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Chroniques de l'Ombre et de la Lumière

LIVRE I
Quand le salut ne réside plus qu'en l'ennemi.
Que choisir ? La Fin ou l'Union Sacrée ?

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 Fiche de Keith Lindsay (vampire)

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Keith Lindsay
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MessageSujet: Fiche de Keith Lindsay (vampire)   Sam 30 Aoû - 0:34


     
     

     

     
     
Keith Lindsay

     
- Petite citation -


     
Identité

     

Nom : Lindsay
   ✥ Prénom : Keith
   ✥ Street name : Swanfang
   ✥ Groupe : Vampire - Dissident
   ✥ Âge :  421 ans, transformé à 17 ans
   ✥ Date de Naissance : Janvier 1792
   ✥ Lieu de Naissance : Dairsie, Écosse
   ✥ État Civil : Célibataire
   ✥ Emploi : //
   ✥ Maître/Sire/Tuteur : Inconnu, mais recherché activement
   ✥ Esclave/Infant/Disciple : //
   ✥ Religion : Autrefois calviniste
   ✥ Lieu de Résidence : //  
   ✥ Armes : lame d'argent, rasoir
   ✥ Autre :  //
   ✥Avatar:   Ed Skrein


     
   
Physique

     


L'humain qu’avait été Keith était agréable à regarder. Non... davantage encore. Il était beau. Beau comme beaucoup d'hommes pourraient souhaiter l'être. Suite à son éveil, ses traits n’ont pas vraiment évolué, mais se sont mis à dégager une harmonie et un charme hors du commun. Il dégage la vitalité et la prestance d’un homme qu’on imagine prêt à partir en guerre, vêtu d’un kilt et couvert de peintures martiales. En effet, malgré l’évolution des mœurs au fil des siècles, il est resté fidèle aux coutumes de son peuple, et arbore avec fierté une longue chevelure châtain, dans laquelle il aime tresser des liens de cuir, à l’étonnement de ceux qui le croisent.
Sa mâchoire carrée et énergique s’adapte mal aux sourires ; il n’esquisse d’ailleurs ceux-ci que très rarement, et jamais pour montrer un semblant de joie. C’est le sourire d’un carnassier, d’un prédateur sauvage ; le sourire d’un homme prêt à jouer avec sa proie et qui sait qu’elle ne pourra pas s’échapper.
En effet, ses yeux d’un bleu profond, surmontant un fier nez aquilin, dégagent un magnétisme tel qu’il est difficile de détourner le regard une fois qu’on les a croisés. Cet effet se retrouve démultiplié dès qu’il commence à parler : sa voix lente, profonde, vibrante, fascine les esprits tout autant que les cœurs.
Sa carrure s’est développée lors de son éveil ; même s’il reste faible pour un vampire, sa force surpasse celle des simples humains, et sa haute stature décourage la plupart des êtres qui voudraient se mesurer à lui. Par ailleurs, il a longuement travaillé son corps, et même sans être un parangon de force il compense avec une agilité surprenante.
De nos jours, Keith aime à s’habiller de cuir noir. Cela lui permet de se fondre dans les ombres quand il le souhaite, et au contraire de s’imposer s’il l’estime nécessaire. Toutefois, quand il chasse une proie qu’il estime particulièrement intéressante, il revêt les couleurs du clan Lindsay, celui qui était sien alors qu’il était encore humain. Il est difficile de dire dans laquelle de ces tenues il est le plus intimidant…
Il a par ailleurs, tatoué sur le cœur, l’insigne de son clan :


     
Caractère

       


      En deux mots, Keith est l’incarnation parfaite de la devise de son clan : Endure Forte.
Les conséquences de son éveil l’ont insensibilisé à énormément de choses, car il s’est depuis focalisé sur un unique but : retrouver son Sire. Acharné, patient, sauvage, vengeur, prudent : ce sont des mots qui peuvent surprendre car ils ne semblent pas s’accorder, mais en réalité ils décrivent très bien Keith. Son existence est vouée à une unique quête : mettre fin à l’existence de celui qui l’a éveillé. Toutefois, le vampire ne s’est pas lancé dans ses recherches sans faire preuve d’un grand méthodisme. Il s’est longuement entraîné, développant ses sens et son corps, pendant des siècles, afin d’être prêt, le jour où la confrontation adviendrait. La nature de cet entraînement était telle qu’il a finalement perdu une chose qui lui était précieuse, mais qu’il a préféré sacrifier : son humanité. La plupart des vampires s’assagissent avec l’âge ; Keith est devenu de plus en plus bestial.
Solitaire, sans attaches, il a quitté les terres où il vivait en temps qu’humain peu après son éveil. Même s’il est toujours attaché à son pays, il sait qu’il ne retournera au lieu de sa naissance que pour une chose : y mourir.
Keith ne recherche pas la compagnie des autres vampires. Souvent, il les traque, mais jamais par instinct grégaire. Lors de ces chasses, on entrevoit une autre part de son être : derrière le calculateur prudent, derrière la brute vengeresse, il y a le charmant manipulateur. Il peut guetter un vampire pendant des heures, attendant le moment propice, puis sortir des ombres et parler. Et le charme s’opère. Grand orateur lorsqu’il était humain, trouvant toujours les mots qui touchaient les cœurs, sont talent s’était affiné après son éveil. Désormais, lorsqu’il en prend la peine, il fait preuve d’un don bien supérieur à celui de tous les leaders humains : peu importe ce qu’il dit, on l’écoute, bouche bée, approuvant chaque mot, mais ensuite incapable d’en répéter un seul. D’ailleurs, il ne laisse généralement pas le temps à ses proies de réaliser ce qu’il s’est passé. En effet, profitant de la torpeur dans laquelle il plonge ses interlocuteurs vampires, Keith les décapite adroitement de sa lame d’argent avant qu’ils ne puissent réagir. Puis, ne se souciant pas de la société vampirique et de ses convenances, il grave au rasoir sur leur poignet un cygne stylisé. Finalement, il boit leur sang, les en vide presque, évitant juste de boire le fluide contaminé par l'argent au niveau de leur gorge. Si mettre fin à l’existence de son Sire est sa raison d’être, son plaisir est d’éliminer le plus possible de ses congénères, afin de libérer les humains de ce fléau.




   
En savoir plus à mon sujet...

     

Maladies : //
   ✥Transformation : Puma
   ✥Groupe Sanguin : //
   ✥Famille : Aucun membre restant.
   ✥Origines : Guerriers écossais du clan Lindsay

       

     

     
Surnom : //
     • Âge : //
     • Comment avez vous connu le forum ? : Sur la première version de LUS
     • Comment trouves tu le forum ? : //
   


     
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Keith Lindsay
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MessageSujet: Fiche de Keith Lindsay (Vampire)   Sam 30 Aoû - 0:36


 
 

 

 
 
En chacun de nous sommeille un héros

 
- Petite citation -


 

Histoire

Humanité

Logan leva sa corne en direction d’une charmante rousse qui discutait avec l’une de ses amies et haussa un sourcil plein de sous-entendus à Keith. Celui-ci esquissa un sourire qu’il cacha en finissant sa chope et se leva. Il connaissait tellement bien son jumeau qu’il pouvait prédire à l’avance quelles femmes il choisirait lors des fêtes mensuelles organisées par le clan.
Le jeune homme se rapprocha d’un pas nonchalant des deux demoiselles, semblant juste vouloir s’approcher du feu. Tout en marchant, il laissa vagabonder son regard autour de lui, et s’arrêta brutalement lorsqu’il se posa sur l’avenant minois de la fille indiquée par son frère. Celle-ci avait vu son manège et, gloussante, l’indiqua à sa compagne. Ramenant ses longs cheveux derrière ses épaules, Keith rajusta ses vêtements et s’approcha d’un pas conquérant des deux demoiselles. Sa voix et les paroles qu’il prononçait pouvaient charmer sans effort, mais il avait remarqué qu’un peu de jeu théâtral facilitait grandement les choses. Arrivé à leur hauteur, il s’inclina devant elles et se présenta :

– Logan Lindsay, fils d’Aonghas.

Au fil des années, son jumeau et lui avaient affiné une technique de séduction très particulière. Si Keith avait le don des belles paroles, c’était Logan qui aimait passionnément la compagnie d’une femme. De bonne grâce, Keith avait accepté de courtiser les demoiselles qui attiraient Logan en se faisant passer pour lui, et laissait ensuite la place à son jumeau pour la conclusion.
Celle-ci était une conquête facile. Au bout d’une dizaine de minutes, ses yeux brillaient d’une fièvre que Keith avait appris à connaitre. Il s’inclina de nouveau et proposa aux deux jeunes femmes de leur apporter une boisson. Elles acceptèrent, la compagne de la jolie rousse ne semblant pas prendre ombrage de l’intérêt manifeste qu’il portait à son amie. Keith s’éloigna vers le buffet et, croisant Logan qui en repartait, deux cornes à la main, lui glissa :

– Fiona, et sa compagne Camilla.

Logan hocha la tête en guise de remerciement et se dirigea vers les deux jeunes femmes. Keith resta dans l’ombre d’un arbre pendant quelques instants, puis s’avança et porta son regard sur son frère jumeau. La ressemblance entre eux était si frappante que même leur mère éprouvait parfois des difficultés à les différencier. Toutefois, Keith avait toujours eu l’impression que son frère était plus beau que lui, plus charismatique. Le jeune homme savait qu’il pouvait bénéficier d’une aura exceptionnelle quand il le souhaitait, mais cela ne servait que de couverture à ce qu’il était réellement : solitaire, sombre, fier. Logan, quant à lui, était rayonnant, bon vivant, splendide ; il était fait pour les fêtes et les plaisirs, un vrai Lindsay. Keith sentait que cette vie n’était pas pour lui ; sans en avertir ses parents, il s’était entretenu avec le prêtre de l’Eglise calviniste : il savait qu’il avait trouvé sa voie, une voie où ses dons de rhétorique serviraient : il voulait rentrer dans les ordres.

Transformation

Keith fronça les sourcils et accéléra le pas. Aucun bruit anormal ne résonnait dans les bois, aucune agitation ne trahissait une quelconque présence, mais un sens animal, au fond de ses tripes, lui hurlait qu’il était en danger. Son bon sens lui disait de se dépêcher de rentrer avant qu’il ne fasse nuit, son instinct lui criait de courir pour sa vie car il était la proie et que le chasseur n’était pas loin. Cédant légèrement, il accéléra encore, mais se refusa à courir, ne souhaitant pas perdre sa dignité. Le Père Wallace venait d’accepter son entrée dans les rangs religieux, maintenant qu’il avait atteint l’âge d’homme, et le jeune homme devait avoir une totale maîtrise de lui-même pour l’annoncer à ses parents.
Anxieux, Keith leva les yeux au ciel, le voyant s’assombrir d’instant en instant. Il ne put s’empêcher de se retourner, fouillant du regard les ombres grandissantes, tentant de se persuader qu’il n’y avait rien à craindre. Après une trentaine de secondes, il se détendit, se força à respirer plus calmement. Il n’y avait évidemment personne qui le suivait. Ni rien, ni personne.
Quand il se retourna, il eût le temps de voir un visage d’albâtre, des cheveux et des yeux de jais, et un sourire qui le glaça. Ensuite, vint la morsure, ensuite, vint la douleur.

Des heures de souffrance qui suivirent, Keith ne se rappela quasiment rien. Il revoyait en boucle le poignet tranché pressé contre ses lèvres, le sourire sadique du vampire, et ensuite un monstre de douleur rouge l’enserrait dans ses griffes, le déchirait de ses crocs, brûlant chaque parcelle de son être. Il avait l’impression que chacune de ses pensées était mise à nue, dépouillée de sentiments, piétinée, durcie, parsemée d’épines, et qu’ensuite on l’enfonçait brutalement dans son cerveau, le faisant hurler à s’en déchirer les cordes vocales. Chacune de ses cellules n’était plus qu’une entité désordonnée, qu’on séparait de son corps, trempait dans l’acier brûlant, martelait, torturait, avant de la rattacher à ce qui restait de lui dans un déferlement de douleur intolérable. Ses os s’entrechoquaient, ses ongles s’arrachaient alors qu’il les plongeait dans le sol, ses yeux brûlaient de larmes dès qu’un rayon de lumière les touchait.

Il n’était plus, il ne pouvait plus être. Pas après cela. Il n’y a que la mort qui peut suivre ce traitement…
Et pourtant. A un moment, le monstre rouge le relâcha. Ses griffes se détachèrent de lui, comme à regret, le caressant en une ultime étreinte de souffrance. Puis ne resta que la faim. Intolérable, dévorante, brûlante, elle embrasait son estomac, réclamant une chose, une seule. Lorsqu’une main se posa sur la sienne, Keith n’hésita pas un instant, ses instincts guidant ses gestes sans qu’il ne puisse intervenir. Il la saisit, la porta à sa bouche, et mordit. De toutes ses forces, il arracha la chair, et alors se gorgea du sang qui en coulait à flots. Sans se soucier du hurlement qui lui vrillait les tympans il but, encore et encore, ne parvenant pas à faire taire l’appel que son corps lui envoyait. Lorsqu’une autre voix se fit entendre, il ouvrit les yeux, et vit le visage de son frère s’approcher du sien, horrifié, tentant d’arracher le poignet du corps exsangue que tenait Keith. Celui-ci lâcha alors sa première victime et des deux mains agrippa la tête de Logan, la tirant vers lui avec une force surhumaine. Ses dents plongèrent dans la gorge tendre de son jumeau, déchiquetant les chairs, libérant ce fluide pourpre que tout son être réclamait.

Et il but. Il but. Il but.

Il ne savait pas combien de personnes étaient présentes dans la maison ce jour-là. Beaucoup, sans doute, puisqu’il se souvenait de beaucoup de cadavres, de beaucoup de saveurs. Lorsqu’il avait réalisé ce qu’il s’était produit, il avait donné un coup de pied dans les braises du feu, envoyant les charbons ardents rouler sur le parquet, et s’était enfui. Plus tard, grelottant dans une grotte, les bras serrés autour de lui, il s’était souvenu. De ce visage si parfait, souriant, et de ces lèvres qui s’étaient refermées sur lui. Et la fureur commença à brûler en lui.

Serment

Debout sur une falaise bordant la côte, Keith regardait les vagues qui, une centaine de mètres plus bas, s’abattaient avec fracas sur les rochers. Un instant, il pensa à tomber, à s’abattre sur ces rochers, et prier pour que la mort l’accepte enfin. Mais il savait que cette fin n’était pas pour lui, pas encore. Se retournant, il laissa son regard errer sur les sauvages plaines de son pays, et son cœur se gonfla d’amour pour ces terres qu’il aimait tant. Aussitôt après, son visage se durcit, et son cœur s’assécha, car il savait que, à des kilomètres plus loin, une maison et ses occupants massacrés finissaient de se consumer.
Keith était trop intelligent pour s’apitoyer sur son sort ou pour se considérer comme seul coupable de la chose. Il savait que le seul à avoir causé cela, que le seul à devoir payer pour cela, c’était l’être, homme ou femme, qui l’avait mordu et l’avait fait boire à son poignet. Il se souvenait encore du goût de son sang, parvenait à le sentir sur sa langue, appelait son odeur et la sentait emplir ses narines.

C’était la personne qu’il devait tuer pour venger sa famille. Elle était sans doute loin maintenant, mais Keith était patient, très patient. Peu importe le temps qu’il lui faudrait, peu importe le temps qu’il mettrait, il la retrouverait, et la ferait payer.
Le jeune vampire sortit son couteau et s’entailla profondément la paume. Du sang en perla et imprégna la terre, cette terre d’Ecosse qu’il aimait tant.

– Je ne prendrai pas de repos tant que ce triste Sire ne sera pas mort. Je ne boirai plus le sang d’innocents à part si cela s’avère nécessaire pour que je puisse accomplir ma vengeance. Je tuerai tout vampire que je croiserai sauf si cela met en péril ma mission.
Je vengerai les membres de mon clan morts en cette nuit d’horreur. Et lorsque ce criminel sera tombé, je jure sur mon honneur que je reviendrai, et que je punirai le second coupable de ces meurtres. Je le jure sur mon sang, mon âme et mon existence.

Keith rengaina son couteau et, lorsque l’image de son frère apparut devant ses yeux, il pleura. Ce fut la seule et unique fois des quatre cents ans de sa vie de paria vampire.

Chasse

Le vampire était seul, et vieux. Keith le sentait. Il avait environ un siècle de plus que lui, et avait la délicatesse de se promener sans compagnie dans les rues de Bruxelles. L’Ecossais le suivait sans faire preuve de la moindre prudence, sachant pertinemment que si lui le sentait, alors l'autre vampire devait avoir parfaitement conscience de sa présence. Vêtu du kilt aux couleurs du clan Lindsay, Keith était imposant. Son large torse nu s’ornait uniquement de l’insigne « Endure Forte ». Dans le sporran suspendu à sa ceinture était rangé un rasoir, dans sa chaussette droite, son poignard d’argent, séparé de la peau par une seconde chaussette. Apparemment, le vampire ne semblait pas se préoccuper de la présence de son congénère, puisqu'il continuait à se déplacer à une vitesse constante. Il ne devait pas s'agir d'un terrain de chasse défini, plutôt d'une zone libre dans ces ruelles désertes à cette heure.
Le vampire écossais prit une profonde inspiration. Ce soir serait décisif. S’il était capable de maîtriser un vampire plus âgé, il était prêt à se consacrer entièrement à sa quête. Si, malgré les siècles de perfectionnement, il n’y arrivait pas… Et bien, il n’aurait guère le temps de le déplorer. Accélérant soudainement le pas, Keith apparut derrière l’autre vampire, et déclama de sa voix mal habituée à manier la langue française :

- Messire…

Il continua à parler d'une voix douce, apaisante, alors que le vampire, apparemment étreint par les sons étranges émis par l'Ecossais, se retournait lentement. Lorsqu’il leva le regard pour observer le visage de Keith, il s’immobilisa. Les yeux immobiles, d'un bleu insoutenable, étaient vrillés aux siens. Malgré ce regard qui défiait le vampire, celui-ci ne pouvait esquisser un seul geste. Le chasseur dégageait une étrange aura, envoûtante, fascinante. De plus, les accents de sa voix, empreints d'un mélange de passion, de puissance, de volonté et d'une pointe de ce qui semblait être du désir, étaient si inhabituels, si rares, que la proie en avait le souffle coupé.

Cet état ne durait que depuis une seconde. Toutefois, cette seconde parut une éternité au vampire. Une éternité vide, sans aucun sentiment s'émanant de lui, sans aucune pensée libre. Une éternité durant laquelle il ne pouvait voir autre chose que Keith.
Une première seconde de fascination, pendant laquelle Keith était entièrement concentré sur son apparence et sur le magnétisme et le charisme qu'il dégageait. Une deuxième seconde, pendant laquelle il dégainait prestement sa lame d'argent et tranchait la gorge du vampire. Celui-ci leva instinctivement les mains à son cou, mais il était déjà trop tard ; Keith le retourna et planta la lame de sa dague entre deux cervicales, l’utilisant comme levier pour séparer totalement la tête du corps.
Le vampire s'affala sur le sol de la ruelle. L'Ecossais s'accroupit à ses côtés, essuyant sa lame d'argent sur les vêtements du cadavre. Il la rangea ensuite entre ses chaussettes, et dégaina le rasoir. Entaillant la peau du poignet du vampire, il y dessina un cygne stylisé, sur lequel il apposa ses lèvres afin de boire le sang qui s'en échappait.
Pour un minimum de discrétion, il préférait ne pas planter ses crocs directement dans la chair. Malgré tout, il laissait à dessein une indication claire, permettant à une personne qui le connaissait réellement de deviner qu'il était l'auteur de ces crimes. Même si personne ne le connaissait depuis plus de 400 ans...

Partiellement repu, il leva la bouche du poignet exsangue du vampire et se redressa. Il avait encore faim ; il allait devoir trouver un humain pour apaiser sa soif. Avec des gestes sûrs, il rajusta sa tenue, puis s’éloigna tranquillement, ses sens à l’affût de toute présence. Au bout d’une centaine de mètres, il s’autorisa un sourire. Celui-ci était autant sublime que terrifiant.

* J’ai réussi. *

Paris

* Paris, ville de lumière. Catin sanctifiée, parée de monuments comme d’autres s’ornent de bijoux. Paris, repaire des pires membres de mon espèce. Paris, ô grande déesse pourrissante. Tes veines pullulent de vermine, ton cœur n’est qu’un amas de chairs en putréfaction. Tu es belle et immonde à la fois, charmeuse et terrifiante. Paris, il y a longtemps que nous aurions dû nous rencontrer, toi et moi. Nous sommes pareils… Paris, ma belle, ma tendre et chère amie, ma pire et ignoble ennemie, mon amante répugnante, me voilà.*

A la sortie de la gare, Keith, se tenait droit. Ses deux mètres dix surplombaient tous ceux qui l’entouraient, sa stature soulignée de cuir noir attirait les regards et les repoussait aussitôt. Il faisait jour, aussi les yeux de l’Ecossais étaient-ils protégés par des lunettes noires, hélas pas assez efficaces pour protéger totalement ses iris sensibles. Même s’il ne voyait que mal les bâtiments qui l’entouraient, il sentait qu’il adorerait et haïrait cette vile. Traçant droit sa route dans la foule clairsemée, imposant et terrible, Keith emplissait ses poumons de la puanteur de la ville. Quelque part, près d’ici, son odeur flotterait. Il en était sûr. Il trouverait l’être, son triste Sire, et le tuerait.


Il était prêt.


 
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Fiche de Keith Lindsay (vampire)

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