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Léticya Wolfenstein

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Léticya Wolfenstein
MessageSujet: Léticya Wolfenstein Jeu 30 Oct - 0:40

 
 

 

 
 
Léticya Wolfenstein

 
- Oeil pour oeil, dent pour dent -


 
Identité

 

Nom : Wolfenstein
Prénom : Léticya
Street name : //
Groupe : Lycans
Âge :  19 ans
Date de Naissance : 22 Novembre
Lieu de Naissance : Clermont - Ferrand, Auvergne.
État Civil : Célibataire
Emploi : //
Maître/Sire/Tuteur : //
Esclave/Infant/Disciple : //
Religion : Catholique, quand ça l'arrange.
Lieu de Résidence : Durtol, Auvergne.
Armes : Ses poings, et parfois le duo fantastique de ses griffes et crocs !
Autre : //
Avatar:   Amy Lee


 
Physique

 


Léticya fixait son écran d’un œil perplexe. Se décrire physiquement ? Ils en avaient de ces questions … Elle soupira. Les questionnaires, ce n’était pas son truc. Ça lui donnait l’impression de perdre son temps. Elle soupira bruyamment en se laissant retomber en arrière dans sa chaise. A quoi ressemblait-elle, c’est ce que l’on lui demandait. Mais elle, ce qu’elle aurait aimé savoir c’était plutôt à qui elle pouvait bien ressembler.

Léticya avait une longue chevelure plus noire que le bois après un feu. Le problème avec ses cheveux, c’est qu’ils n’étaient pas censés être noirs. Sa mère, ses frères, tous étaient blonds. Elle aurait bien voulu penser que ça venait de son père, malheureusement, tout le monde s’accordait à ne surtout pas en parler. Elle tourna les yeux vers le grand miroir qui ornait le mur de sa chambre. C’est vrai tiens, à quoi je ressemble, moi ? Létycia n’était pas vraiment ce que l’on pouvait appeler une fille superficielle. Loin de là. Les choses matérielles, et en particulier celles qui touchaient à l’esthétique, elle s’en fichait pas mal. Du coup, elle n’avait jamais vraiment fait attention à son reflet dans une glace, jusqu’à aujourd’hui. Elle s’observa un instant, détaillant son visage rond. 
Elle avait de grands yeux. Si, quand même, ils n’étaient pas mal du tout, ses yeux ! Mais ils étaient si pâles … Verts, comme du sirop de menthe dilué dans un litre d’eau. Comment n’y avait-elle pas prêté plus d’attention, elle ne le savait pas vraiment. Elle regarda sa bouche. C’était intriguant, cette bouche qu’elle avait. Du bout du doigt, elle caressa sa lèvre supérieure. Elle était vraiment plus fine que l’autre. Ce qui était amusant, enfin, façon de parler, c’était que sa mère avait de grosses lèvres, pulpeuses, comme si elle avait fait une sorte d’opération de chirurgie esthétique. Sauf que c’était naturel, évidemment. Remarquer tous ces détails, ces différences avec sa famille, ça l’intriguait vraiment. Pensive, elle se leva pour se rapprocher du miroir. 
Ses longs cheveux lui tombaient sur les épaules et la poitrine, elle les attacha en une vague queue – de – cheval pour pouvoir mieux s’observer. 
Elle était indéniablement plus ronde, et bien plus musclée que sa mère. Que ses frère aussi, maintenant qu’elle y réfléchissait. D’ailleurs, aucun des trois ne l’avait plus battue en combat singulier depuis près de deux ans. 
Elle retira son pull. Les muscles de ses bras étaient sculptés par les heures passées à taper dans des sacs – ou parfois sur sa fratrie – et bronzés par elle-ne-savait quel miracle, le soleil n’étant pas souvent présent en Auvergne. 
Elle avait une jolie peau dorée, c’était encore une différence avec les siens, lesquels avaient une peau très sensible qui rougissait facilement. Elle se demanda une seconde si elle avait même déjà pris un coup de soleil, mais ne parvint pas à trouver de réponse. 
Ses jambes aussi étaient musclées. La marche, la course et l’escalade. C’étaient ses activités journalières. Alors ça aidait, forcément. Elle avait l’air d’une fille solide.



Nouveau soupir. Elle aurait bien aimé savoir ce qu’elle avait tiré de son père, exactement. Sentant la frustration d’une question sans réponse poindre en elle, Léticya délaissa sa chambre et le maudit questionnaire pour courir se défouler dehors.

 
Caractère

   


  Une fois à l’extérieur, elle se demanda si elle n’aurait pas dû prendre une veste plus chaude. Mais elle soupira, décidant qu’elle était déjà trop loin pour faire demi-tour. Elle ouvrit le portail, le referma d’un coup de pied et s’éloigna d’un pas soutenu dans l’allée.


Elle avait marché sans penser véritablement à sa destination, un peu machinalement jusqu’à se retrouver sur un chemin à travers champs, presque totalement dépourvu de vie humaine. C’était une chose qu’elle faisait chaque fois qu’elle avait à réfléchir. Elle y parvenait bien mieux quand elle était seule. En fait, réfléchir en public devenait parfois plutôt gênant: elle avait tendance à se parler à elle-même sans s’en rendre compte vraiment, ce qui la faisait passer pour une folle.
 Vouloir s’inscrire sur ce jeu n’avait pas été la meilleure idée du jour. Les questions personnelles, elle n’aimait pas ça. Ça la forçait à réfléchir à qui elle était, et c’était un sujet qu’elle rechignait à aborder. Non vraiment, cela n’avait rien d’agréable. Mais maintenant qu’elle s’y était engagée, elle se devait de tenir sa promesse.
 Qui était-elle, finalement ? Pourquoi vivait-elle si difficilement de devoir se pencher sur son «moi» ?
Léticya releva les yeux vers le ciel qui s’assombrissait.



La jeune fille avait toujours senti au plus profond d’elle-même la nette séparation entre son humaine vérité et les aspects bestiaux de sa double personnalité. Elle se sentait tout à fait entière cependant, elle n’avait jamais craint cet autre qui sommeillait en elle. Être Lycane était une fierté. Mais c’était autant un état physique qu’un dogme psychique pour elle ; être louve signifiait tellement plus qu’une transformation chaque fois que la Lune le demandait. Non, cela faisait d’elle un être qui se voulait différent, alors elle s’évertuait à l’être.
Cela faisait d’elle une jeune femme libre ; plus libre que beaucoup de personnes dans ce monde sinistre. 
Parfois cependant cette liberté pesait un poids insupportable sur ses épaules. Car elle était de ceux qui portaient sur la philosophie sartrienne un regard attentif ; elle avait lu un jour « L’existentialisme est un humanisme », depuis elle tentait de vivre au travers des mots qu’elle y avait lus. Ainsi se savait-elle maîtresse de sa vie et de ses choix. Souvent c’était un énervement, une blessure supplémentaire à sa réflexion, car elle était aussi excessivement orgueilleuse, et avait donc une tendance naturelle à la mauvaise foi. Elle refusait d’avoir tort, même quand les preuves contre elle étaient solides. Et même dans certains cas, son «moi» bestial se réveillait partiellement, grondait dans son ventre, réclamait que se taise l’accusation, et alors elle en oubliait son enseignement religieux et se plongeait toute entière dans sa colère, car péché capital ou non il lui semblait que cela était juste, et qu’il devait en être ainsi. Après tout, elle avait depuis bien longtemps failli au commandement qui disait «tu ne tueras point».


Le rire d’un enfant la sortit de la torpeur dans laquelle elle s’était plongée un moment. Baissant son regard glacé sur le chemin, elle distingua une silhouette enfantine dans la pénombre. La nuit était tombée sans qu’elle s’en rende compte. Un soupir glissa entre ses lèvres ; elle battit des paupières pour se reconnecter à la réalité. En quelques pas, le petit garçon s’était approché de la brune. Elle l’observa, un peu étonnée de cette soudaine apparition, interdite. L’enfant tituba pour s’accrocher à la jambe de Léticya. Il gazouillait, l’observant avec de grands yeux bleus à moitié cachés sous ses boucles blondes.
« Salut toi ... » fit-elle.
Le petit eut un rire tout à fait adorable qui fit sourire la jeune fille. Elle pensa qu’il avait l’air d’un chérubin. Il s’était avancé vers elle alors qu’elle scrutait les aspects les plus sombres de sa personnalité. Il était venu la sauver des abîmes de l’esprit. Il l’observait si tendrement. Peut-être était-il présent pour lui rappeler qu’elle avait aussi ses beaux côtés. Elle savait écouter les gens, elle savait entendre et comprendre sans juger. On lui avait déjà dit qu’elle était une «bonne amie». Elle n’était pas pas sûre de bien comprendre ce que cela impliquait. Mais elle savait, c’était le plus important. Ce dont elle était totalement certaine et qu’elle affirmait sans se vanter, c’était sa loyauté. Elle avait, ancré au plus profond d’elle-même, le sentiment de cette nécessité absolue d’être digne de la confiance la plus aveugle. Jamais elle ne trahirait un secret confié, même au péril de sa vie. Jamais elle ne trahirait une promesse. Elle était trop entière pour se laisser être ce qu’elle redoutait le plus : une personne capable de délaisser ses convictions et ses amis pour satisfaire un quelconque dessein personnel.

« Léo ! Oh mon dieu vous l’avez retrouvé ! »

Une femme aux cheveux bouclés s’approcha en courant de la brune. Elle semblait partagée entre affolement et soulagement. En récupérant l’enfant dans ses bras, elle se perdit en remerciements larmoyants envers Léticya, laquelle n’écoutait pas vraiment ; elle était trop occupée à penser à la déception que lui causait cette découverte: le petit garçon n’était en fait pas un ange ...




En savoir plus à mon sujet...

 

Maladies : Situs inversus.
Transformation : Sur sa fourrure noire, les poils blancs de ses pattes lui font comme des chaussettes.
Groupe Sanguin : AB -
Famille : Sa grand - mère, sa mère, et deux demi-frères.
Origines : Les Wolfenstein auraient des origines allemandes.

   

 

 
Surnom : Abby.
 • Âge : 17 ans >m>
 • Comment avez vous connu le forum ? : Demandez au Narrateur >3>
 • Comment trouves tu le forum ? : Intriguant :3


 
MADE BY .ANGELUS

 

 




 
 

 

 
 
En chacun de nous sommeille un héros

 
- Tout captif porte dans sa main le pouvoir d'anéantir sa servitude. -
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Source citations sur la page Citation - Recherche de citations - Dicocitations



 


BLOODY MOON

La seule chose que j’ai pu apprendre sur mon père ces dix–neuf dernières années fut qu’il rencontra ma mère lors d’une chaude journée de Février. Le temps avait décidé depuis près de trois jours de jouer les mois d’Août, et l’on allait dans la rue en robe, avec pour toute source de chaleur le soleil au dessus des têtes. Ils se plurent tout de suite. Je fus conçue très vite. Peut–être trop vite aux yeux de mon père qui décida de prendre la fuite quelques mois avant ma naissance.

Ma grand–mère m’a souvent raconté ce fameux jour.
Plus personne ne pensait depuis bien longtemps au don accordé aux Wolfenstein. On pensait qu’il avait été perdu avec le dernier porteur du gène, une centaine d’années en arrière. Les seuls souvenirs du miracle étaient le nom que nous portions fièrement, et les légendes familiales. Alors par quel heureux hasard, par quel miracle le jour de ma naissance fut celui de la renaissance de ces anciens souvenirs ? Peut–être une prière enfin exaucée ? Ou bien un besoin nécessaire par les temps nouveaux ? Ou encore pouvait–ce être dû au fait que je naissais le même jour que cet ancêtre précisément ?
Il en fut alors ainsi : Léticya Wolfenstein naquit Lycane dans un monde où il ne faisait pas bon avoir des crocs si l’on n’était pas déjà mort …
Cependant, on ne découvrit la bonne nouvelle que bien plus tard. La pleine lune était déjà passée depuis quelques jours à ma naissance, il fallut donc attendre la suivante. C’est le plus grand de mes deux frères qui me trouva, Eric, et le pauvre, âgé de seulement six ans à ce moment là, eut la peur de sa vie. On fêta l’événement. Et le choix sur mon éducation fut pris à ce moment là. L'on me sortirait le moins possible en ville, je serais cloîtrée dans la maison, et l'on ne m'apprendrait que le strict nécessaire sur les Vampires: c'était des êtres dangereux que je devais fuir. Il fallait que je m’épanouisse au plus loin d'eux et de leur pseudo société dominatrice. Si je n’étais pas humaine, il fallait me cacher.
Mes premières transformations furent plutôt simples à gérer. En effet un bébé, même Lycan, ne fait pas énormément de dégâts. Le jour où ma mère retrouva les barreaux de mon lit à l’état de sciures de bois, on décida de changer de méthode. La cave fut aménagée pour que j’y passe une nuit chaque mois. Je ne me souviens presque pas de cette époque, qui se termina aussi vite qu’elle avait commencé.

C’était une nuit de mes quatorze ans. Avec le temps, chacune de mes transformations se faisait plus violente que les précédentes. On m’avait enfermée depuis près d’une heure quand  je commençais à ressentir l’appel de la Lune. C’était chaque fois sensiblement le même rituel : je levais les yeux vers la trappe au plafond par laquelle j’étais entrée. Puis doucement, sentant mon rythme cardiaque s’accélérer, je me levais pour me placer juste en dessous. Là je fermais les yeux, imaginant la cour pavée au–dessus de moi. Puis tout se passait très vite ; une vive douleur me lançait au niveau de la mâchoire, puis dans  chacun de mes os et je me demandais s’ils n’allaient pas se briser pour de bon cette fois ; et quand il me semblait rouvrir les yeux, la nuit était passée sans que je ne me souvienne de rien.
Cependant au lieu de m’éveiller sur le béton froid du sol de la cave, au matin de cette fameuse nuit, je me trouvais allongée dans l’herbe, gelée. Je mis un petit moment à m’en rendre véritablement compte. Ce n’était pas habituel après tout. En comprenant où j’étais, et ce que cela pouvait signifier, je fus prise d’une panique incontrôlable. Je bondis sur mes pieds pour regarder autour de moi : j’étais dans mon jardin. Je courus voir dans la cour. La plaque de métal qui servait de porte à la cave avait été arrachée de ses gonds et gisait à quelques mètres. Je me mis à trembler. J’avais pour la première fois véritablement peur, car je n’avais aucune idée de ce que j’avais pu faire. Une à une, des larmes se mirent à couler le long de mes joues, alors je me tournais, tremblant et sanglotant, vers une fenêtre du salon. L’image que me renvoya mon reflet, je m’en souviens toujours tant elle m’avait choquée. Je voyais devant moi une petite fille avec du sang étalé tout autour de sa bouche et sur son nez ; elle voulut porter une main a son visage pour le faire disparaître, mais elle vit dans le reflet que ses mains aussi étaient pleines de sang. Une petite voix dans ma tête me rappela que la petite fille, c’était moi. Et je me mis à hurler.

FIERCE MOON

Silvia fut réveillée par le cri de sa fille. Elle se redressa d’un bon, réfléchissant à peine. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle se rua en bas des escaliers, ouvrit la porte d’entrée à la volée et se précipita dans la cour pensant devoir ouvrir à sa pauvre enfant. Cependant la jeune fille était là, figée devant la fenêtre du salon, terrifiée. La mère s’était arrêtée un instant en découvrant Léticya à l’extérieur, comme si elle avait eu besoin de comprendre une équation impossible. C’est alors qu’elle remarqua le sang. Elle eut un haut–le–cœur, puis se précipita sur la fillette pour la serrer contre elle. La petite brune pleurait toutes les larmes de son corps, secouée par de gros sanglots. Sa grand–mère et ses frères arrivèrent, affolés eux aussi. Eric réagit le premier. Il s’approcha de sa mère et de sa sœur.
«  On devrait rentrer. Léti a besoin d’une douche. »
La blonde acquiesça.
Pendant que leur sœur se lavait, Eric et Louis s’empressèrent d’aller se renseigner dans le village pour savoir d’où venait ce sang. Finalement, ils constatèrent avec soulagement que ses victimes ne s’élevaient qu’au nombre de trois chiens du voisinage.

C’était la première fois que Léticya tuait. Elle se sentait sale à l’intérieur, comme si son âme était souillée. Silvia la rassura en lui répétant que Dieu l’avait ainsi faite, et qu’il pardonnerait cette erreur dont elle n’était pas responsable. La petite fit oui de la tête. Mais quelque chose s’était brisé en elle.

Suite à la catastrophe, on trouva une sorte de caverne dans les bois de Durtol, éloignée du chemin, un endroit où personne n’aurait songé à aller, et encore moins en pleine nuit. Les garçons installèrent de solides chaines aux parois rocheuses. Les premières nuits que la brune passa dans les bois, elle pleura beaucoup. Elle avait peur, elle avait froid, elle maudissait Dieu, Satan, les anges et tout ce sur quoi elle pouvait se défouler pour ne pas désespérer.
Puis sa douleur diminua. Les chaînes devinrent une banalité. Il n’y avait plus eu d’accident.

En grandissant, Léticya se découvrit une passion pour la lecture à laquelle elle n’avait jamais vraiment fait attention. Elle se mit à dévorer toutes sortes de livres ; des romans, des pièces de théâtre, des nouvelles, et surtout des essais philosophiques.
Elle lisait Platon, elle lisait Kant, elle lisait Montaigne. Elle lisait Sartre.

Quand trois années furent révolues, les chaînes se brisèrent.

Léticya avait 17 ans, elle venait de terminer la lecture de « l’existentialisme est un humanisme ». Louis entra dans sa chambre discrètement.
«  Léticya ? »
La jeune fille soupira. Elle referma son livre, puis relevant les yeux sur son frère, elle sourit.
« J’arrive. »
Le blond hocha la tête et sortit. Il était temps pour elle de rejoindre sa « chambre-des-pleines-lunes ». Lentement elle se leva. Épousseta sa robe. La retira pour enfiler l’une des innombrables tuniques en coton qu’elle mettait ces nuits là. Elle regarda sa chambre une dernière fois ; il lui semblait en quittant la pièce que quelque chose se préparait.
Ce sentiment ne la quitta pas tout le temps que dura le trajet jusqu’à la grotte. C’était une sensation désagréable, comme un murmure silencieux qui la prévenait d’un danger imminent. Elle se sentait mal, du coup. Il lui sembla même que le chemin fut plus court qu’à l’accoutumée, ce qui l’inquiéta. Quand ils arrivèrent à la grotte, Léticya s’assit sur une souche qu’elle avait amenée quelques jours plus tôt, pour laisser Louis l’enchaîner. Il referma les quatre gros bracelets de métal successivement sur ses poignets et ses chevilles. Cela fait, il se redressa et s’éloigna de quelques pas.
« Je suis désolé Léti … »
La brune l’observa, étonnée.
« Pourquoi tu dis ça ? »
Le jeune homme poussa un long soupir.
«  … Tout ça. Ça doit être tellement difficile. Tu es forte, petite sœur, je t’admire. »
Léticya lui sourit. Elle n’avait jamais imaginé que son frère puisse penser cela d’elle. Elle hocha la tête pour le remercier, il lui souhaita bonne nuit et s’éloigna. Une fois seule, la jeune fille songea qu’elle aurait peut–être dû le prévenir de son mauvais présage.

Quand Léticya s’éveilla au petit matin, elle constata immédiatement qu’elle n’était plus sous la protection rocheuse de la grotte. Elle poussa un long soupir. Le ciel était encore sombre malgré le soleil levant, et le vent glacé la faisait frissonner. Elle songea qu’elle était nue au milieu des feuilles. Il fallait se lever. Un nouveau courant d’air porta à elle le parfum âcre du sang. Elle serra les mâchoires. Pourquoi avait–il fallu qu’elle se libère une fois encore de son entrave ? Quelque chose au fond d’elle–même, cette même chose qui la maintenait pour le moment clouée au sol, lui disait que ce n’était pas le cadavre d’un chien qu’elle découvrirait en se redressant. Elle inspira. Expira. C’est alors qu’elle remarqua une chose étonnante. Bien qu’elle fût en plein cœur de la forêt, elle n’entendait pas le chant d’un seul oiseau. Présage bien funeste … Elle trouva dans ce silence le courage d’affronter le décor de sa nuit. Doucement, Léticya se releva. La première chose qu’elle vit fut les vestiges d’une tente de camping. Elle observa le tissu déchiqueté, les affaires éparpillées. Et étrangement, elle n’en pensa rien. Battement de cils ; elle regarda ses mains. Elles étaient brunes, le sang les couvrant ayant séché. Puis elle s’observa, remarquant qu’elle était en vérité couverte de sang de la tête aux pieds. Quelques feuilles étaient restées collées à sa peau, alors elle entreprit de les retirer une à une. Puis finalement elle se tourna, et put observer le cadavre lacéré de ce qui lui semblait être un homme. Mais dans l’état dans lequel il était, c’était difficile de l’affirmer. Elle entrouvrit les lèvres. Une chose étrange lui arrivait. Elle se savait responsable, elle voyait ce dont elle avait été capable, mais elle ne ressentait rien. Ni peur, ni culpabilité. C’était seulement arrivé. Elle tourna légèrement la tête pour trouver un second cadavre, de femme cette fois. Les corps avaient été partiellement dévorés. Ils n’avaient qu’à pas se trouver là, songea Léticya. Et elle s’en retourna machinalement chez elle, se demandant quelle bête féroce allait bien être accusée de ses crimes.

NEW MOON

La famille avait été consternée en voyant la jeune fille revenir seule des bois. Jugeant son état, personne n’avait osé demander quoi que ce soit. On se contenta d’acheter de nouvelles chaînes. Deux jours plus tard, un journal local annonçait qu’un ours devait fatalement se promener dans les sous–bois. Silvia vomit après avoir vu le dossier photo.
Léticya changeait doucement. Elle devenait un peu plus sauvage chaque jour. Elle se posait des questions auxquelles elle ne trouvait aucune réponse, ce qui l’énervait si fort qu’elle mit à sac sa chambre deux fois en peu de temps. Elle cassait de la vaisselle parfois. Elle implosait.

« J’ai besoin de savoir ! »
«  Mais que veux–tu que je te dise ? Cela remonte à des siècles ! Je n’ai pas les réponses que tu cherches … »
Léticya se demandait si elle était seule à posséder ce don fabuleux. Elle ne savait rien des Lycans, rien de plus que les histoires sur le vieil ancêtre Marcus Wolfenstein. Et ça la rendait folle. Elle ne supportait plus d’être seule. Et surtout, elle ne supportait plus le regard tellement humain que lui portaient les membres de sa famille. A cause de l’accident, ils s’étaient mis à la craindre.

Elle supporta encore deux longues années avant d’éclater totalement.
Un matin, elle décida qu’elle avait le besoin vital de savoir si d’autres Lycans arpentaient les routes de France, et oubliant toute mesure de sécurité, elle fit un petit sac, prit tout l’argent qu’elle put trouver dans la maison, et s’éclipsa sans un bruit. Elle s’obligea à ne pas regarder en arrière, sauta dans la première carriole qui accepta de l'emmener loin de Durtol. En ville, elle s’évertua à rester discrète. Quand finalement elle réussit à trouver la vieille gare, elle acheta un billet pour la capitale qu’elle avait toujours rêvé de visiter ; le train arriva à l’heure. Elle fut étonnée de découvrir un convoi ne ressemblant que vaguement à l'idée qu'elle s'en faisait, et semblant vieux de plusieurs siècles. Devant la porte du wagon, elle prit une dernière inspiration de l’air auvergnat, puis elle monta, bien décidée à découvrir le monde qui l’entourait.



 
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Jeu 30 Oct - 9:11
Bienvenue parmi nous Léticya, et contente de voir qu'un nouveau lycan est arrivé sur le forum !
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Jeu 30 Oct - 16:43
Bienvenue Mademoiselle parmi nous !

N'hésite pas à envoyer un Mp au Narrateur ou à moi-même concernant le groupe des Lycans si tu as besoin d'informations ou d'aide.

@ très vite ♥

La Destinée
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Mar 4 Nov - 20:43
Bienvenue à toi Léticia !

J'ai hâte de lire ta fiche ! Au plaisir de te lire et en souhaitant que tu t'amuses bien sur les Chroniques ! Wink

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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Sam 13 Déc - 20:06
Smile Bonsoir tout le monde,

 Je suis motivée pour finir ma fiche ce soir, reste à savoir si mon quota de sommeil sera de mon avis.
J'espère que vous voulez toujours de moi dans vos rangs ^^'

Dites moi si j'ai des corrections à apporter; je me suis faite relire, mais bon elle aura peut - être zappé des fautes ...

 Des bisous à tout le monde ( èmé N'essayez pas de fuir !!! )
Léti -
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Dim 14 Déc - 18:53
Bonsoir Léticya,

Je lirai ta fiche lorsqu'elle sera postée entièrement. Pour l'instant tu n'as renseigné que le physique et le caractère. Courage à toi et n'hésite pas à nous mp si tu as besoin d'aide pour l'histoire de ton personnage. Wink
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Dim 14 Déc - 19:01
Bonsoir Narrateur.

^^ Oui bien sur, ça vous fera moins de travail !
J'ai finalement été happée par le sommeil hier soir, je n'ai pas encore tout à fait fini de taper l'histoire de Léti mais c'est en bonne voie.
Je prend le courage, merci ! Smile

Léti -
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Dim 14 Déc - 23:27
Voilà, cette fois il me semble que tout est en ordre.

J'espère que vous apprécierez la lecture !

Dites moi si j'ai des modifications a apporter.

Bonne nuit, peuple de l'ombre

Léti -
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Dim 21 Déc - 12:58
Bonjour Léticya,

J'ai lu ta fiche avec grand plaisir, tant pour le fond que pour la forme. Je n'ai noté aucune incohérence avec le contexte des Chroniques. Je t'accorde donc ma validation et te confie aux bons soins d'Athanael qui va se pencher sur les mots pour s'assurer que tout est en ordre sur le plan orthographique et syntaxique puis la Destinée, MJ des Lycans prendra le destin de ta Lycane en main.

Je tiens juste à préciser que les vampires ont fait beaucoup de dégâts et que les réseaux de transports ne sont plus aussi développés et efficaces qu'à notre époque. Par exemple il est peu probable qu'il y ait des cars ou des bus qui desservent les campagnes (des charrettes "pour aller à la ville" c'est plus probable). Concernant le réseau ferroviaire, il relie les grandes villes entre elles mais les trains sont moins nombreux et ont deux siècles au bas mot. On sait entretenir les TGV grâce à des techniciens transformés par les vampires à l'aube du troisième millénaire. Certains ingénieurs eux aussi transformés seraient capables d'en construire d'autres mais les chaines de montages, les usines ont été partiellement détruites et la main d’œuvre qualifiée manque cruellement puisque les études sont interdites aux humains et bien entendu, un vampire anciennement ouvrier qualifié rechigne à travailler à la chaine. Effet pervers de la décadence! Tout cela pour dire qu'il est bien moins aisé de se déplacer qu'à notre époque. N'oublions pas que les campagnes sont en outre entre les mains des "Chasses" vampiriques locales.

Je pense rédiger une annexe sciences et technologie prochainement afin de clarifier les choses car un contexte post apocalyptique peut avoir des degrés de technologie différents.

Je te souhaite un bon jeu parmi nous, plein d'aventures croquantes ! Sois la bienvenue dans les Chroniques !
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Dim 21 Déc - 17:21
Bonsoir les Chroniques !

Merci Narrateur pour ces précisions.
Je dois avouer que je m'y attendais, car j'avais commencé à lire ( je ne sais plus où ) cette histoire d'école x)
Je vais modifier ça d'ici ce soir. Et je posterais les quelques changements en dessous - pour ne pas que vous ayez a tout relire haha !
Pour les transports je n'en était pas certaine, alors je vais rapidement changer ça.

Heureuse que la lecture ait été plaisante Mais bon, y avait intérêt vu le temps que j'ai mis xD

Je file, à plus tard !
Léti -
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Léticya Wolfenstein
MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Dim 21 Déc - 19:12
Voilà voilà. Je pense que ça collera mieux comme ça :

Le passage où je parlais de scolarité est devenu ->
Citation :
L'on me sortirait le moins possible en ville, je serais cloîtrée dans la maison, et l'on ne m'apprendrait que le stricte nécessaire sur les Vampires: c'était des êtres dangereux que je devais fuir. Il fallait que je m’épanouisse au plus loin d'eux et de leur pseudo société dominatrice. Si je n’étais pas humaine, il fallait me cacher.

Et celui avec les transports ->
Citation :
Elle s’obligea à ne pas regarder en arrière, sauta dans la première cariole qui accepta de l'emmener loins de Durtol. En ville, elle s’évertua à rester discrète. Quand finalement elle réussit à trouver la vieille gare, elle acheta un billet pour la capitale qu’elle avait toujours rêvé de visiter ; le train arriva à l’heure. Elle fut étonnée de découvrir un convoi ne ressemblant que vaguement à l'idée qu'elle s'en faisait, et semblant vieux de plusieurs siècles. Devant la porte du wagon, elle prit une dernière inspiration de l’air Auvergnat, puis elle monta, bien décidée à découvrir le monde qui l’entourait.

Mieux ?

Léti -
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Mar 30 Déc - 13:27
Bonjour Léticya,

C'est beaucoup plus en adéquation avec le contexte. Il ne te reste plus qu'à corriger deux petites fautes de frappe dans les mots "stricte" et "loins".

Tu feras bientôt partie des Héros des Chroniques! Sitôt que la Destinée, MJ des Lycans aura validé ta fiche .

Amuse-toi bien parmi nous !
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Mar 30 Déc - 16:41





ienvenue sur nos terres obscures où chaque recoin regorge de mystères et de dangers.

Je suis très heureuse de te compter dans les rangs des Lycans. L'histoire de cette jeune fille est très intéressante et je vais suivre son évolution avec intérêt.  

u as hâte de croquer quelques pauvres victimes ou bien de combattre les créatures de l’Ombre ? Avant cela, nous te demanderons de bien remplir ton profil, d’ouvrir une fiche de liens ICI et une fiche de sujets ICI pour ton personnage. Nous t’invitons aussi à faire toutes les demandes dont tu auras besoin pour ton jeu. Le Staff reste à ton écoute.

u as lu la Loi des Chroniques en arrivant et tu connais donc son contenu. Merci, pour le respect de tous, de t'y conformer en tout point lorsque tu partages notre terrain de jeu.

e flood, les jeux et la chatbox t’attendent pour faire connaissance avec notre communauté.

ous te souhaitons un très bon jeu parmi nous et au plaisir de croiser ta plume !



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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein Jeu 1 Jan - 20:10
Bienvenue à toi jeune Louve
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MessageSujet: Re: Léticya Wolfenstein
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Léticya Wolfenstein

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