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Sylvain Cornelier [H]

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MessageSujet: Sylvain Cornelier [H] Jeu 20 Nov - 16:22

 
 

 

 
 
Sylvain Cornelier

 
- Le Bon et le Truant -


 
Identité

 

Nom : Cornelier
Prénom : Sylvain
Street name : Dans le quartier c’est « Padre » au comité il est surnommé Le Pacificateur  
Groupe : Humain
Âge :  45
Date de Naissance : 31 mars 2170
Lieu de Naissance : Orléans
État Civil : Veuf
Emploi : Barman
Maître/Sire : -
Esclave/Infant/Disciple : -
Religion : Athée
Lieu de Résidence : Paris Vème 
Armes : Une bonne vieille Winchester avec des balles en argent
Autre :  Il ne vaut mieux pas le chercher  
Avatar:  Clint Eastwood


 
Physique

 



Si on ne connaissait pas l’âge de Sylvain peu de personne le donnerait avec exactitude et beaucoup le trouverait plus jeune que ce qu’il est vraiment. Son visage sec aux traits dessinés est d’une prestance peu commune, ses pommettes hautes soulignent son regard bleu azur perçant. Sa face est partiellement mangée par une barbe brune naissante et finement taillée dépourvu de poils blanc tout comme ses cheveux encore jeunes.

De taille et d’un physique normal pour un homme, quoique bien conservé pour son âge, c’est ses yeux qui attirent le plus d’attention. Même les vampires et leurs yeux étranges auraient du mal à battre Sylvain en combat de regard tant le sien est à la fois perturbant et énigmatique. Il a des mains agiles et robustes vraisemblablement capable de tout, tant tenir fermement sa vieille Winchester que de faire des tours avec ses verres dans son bar. Une qualité appréciée au Comité qui lui permet d’effectuer un large panel de missions.

Il porte toujours son chapeau qui lui donne ce côté far-west décalé mais qui plaît tout de même et s’il y a bien autre chose qu’il ne quitte jamais c’est sa boîte à cigares, toujours pleine et prête à être utilisée. Son bras droit est marquée d’une trace de griffure allant de l’épaule jusqu’au milieu de l’avant-bras. Malgré la taille de la cicatrice peu de personnes l’ont vu, en effet il la cache sous des vêtements amples le plus souvent qu’il le peut et quand bien même on la remarque il se tait sur l’origine de celle-ci.


 
Caractère

   



Sylvain n’est pas un homme facile, si son physique a bien mieux résisté à l’usure du temps que la plupart des autres hommes, son esprit a été mainte et mainte fois blessé par les expériences de la vie. Peu de gens l’ont vu sourire et encore moins l’ont vu rire, c’est un iceberg dont seul le feu ardent qu’est sa fille peut faire fondre. Protecteur, sa fille est ce qui lui reste de sa famille et ce qu’il a de plus cher sur cette Terre, il serait prêt à donner sa vie pour elle sans hésiter une seule seconde. Il juge sans concession ni remord chaque personne et chaque phrase qu’on lui dit. Franc jusqu’au bout des ongles, il exècre la malhonnêteté, la fausse modestie et ceux qui n’assumer pas leurs mots et faits.
Mais Sylvain, malgré son air renfrogné et glacial est quelqu’un de bon, jamais avare de conseil et une oreille attentive et calme, il est apprécié et respecté par beaucoup, certains vont même dans son bar non pas pour boire mais pour prendre conseil auprès de lui. Bon ok autour d’une bonne bière c’est toujours mieux. Sylvain et secret et n’aime pas parler de lui ni de sa famille, il n’ait pas très bavard, il préfère écouter et conseiller. Il est très rare qu’il tienne une véritable longue conversation, quelques personnes exceptées.

Très objectif, Sylvain se réfère bien plus à sa raison qu’à sa passion. Il ne laisse que peu de place pour le sentimental et reste de marbre là où les plus braves s’effondrent. Extrêmement tenace, il ne lâchera rien peu importe la situation et le but qu’il recherche, c’est un homme d’action qui ne se fait pas prier. Couplé à sa haine des vampires, cela a fait de lui une recrue de choix pour le Comité dont il a adhérer dès qu’il eut pris connaissance de l’existence de l’organisation.

Mais il existe toujours un revers à la médaille et lorsqu’on vient à sa fille, l’homme alors froid et calculateur laisse place au papa un peu gaga et chaleureux. Il n’y a qu’elle qui connaît la clé de son cœur et qui est capable de faire parler ses véritables sentiments à travers la façade gelée. Et de plus, malgré son rejet profond de la race sanguinaire et son adhésion au Comité, Tracy Fenger fait partie de ce cadre fermé qu’est ceux avec qui il aime discuter.




En savoir plus à mon sujet...

 

Maladies :Un début de cancer des poumons qui le gêne légèrement
Transformation : -
Groupe Sanguin : B-
Famille :Sa femme est décédé de sa propre main, ses parents se sont fait tuer par le vampire qui les protégeait par le passé. Sa fille est sous sa proche protection
Origines : Pur français

   

 

 
Surnom : écrire ici
 • Âge : -
 • Comment avez vous connu le forum ? : -
 • Comment trouves tu le forum ? : -


 
MADE BY .ANGELUS

 

 


 
 

 

 
 
En chacun de nous sommeille un héros

 
- La vie est un éternel recommencement -


 

La ville Lumière du moins, ce qu’il en reste :

Je ne me souviens pas d’Orléans, j’étais trop jeune, mes parents sont partis à Paris alors que je n’étais qu’un gamin. Je ne savais pas pourquoi, mais à l’époque je m’en contre-foutais. Si seulement j’avais su. Je crois que le motif était pour mes études à venir et leur travail. Il disait qu'à Paris il y avait un plus grand avenir pour eux comme pour moi. Mais ils ont jamais dit plus lorsque je posais des questions. Nous étions bien placé dans la Ville Lumière, un appartement plutôt chic dans le Vème pas loin du Panthéon. J'étais curieux à l'époque, mais en raison de la domination vampire, mes parents me laissèrent jamais sortir jusqu'à ce que je puisse étudier mais ils m'interdirent de me balader, j'avais juste le droit de suivre le chemin de l'école et de revenir par le même. Là où les autres voyaient de la protection, je voyais qu'un empêchement de faire ce que je voulais faire, comme si on voulait cacher quelque chose. Et comme je l'ai déjà dit, j'étais plutôt curieux ..

Méfiance est le maître mot :

J’ai vite grandi, j’allais à l’école, mon éducation était parfaite. Je côtoyais plus de vampires que d’humains à cette époque du à l'éducation prioritaire des Enfants de la Nuit. Il y en avait pas un pour rattraper l’autre, tous les mêmes ingrats et arrogants êtres soit disant « supérieurs ». Je me savais sous la protection d'un d'entre eux, c'était l'explication pour laquelle j'avais accès aux études contrairement à beaucoup des miens. Il est plus facile de contrôler une population lorsqu'elle est laissée dans l'ignorance. Je voulais savoir pourquoi nous et pas eux, mais jamais mes parents ont répondu à cette question, prenant un air gêné à chaque fois. Je ne perdais pas espoir tout autant et alors que je continuais mon éducation sur les rails que mes parents m’avaient construits, je menais ma petite enquête. Je passais de moins en moins de temps en cours pour espionner mes parents. Sans jamais obtenir le moindre indice. Jusqu’à ce soir. Oui ce soir-là fût le premier bouleversement de ma vie. J’avais 19 ans, cela faisait 3 ans maintenant que j'allais plus en cours, que je menais une vie d’agent secret. Si j’allais plus en cours avant tout pour espionner mes parents et apprendre la dure vie de la rue, c’était aussi parce que les vampires me rendaient malade. Péteux, anarchiques, impérieux et j’en passe, je ne pouvais plus les sentir.

C’était durant la nuit pour être plus exact, je dormais et malgré mon sommeil lourd un bruit me réveilla. Je me frottai les yeux et entendis un énorme BOUM. L’adrénaline s’afférait en moi, je me levai lentement et avançai vers ma porte de chambre. J’entendis des voix, mais elles étaient incompréhensibles, étouffées par la distance. Je sortis rapidement et tout en discrétion je descendis les escaliers. Je m’arrêtai à la porte en bas et collai mon oreille.

- Nous avons fait tout ce que vous nous aviez dit de faire maître, nous ne pouvons aller plus vite. ( voix de mon père )

- Ce n’est pas suffisant, savez-vous les efforts que j’emploie pour vous protégez, vous et votre progéniture ? Votre femme est délicieuse et bien des miens veulent en faire leur petit amusement d’un soir. Il me lasse de devoir leur répéter tous les jours de ne pas toucher à mes protégés. Vous voyez maintenant à quel point il est difficile pour moi de retenir mes frères. Et vous, vous ne faites pas ce que je vous demande de faire en contre-partis alors que je vous ais fournis cette maison en plus !

Un coup puissant suivit les paroles de ce que je me doutais être un vampire, puis une cacophonie d’assiettes et de verres qui se brisent. Ma mère hurla.

- Nous ne voulions pas vous offenser ! Même sous votre protection, la vie reste dure. Nous vous sommes reconnaissants pour tout ce que vous avez fait, pour nous, pour notre fils. Laissez-nous une semaine de plus je vous en conjure ( voix de ma mère )

- Une semaine. Hahaha. Je vous trouve un peu trop présomptueuse pour me parler sur ce ton, Mme Cornelier, je vous suggère de ...

- Ne touchez pas à ma femme, monstre !

A ce moment je regardai par la serrure et vis le vampire arracher la gorge de mon père d’un mouvement de bras si brusque que je le distinguai à peine. Avant que le corps tomba au sol, le vampire attrapa mon père et but goulûment le sang qui giclait de la faille béante. Et ma mère hurlait.

- Ne t’inquiète pas mon vieil ami, je vais prendre soin de ta femme comme jamais tu n’as été capable de le faire.

Je ne pouvais plus bouger. J’étais médusé, béat, tétanisé. Mes yeux ne pouvait se détacher de la scène horrible qui se passait de l’autre côté de la porte. Tandis que ma mère ne pouvait s’arrêter de crier, le vampire la culbutait sans ménagement, déchirant ses vêtements, brisant tout ce qu’il y avait autour de lui dans une euphorie bestial inhumaine. Quand il en eût fini avec ma mère, il la tua, but son sang encore chaud et satisfait se redressa. Pendant un moment il regarda dans ma direction, j’étais sûr qu’il me voyait mais il partit après un moment. Seulement à cet instant je pus détourner les yeux. Je me posai contre la porte et pleura toutes les larmes de mon corps. Je venais de perdre mes parents mais dans le même instant appris qu’ils étaient de mèche avec les vampires et ça jamais je leur pardonnerais. J’étais séparé entre la tristesse, le choc, la colère, la haine. J’étais confus mais dans le brouillard qui c’était emparé de moi, une chose était sûre, je ferais tout pour anéantir cette race omniprésente qui se croit omnipotente même si je dois en payer de ma vie.

Une nouvelle vie :

Peu de temps après le drame, ma vie eut un nouveau tournant. Je vivais toujours à la maison, mais maintenant l’accès à mes études était définitivement clos et je devais trouver un moyen de vivre. Je passais le plus clair de mon temps dans une brasserie où j’écoulais mes sombres pensées destructrices contre la race dirigeante dans l’alcool. C’était toujours la même jeune fille qui me servait, elle était très charmante. Peu à peu le jeu de séduction pris place, je venais plus régulièrement, je l’observais discrètement. Le bar était populaire déjà à l’époque et des vampires y rôdaient souvent, je me tenais donc à carreau, retenant ma haine. Mais la chance finit toujours par tourner et au détour d’une conversation discrète j’entendis parler du Comité. Dès lors je passais mon temps à chercher où cette organisation pouvait siéger. Mais étant secrète je me doutais bien de la difficulté de la tâche. Une nouvelle fois la chance me sourit. Je discutais avec Ashley, la jolie serveuse, quand on dériva sur le Comité. Elle me regarda avec de grands yeux, stoppa son service et s’assit brièvement en face de moi.

- Qu’est-ce que tu sais du Comité ?

- Je n’en sais que trop rien, répondis-je en me grattant la tête, juste que c’est une organisation secrète qui cherche à éliminer les vampires. Cela fait plusieurs semaines que je cherche un moyen d’entrer en contact avec un membre mais c’est plus difficile que ce que je pensais. Pourquoi ça ?

- Tu as sonné à la bonne porte Sylvain. Mon père fait partie du Comité. Tout comme moi.

- Vraiment ?! Comment est-ce que je peux faire pour y entrer ? Et …

- Chut ! Attends que les clients partent et je te dirais. J’ai du boulot !

Et elle me planta un baiser sur la joue. Je rougis légèrement et la regarda s’éloigner en trottinant. Se pourrait-il que la roue ait fini par tourner ?

Une fois le bar fermé je discutai très rapidement avec le père d’Ashley car il était épuisé par sa journée et on convint d’aller au Comité le dimanche, jour où il ne travaille pas avec lui. J’étais heureux. Mais ma soirée s’arrêta pas là. Alors que son père partait se coucher à l’étage et que je me levais pour rejoindre ma propre maison, on me retint par la manche. Je me retournais et vis Ashley qui me tenait par le bout de ses doigts fins.

- Reste un peu … S’il te plaît. Finit-elle par articuler

- Pourquoi ça ?

Ses yeux me lancèrent des éclairs, elle lâcha ma manche et se redressa droite comme un « I ». Elle planta son regard dans mes yeux malgré sa plus petite taille et commença à s’éloigner furibonde.

- Imbécile !

Je la retins à mon tour. Elle ne résista pas quand je l’attirai vers moi. Elle se retourna pour me faire face et on s’embrassa. Les papillons se mirent à voler dans mon estomac, une douce chaleur se propagea dans mon corps. Je pense pas avoir besoin de détailler le reste.

Pendant près de 3 ans la vie parisienne fût calme, je finis par laisser l’appartement familial au Cercle qui le réquisitionna et m’installa chez Ashley et Richard, son père. Durant cette période Richard m’appris le métier de barman, j’aidais à chaque tâche qu’il pouvait me donner, je faisais mes débuts au Comité et vivais une idylle amoureuse avec Ashley. A vrai dire on ne dormait pas souvent la nuit. La vie avait un nouveau goût et je mordais à pleine dent, même si de nombreux clients étaient des vampires je les oubliais presque tant j’étais heureux. Mais tout ce qui monte finit par redescendre. Richard mourut lors d’une mission du Comité. Ashley en fût brisée et c’était à moi de récupérer les morceaux, continuer à faire tourner le bar, seul. Tout devenait plus dur mais on se serait les coudes. Malgré la perte de son père, Ashley montra une force inconnue et j’étais fier d’elle. Fier de partager ma vie avec elle. La mort de son père nous fit redoubler d’efforts au Comité et très vite on me surnomma « Le Pacificateur » à cause de ma précision au fusil. En ces temps je n’avais pas réelle mission seul, mais j’épaulais certains membres dans des missions dangereuses où je le couvrais. A plusieurs reprises j’ai sauvé la vie d’un camarade à l’aide d’une cartouche bien placée. Peu à peu la vie reprit son cours normal, la mort de Richard resta dans nos esprits mais la peine et la douleur nous avait quittées. Il nous restait que l’image paternelle, protectrice et l’homme bon qu’il était dans nos cœurs.

Peu de temps après Ashley tomba enceinte. J’étais joyeux et euphorique à l’idée de devenir père à mon tour. Si mes parents n’avaient clairement pas été des exemples à mes yeux, Richard lui en été un et j’étais prêt à mon tour à éduquer le futur de l’humanité. Bientôt Ashley accoucha d’une petite fille qu’elle nomma Elizabeth. Les jours qui suivirent sa naissance furent les plus beaux de ma vie. Malheureusement cela ne dura pas longtemps …

Le cœur gelé :

Elizabeth grandissait vite, c’était le joyau au creux de notre petite famille, nous l’éduquions avec tout l’amour que nous avions. Ce nouveau moteur mis fin en majeure partie à l’activité dans le Comité d’Ashley, mais je redoublais moi-même d’efforts contre les vampires. Bientôt je vis des ombres me suivre le soir, mais j’en fis rien. Quelle erreur quand j’y repense. Au lieu de me cacher, de me dissimuler, à chacune de mes sorties je ne me souciais pas que l’on ne me voit pas. Un vampire avait dû me remarquer lors d’une mission du Comité, je sais pas trop. Mais ce qui se passa fût bien réel … Je rentrais un soir peu après les huit ans d’Elizabeth, le bar était en désordre, les chaises et tables étaient renversées, les verres et bouteilles brisées et rependaient leur liquide sur le sol. Il n’y avait pas une once de lumière, pas un seul bruit. Mon sang se gela. J’entendais que les battements de mon cœur rebondirent dans mes tempes comme des tambours. La pression du lieu me monta à la tête et il me fallut la secouer pour reprendre un peu de sang-froid. Je sautai au-dessus des chaises et attrapa ma winchester derrière le comptoir. Je m’arrêtai un instant et c’est là que j’entendis un son très léger. Un bruit de sucions. J’approchais à petits pas, ma respiration se fît saccader, malgré toute la discrétion que j’essayais d’avoir j’avais l’impression de faire autant de bruit qu’un troupeau d’éléphant. Un mouvement. D’un geste fluide mon arme se cala sur mon épaule. Mes yeux commençaient à s’habituer à la lumière. Je me stoppai et me pointa vers là où j’avais vu un mouvement, le doigt humide sur la gâchette. La sueur perlait de mon front, je tremblais. J’étais oppressé, comme si l’air avait décuplé de densité. J’expirai bruyamment. Deux yeux rouges vifs apparurent juste à l’endroit où je visai. Ce n’était pas voulu. Un réflexe causé par la peur. Un sursaut de tension incontrôlable. J’appuyai sur la gâchette. Les deux yeux disparurent, je restai interdit sur place. Je me calmais difficilement. Au bout de cinq bonnes minutes je me redressai et avança délicatement. Un vampire était allongé les yeux encore rougeoyant, la balle en argent, avait creusé un trou énorme dans le crâne. Le métal avait fini le travail visiblement. Tout le monde sait qu’un vampire ne meurt pas d’une balle dans la tête. Mais directement touché au cerveau et incapable de bouger, l’argent c’était faufilé dans son organisme et l’avait rongé de l’intérieur. Il commença à se décomposer sous mes yeux. Son visage me disait quelque chose. Je me penchai sur lui et alors qu’il s’envola en poussière, il entraîna avec lui un souvenir longtemps enfoui en moi. Le soir où mes parents avaient été tués. Ainsi, sans que je le sache, j’avais rendu vengeance. J’en éprouvai une simple satisfaction. Mais le marmonnement qui suivit me fit frissonner. Je me tournai lentement pour faire face à ma partenaire accoudée, la gorge largement ouverte, les lèvres couvertes d’un sang qui n’était pas le sien, la peau blanche comme la lune qui luisait à l’extérieur et les yeux vitreux indescriptibles. Elle reproduisit son marmonnement et cette fois je l’entendis distinctement. « Sang »

- Non … Non, pas toi …

Elle se releva en chancelant, s’appuya sur la table et tituba vers moi. Elle trébucha puis se rattrapa sur une chaise à moitié détruite. Depuis combien de temps était-il là ? Depuis combien de temps la nourrissait-il ? J’ai entendu dire que les infants mettaient du temps avant de reprendre une totale conscience, d’être capable de se déplacer normalement. Elle releva la tête, grogna et d’un geste vif se jeta sur moi. Bien plus rapide que n’importe quel humain. Son bras s’abattit vers moi et ses ongles s’enfoncèrent dans mon épaule. Je retins un cri de douleur. Mais je ne pus le retenir plus lorsqu’elle déchira mes chairs jusqu’à l’avant-bras. Je la repoussai avec mon bras gauche et elle s’écroula. Aussitôt j’attrapai ma ceinture tout en reculant. Expertement je fis un garrot à mon épaule et remis mon arme enjoue.

- Pourquoi ?! Pourquoi toi ?! Tu pouvais pas … Dis-moi que c’est pas vrai ! Que c’est une blague !

Les larmes embuèrent ma vue, je tremblais de tout mon corps. Un son guttural me répondit. Elle se redressa mais retomba tout de suite après, étendant encore plus la mare de sang qui souillait la pièce.

- T’avais pas le droit. Reviens je t’en prie, pense à Elizabeth ! Je … Je … Bordel de merde !

J’étais confus, des souvenirs me barraient la vision, mon sang explosait mon crâne. J’avais envie que d’une seule chose. Mourir. Je sentais mes forces s’échapper de moi et j’aurais baissé mon arme si elle m’avait pas foncé dessus à nouveau. Cette fois je ne fus pas surpris et je m’étais éloigné. Une nouvelle fois je pressai la gâchette et elle s’effondra dans son vol. Ma winchester tomba et j’enfouissais mon visage dans mes mains en sanglotant. Je venais de tuer l’être que j’aimais le plus. Je venais de tuer ma vie, tout ce que j’avais. Non, pas tout, il y avait Elizabeth. Je ne me souviens plus bien de ce qu’il s’est passé ensuite, j’étais tellement choqué, mais le lendemain tout était rangé et propre. Deux jours après j’expliquai à Elizabeth que sa mère avait été victime d’un vampire, ce qui était en soit partiellement vrai. Jamais je lui dis que c’était réellement moi qui l’avais descendu. C’était impossible pour moi de le faire. Depuis ce jour, le sourire et le rire s’éclipsa presque définitivement de mon vocabulaire.

Une rencontre incompatible positive existerait-elle :

Tous. Tous autant qu’ils sont, des êtres sanguinaires sans âmes, destructeurs et manipulateurs. Pendant trois années. Trois longues années la vie fût grise, seulement illuminé par l’éclat d’Elizabeth. Le bar étant situé dans le Vème, il était fréquenté par des jeunes humains en recherche de produits illicites afin de s’évader de ce monde, d’autres simplement pour passer une bonne soirée après une dur journée de travail pour les hématophages. Mais surtout il était fréquenté par des bandes de vampires, pas très âgé mais qui avait un plaisir fou pour foutre le bordel. Il était dur de retenir les envies de tuer ses parasites, chaque jour un peu plus que le précédent. Je ne pouvais pas le faire en public et je ne voulais pas non plus détruire le bâtiment qui avait vu traverser toutes les étapes de ma vie. Je voulais qu’ils partent, mais comment faire ? Dans un monde où on est les proies, il est difficile d’aller à l’encontre des prédateurs. Surtout lorsqu’ils sont si féroces et nous si démunis.

La roue finit toujours par tourner. C’est ce que le monde m’avait appris et alors qu’un terrible et long cycle de doutes et de douleurs semblait ne jamais se terminer, une éclaircie se présenta à l’horizon. En la personne d’un vampire. Si on me l’avait dit plus tôt j’aurais craché à la tête de l’inconnu et lui dire que je préférais mourir. Il était grand et en belle forme. C’était un beau spécimen. Le genre qui resplendit au milieu d’une collection bien garni. Au début il venait que de temps en temps. Jamais il ne commanda une boisson. Il se dirigeait toujours vers les tables du fonds, trouvait les personnes qu’il cherchait, trafiquait puis repartait. Il me regardait d’un regard égal, avec cette arrogance non dissimulé caractéristique de sa race. Très vite il revint de plus en plus régulièrement. Un jour il s’arrêta au comptoir, s’assit et commanda simplement un shot de vodka. Il le but pas. Emporté dans son élan un jeune vampire bousculé par un de ses congénères le heurta et fit tombé le verre de sa main. Le liquide se répandit sur son jean mais il rattrapa le verre en vol. Un rictus passa sur son visage. Inhabitué à la présence d’un autre de leur race le vampire se retourna avec nonchalance

- Reste pas sur mon chemin, clodo. Je vais t’apprendre les bonnes manières, humain.

Il n’eut pas le temps d’en dire plus qu’il était dans les airs, la gorge maintenu fermement par la poigne du puissant vampire. Alerté par une scène de violence, la bande encercla le vampire. Je priais pour ne pas que mon bar se transforme en une gigantesque rixe. Je ne me souciais pas pour le vampire, bien qu’il avait l’air fort, ils étaient une dizaine et parasitaient le quartier depuis un bon moment déjà. Ce fût plus court que je le pensais. Si je suivais déjà difficilement les déplacements rapides de ses bêtes, je distinguais même pas l’autre. Je voyais seulement voler d’ici et de là les jeunes sans déceler l’origine. Le chaos prit fin et la bande bâtie en retraite. Dans un grognement le vampire expulsa les résidus de sa colère

- Ne revenez jamais ici, c’est mon territoire désormais, si je vous revois ne serait-ce qu’une seule fois, je serais la dernière chose dont vous vous souviendrez en quittant ce monde.

Plus jamais la bande ne revint. A vrai dire plus aucun autre vampire ne vint dans mon établissement hormis lui. S’il ressemblait à bien des vampires dans sa manière d’être hautaine et sûr de lui, il était en soit différent de par sa nature solitaire et libre. Il faisait partis de ces rares vampires qui vivent à Paris sans être fidèle au Cercle. Je le compris très vite, s’il venait souvent dans mon établissement c’était avant tout pour trafiquer. Je l’observais à chacun de ses passages, chaque fois avec des substances, outils, objets, liquides différents. Il s’était fait une clientèle dans ma clientèle qui venait toujours dans mon bar pour retrouver leur dealer et ainsi faisait fleurir son business en faisant fleurir le mien.

Peu à peu on était amené à discuter, au début cordialement puis avec plus de profondeur par la suite. Tracy Fenger était quelqu’un d’horrible mais qui gardait cette humanité qu’il hait tant. Beaucoup des autres de son espèce deviennent malade, changent de personnalité ou deviennent de véritable machine à tuer, mais dans son humanité il me redonnait foi. Foi que les vampires ne sont pas tous des monstres dont le seul but est de nous anéantir jusqu’au dernier. Je ne dis pas que j’ai arrêté de travailler pour le Comité bien au contraire, il me fait un bien fou de mettre des bâtons dans les roues du Cercle mais j’avais maintenant un exemple concret que les vampires ne sont pas tous les mêmes. J’ai appris à le connaître et lui à me connaître. Je suis au courant de ses excès de rage et de haine, de son goût prononcé du sang et de la chair. Tout comme lui est au courant de mon appartenance au groupuscule secret qu’est le Comité. Je me demandais pourquoi il m’avait pas dénoncé lorsqu’il m’avait vu effectuer ma mission avec mes camarades. Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris qu’il était dans son intérêt de ne pas me faire tuer pour son propre business tant par la clientèle qu’il s’est faite mais aussi par ma demande en argent pour mes balles qui est importante et qui lui ramène un bon paquet de blé. C’est là que j’ai aussi compris que le jour où il n’aura plus rien à tirer de moi, il ira ailleurs faire son sale boulot. Egoïsme oblige. Malgré tous ses défauts il est devenu une personne en qui j’ai confiance, son sens de l’honneur est trop puissant pour qu’il se défile et sa fierté trop exacerbée pour qu’il se laisse marcher sur le pied et l’empêche de dire ce qu’il pense.

A l’heure d’aujourd’hui, la vie est de nouveau sur une voie douce mais je me prépare à chaque instant pour le jour où la roue tourne dans son côté sombre. Elizabeth est maintenant une jeune femme sublime qui me rappelle chaque jour sa mère. Je suis fier de l’avoir comme fille et je ferais tout pour elle. Tout. Ceci dit elle me demande de plus en plus de conseils ou ce que je pense par rapport aux garçons. Je me demande s’il n’y a pas anguille sous roche et j’espère surtout que la personne concernée n’est pas celle que je pense …



 
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Sylvain Cornelier [H] Jeu 11 Déc - 22:26
Bonsoir Tracy,

Je me penche donc sur la fiche de ce personnage singulier qu'est Sylvain. J'ai lu avec intérêt son histoire dramatique comme le sont le plus souvent celles des opprimés et des proies. J'ai découvert les pérégrinations de cet Homme à la chance finalement insolente, malgré les risques qu'il prend (il faudra voir avec Athanaël si cela lui parait concevable qu'un agent prenne de tels risques notamment celui de se faire prendre et de faire sauter une partie du réseau s'il est capturé et torturé. La clandestinité est vraiment le maître mot du Comité)  N'étant pas le MJ des Humains, je me suis attaché essentiellement à m'assurer que cette histoire est en cohérence avec le background général et j'ai noté quelques incohérences au sujet de la relation entre Sylvain et Tracy. Comment peut-il faire confiance à un vampire alors qu'il a tout perdu à cause d'eux et qu'il est membre du Comité, une organisation qui prône la méfiance envers les Humains eux-mêmes.

Cependant, pour ce qui touche aux règles d'entrée et d'appartenance à cette organisation, je laisse Athanaël te guider. Je m'appuie simplement sur le fait qu'un homme qui a tout perdu à cause d'une caste est peu enclin à accorder sa confiance à l'un des membres de cette caste. Il peut en revanche éprouver de l'admiration et une forme de respect pour la dissidence de Tracy qui refuse de rentrer dans le rang du Cercle et n'a d'autre principe que son commerce, même s'il doit fournir des substances mortelles pour les vampires. Sylvain étant lui-même un commerçant, on peut penser qu'ils se comprennent sur ce domaine. Mais la confiance me semble un sentiment excessif. C'est au plus une association opportuniste.

Sur le plan du caractère, ils peuvent aussi se comprendre. Deux solitaires, indépendants. Mais se faire confiance, ça parait peu probable. Ils peuvent aussi se retrouver sur le terrain affectif si par hasard Tracy s'intéresse à Élisabeth, mais attention! Cet intérêt peut les rapprocher comme les opposer. Quel père voudrait que sa fille se commette avec une sangsue ? Si ce n'est un collaborateur arriviste ? Or c'est loin d'être le cas de Sylvain. Je pense qu'il faut affiner cette relation entre les deux hommes, peut-être en creusant du côté d'une forme de respect et de fascination mutuelle  pour leur choix dissident et indépendant: "tu fais partie de mes ennemis, mais je te respecte plus que la plupart des miens, parce que tu as des principes que je reconnais"

Ce PV ainsi que sa fille vont apporter une dimension intéressante au forum et au jeu de Tracy et j'espère qu'ils seront choisis. Athanaël te confiera par mp ses éventuelles observations au sujet de la forme, c'est à dire l'orthographe et la syntaxe. J'ai bien noté que la demi négation est la façon de parler, de penser de Sylvain et Atha en tiendra compte. Wink . Il te conseillera aussi au sujet de la cohérence contextuelle des Hommes et du Comité en particulier. C'est le spécialiste  

Tous nos conseils ne visent qu'à rendre cet intéressant personnage jouable dans notre contexte, pour qui le choisira.

Lorsque tout sera en ordre, Athanaël le validera et je l'afficherai en annonce et sur nos partenaires de référencement.


Merci de mettre ton imagination au service du jeu ! Wink

Amuse-toi bien parmi nous !
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MessageSujet: Re: Sylvain Cornelier [H] Ven 12 Déc - 19:49
En tant que MJ des Hommes, je ne peux qu'applaudir à l'apparition  dans les Chroniques, d'un homme, membre du Comité de surcroît.

Comme le Narrateur m'y invite, il y aurait en effet deux ou trois points à  rendre plus cohérents avec le BG du Comité. En particulier, ce qui concerne l'entrée de Sylvain dans l'organisation, puis le fait que Sylvain mette Tracy au courant de son appartenance au Comité. Pour un clandestin, cela s'appelle trahir et Sylvain est présenté comme honnête.  
Et le Comité n'est pas un "groupuscule" ( Roch Destienne grince des dents !) mais une organisation secrète puissante ( et ancienne). Car comment un groupuscule pourrait-il tenir, face au pouvoir totalitaire de l'état vampire, surtout si ses membres se  font repérer et se racontent aussi facilement au premier trafiquant venu ?
 
Mais on peut toujours s'adapter et je crois que c'est surtout au niveau des RP  que les personnages prennent leur cohérence  par rapport à l'ensemble du contexte. Et Sylvain  paraît bien armé - avec ou sans carabine- pour  y jouer un rôle intéressant.
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MessageSujet: Re: Sylvain Cornelier [H] Jeu 18 Déc - 23:48
Bonsoir !

Alors je vais répondre à vos interrogations dans ce post et je modifierai la fiche par la suite. Je vais développer les parties peu clair car visiblement j'ai pas fait passer les choses que je voulais faire passer ^^

Tout d'abord, non Sylvain n'a jamais parlé à Tracy de son appartenance au Comité, mais il n'est pas stupide et se doute bien qu'un humain qui commande de l'argent, parfois des armes et autres explosifs en a pour un usage de terrorisme et donc au Comité. Donc Tracy n'est pas véritablement au courant mais il s'en doute très largement ( De plus j'ai pas trop développer le comment du commerce entre les deux personnages, mais il va de soit que dans les début Sylvain ne demandait pas grand chose mais quand il comprit que Tracy n'en avait qu'après le fric et non au sort de ce qu'il vendait il est passé à la vitesse supérieur pour les commandes )

Ensuite je vous remercie pour la remarque de la trop forte proximité, je voulais montrer que c'était différent pour Sylvain par rapport aux autres vampires mais effectivement c'est peut-être un peu trop prononcer donc je reviendrai dessus ! Pour ce qui est du groupuscule je m'excuse auprès de Roch ^^ Le vocabulaire m'voyait !

Voilà par rapport à ce que vous m'avez déjà dit, surtout si vous voyez d'autres choses qui clochent dite-le moi, je le corrigerai par la suite. Pour ce qui est de la modification dans le texte je le ferai après mon retour de vacances, je laisse ça ici et éditerai au cas où il y a d'autres modifications, ça évitera à tout le monde d'aller chercher !

Merci pour votre retour en tout cas !

EDIT : J'ai commencé les modifications et la correction sur le début de la fiche ( jusqu'à " une nouvelle vie " ), je n'ai pas encore l'inspi pour bien faire entrer le Comité. Je vous tiendrai au courant de mon avancement dans cet édit
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MessageSujet: Re: Sylvain Cornelier [H]
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Sylvain Cornelier [H]

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