccinée mais certains lots de vaccins sont périmés, tout le monde le sait.
Suite à cette perte, sa mère, qui est fort jolie et que Landry semble avoir beaucoup aimée, se met à fréquenter des clubs mixtes de plus en plus proches des hautes sphères. La famille obtient des avantages, un appartement plus spacieux, officiellement pour  récompenser le mérite professionnel du père. Landry est autorisé à entrer au collège.
Un soir, il a douze ans,  son père lui annonce le départ définitif de sa mère. Il pensera souvent qu'elle a été transformée en vampire et qu'elle le protège de loin.
Mais un ami de son père, appartenant à un groupe d'action clandestine,  vient passer une nuit chez eux. Il est arrêté au matin et le père  accusé de complicité est envoyé dans un camp de travail pour dix ans. Landry est placé dans un pensionnat  pour enfants isolés. Il a  quinze ans et devait entrer au lycée mais en tant que fils de condamné, il n'a droit qu'à une formation professionnelle de deux ans.  Il est orienté selon ses voeux et devient aide-laborantin dans un centre de recherche médicale tout nouveau. C'est l'époque ou l'influence de Cecil Osbern pour le développement des sciences vampires se fait sentir dans la politique du Cercle .
Landry mène une vie sans histoires, et comme on apprécie son travail, il est autorisé à sa majorité à occuper une chambrette sous les combles du Centre où il travaille. Il a accès aux documentations et peut consulter tout ce qui s'y trouve. Il intéresse en effet certains de ses supérieurs qui lui donnent des sujets de recherche , signant ensuite de leur nom les rapports du "petit".

Le "petit" mène cette vie durant sept ans. Avec une des employées, il a une liaison qui durera  trois ans, mais Landry ne veut pas quitter son logement et  Amandine se lasse, ce que Landry conçoit parfaitement.
En fait, il poursuit des recherches personnelles très avancées  sur le métabolisme vampire et les substances naturelles susceptibles de donner aux humains certains des avantages propres à l'espèce aux dents longues. Mais il est freiné par son manque de connaissances en médecine et en chimie théorique. Il demande en vain l'autorisation de reprendre des études. Ses patrons sont très satisfaits de la situation et entendent maintenir le statu quo.
Il envisage de rejoindre l'Eglise mais il voit assez rapidement que, si on y a accès à la connaissance, on ne l'a pas à la pratique et Landry est un homme de laboratoire. Et c'est juste le contraire au Comité où, s'ils ont l'air d'avoir de quoi fabriquer des explosifs, ils n'ont certainement pas accès aux bibliothèques du Cercle.
A 25 ans, Amandine s'étant éloignée, il se sent libre et n'envisage plus qu'une solution : devenir un Vampire lui-même.

Le Vampire

La transformation
Oui, mais comment devenir vampire sans risque ? Enfin sans trop de risque? Il se méfie des vampires  qui promettent la transformation et se désintéressent ensuite de celui qu'ils ont tué, interrompant le processus de revitalisation ou l'accomplissant  à la va-vite. Les vampires ainsi mal formés meurent rapidement ou deviennent fous, incontrôlables. Landry veut réussir.
Il a aussi une hésitation morale ; son projet d''égaliser les chances physiologiques entre humains et vampires est noble mais une fois devenu Vampire ne changera-t-il pas son point de vue sur les mortels ? cependant la curiosité l'emporte . D'autant qu'il y a cette histoire de  zoométamorphisme, phénomène qui demeure très  mystérieux. Il ne croit pas à un pouvoir d'essence magique et espère pouvoir faire des prélèvements de sang au besoin sur lui-même.
Il prépare longuement la réalisation de son plan, se met à fréquenter des vampires relativement aimables acceptant de discuter avec un garçon de labo humain, hésite longuement, parfois sur le point de renoncer. Il lui faut des garanties.

C'est ainsi qu'il découvre l'existence des Utopistes, comme ils se nomment, qui encouragent les recherches allant dans le sens d'une plus grande compréhension  entre les deux races.  Evidemment  ils refusent de transformer un humain en vampire, ne voulant pas le condamner au sort qui est le leur.
Finalement, il apprend que certains vampires se débrouillent mal dans la vie et  sur les trottoirs nocturnes vendent parfois leur sang  à un confrère en manque et qui n'a pas réussi à se trouver une proie. Les temps sont durs...Mais comment les rencontrer ? Il a des économies car on le paie bien pour qu'il se taise sur les  emprunts faits à ses travaux
Landry pense un instant à mettre une petite annonce dans une boutique  des squats où traînent les minables de toute espèce. : "Humain cherche vampire donneur . Collaboration bien rétribuée." Mais il craint que la police n'en prenne connaissance et ne vienne l'interroger.

Enfin, la chance  le sert un soir de 2144 où il assiste, sur demande d'un de ses patrons, à  une conférence utopiste sur " Les Régimes de Substitution" .
Entre un éloge du sang du babiroussa de Sulawesi et celui du potamochère du Cap, il surprend une conversation entre deux vampires dont l'un se dit en fort besoin d'argent . Landry le suit, repère l'adresse, obtient le nom et lui écrit une lettre prudente pour lui faire une proposition.

Une vie d'études

Peu après, Landry Montalier, vampire, commence sa nouvelle vie. Il travaille à mi-temps au Centre, et s'inscrit à l'université des Sciences. Six ans plus tard, il est expert dans les  sept branches traditionnelles de la Chimie, soutient sa thèse en chimie organique puis publie plusieurs travaux en chimie analytique et biochimie. Il découvre un procédé pour retarder l'effet de l'empoisonnement par certains sels d'argent, ce qui lui vaut le Mérite Scientifique, remis par le Représentant du Cercle lui-même. La médaille est accompagnée d'un pécule consistant. Il  se décide enfin à déménager et loue un appartement de quatre pièces, rue Tournefort, derrière le Panthéon.
Il entreprend des études de médecine et fréquente les milieux utopistes bien qu'il ne soit pas fâché personnellement d'être un vampire, mais il garde le souvenir des motivations qui l'ont conduit à choisir de le devenir. Cependant, il admire beaucoup Cecil Osbern  et son action politique. il partage la  conviction que le savoir scientifique est un rempart contre le retour à un état sauvage, destructeur de la communauté vampire, et que les Vampires peuvent progresser vers une affirmation encore plus éclatante de leur supériorité. Mais il ne partage que peu une conception de l'humain vu comme un être moralement méprisable, génétiquement inférieur et devant être traité comme tel.
Sa vie privée comporte quelques rencontres amicales ou amoureuses, mais n'excédant jamais une dizaine d'années pour les première et quelques mois pour les autres. Les aléas de l'existence éloignent ses amis qu'il ne rencontre plus ou occasionnellement. Son refus de toute cohabitation vexe ses compagnes, par ailleurs  vite lassées de se sentir moins attirantes qu'une expérience en cours avec cornues en ébullition.
Landry est peiné de leur départ mais l'étude est sa seule passion. En général, quand il cesse une liaison, il commence un nouveau cursus. En 2171 il soutient une thèse de physique quantique et en 2182 il est l'auteur d'une publication appréciée dans le milieu restreint des chimistes :  Applications en synthèse organique des réactions de couplage catalysées par le palladium .  Il y reprend, en les rendant de nouveau accessibles à la communauté scientifique, des découvertes oubliées du XXe siècle .

Puis en 2205, il écrit une monographie sur les chlorures et les nitrates d'argent, laquelle intéresse le laboratoire de l'Hôpital Necker qui lui demande de travailler pour eux.



  
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[V] Landry Montalier

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