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Chroniques de l'Ombre et de la Lumière

LIVRE I
Quand le salut ne réside plus qu'en l'ennemi.
Que choisir ? La Fin ou l'Union Sacrée ?

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 La peinture est un art. Le duel aussi

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MessageSujet: La peinture est un art. Le duel aussi   Sam 11 Avr - 23:01

La lune presque pleine se reflétait sur la Seine en contre-bas du quai, calme et limpide. Il n'y avait aucun bruit hormis le doux clapotement de l'eau et le chuintement de quelques chouettes à la recherchent de leur proie nocturne. Cette tranquillité apparente présageait la tempête à venir. J'avais touché droit en plein cœur de mon adversaire. J'avais rappelé à Francesco Di Maria qui est le véritable Alpha de cette ville. Contrairement à moi qui agissait seul, lui mettait sous son contrôle de nombreux sous-fifres qui faisaient les tâches à sa place. Malgré sa qualité de vampire, il en restait pas moins un lâche qui avait assassiné son propre père afin de récupérer l'immense empire qu'il avait établi dans l'ombre de Rome. Si la majorité de ses subordonnés étaient des humains, il s'encadrait d'un groupe de vampires qu'il avait lui-même choisit et bien souvent qu'il avait lui-même transformé parmi ses plus fidèles. J'avais mis du temps et de l'énergie à l'espionner dès son arrivé, à peine avait-il fait un pas dans Paris que j'avais été mis au courant par mes indics malgré la discrétion qu'il avait mis en œuvre pour rester cacher.

Lors de mon attaque dans ses quartiers, je n'avais rencontré que des humains auxquels j'avais arraché la vie sans difficulté. Certains étaient d'anciens fournisseurs qui se sont ralliés à la cause de leur frère de sang. La trahison a un goût amère. Mais elle a l'avantage de donner du plaisir lorsqu'elle est lavée par le sang. Une fois arrivé devant ce que je savais être un de ses domiciles, je laissais à son attention ce petit mot que j'avais préparé préalablement. Rien de bien méchant, mais juste de quoi attiser sa colère. Et il ne résisterait pas. Ils sont comme ça les italiens, sanguins, toujours à réagir à chaque pique. Je le poussais à faire sortir certains de ses vampires à ma poursuite pour me faire la peau et je lui avais rendu la tâche facile en lui indiquant le lieu où il allait pouvoir me trouver. Qu'il sorte lui-même aurait été le but ultime de ma provocation mais je doutais qu'il morde à un hameçon aussi gros, tout du moins je baissais ses effectifs et le rendait vulnérable.

En attendant que le remue-ménage de ses « guerriers » atteigne mon ouïe, je savourais une bonne nuit de massacre avec mes bouteilles de vodka et le sang encore frais sur mon corps. J'enlevai les deux lames fixées à mon sweat et le retirai à son tour. J'observai, entre deux lampées du fort liquide, les tâches de sang sur mon vêtement et me dit avec mécontentement qu'il faudrait que je le lave. Si un assassinat était une chose aisée et propre, se battre contre plusieurs adversaires en même temps, vampires ou humains, cela rendait les taches sanguines inévitables. Puis mes yeux se posèrent sur les deux épées dont on ne voyait que les manches ressortirent de leur étuis. Je les avais empaquetées avec précaution et pour cause, la lame en argent aurait brûlé ma peau à vif très rapidement. Ma main passa sur ma joue encore noircie par l'autre barge de flic sans que j'y fasse attention. Lui aussi me revaudra ça. Une fois que j'aurais la tête de Finnes sur un plateau.

Commençant à entendre un brouhaha lointain, je les dégainais lentement, laissant glisser le métal froid et émettant ce son si plaisant. Je fis quelques passes dans le vide. Les lames reflétaient avec brillance la lumière de la lune. Pendant ces deux siècles que j'avais volé à la Mort je n'avais pas chômé. Si j'avais étendu mon réseau illicite en priorité, j'avais fait de la maîtrise des armes anciennes un passe-temps agréable. Pourquoi cela ? Je savais pertinemment que je devrais me battre contre d'autres vampires, plus fort ou moins fort que moi un jour ou l'autre. Et si la plupart des confrontations seraient imprévisibles, le peu d'entre elles dont je pouvais être certain qu'elles arriveraient, il fallait que je mette toutes les cartes de mon côté. Et vampire plus ancien ou non, une lame en argent pourrait faire la différence. Il y a un ancien dicton qui dit que pour avoir la paix il faut préparer la guerre.

Très rapidement le brouhaha se changea en une suite de cris stricts et bientôt je vis apparaître au-dessus de moi une demi-douzaine de vampires qui se stoppèrent à ma vue. Je les dévisageais un à un. Ils étaient tous plus jeunes que moi et je ne cachais pas ma déception de ne pas voir Di Maria parmi eux.

- Di Maria pense vraiment se débarrasser de moi avec si peu d'entre vous. J'en serais presque vexé devant tant d'assurance.

- Et moi je trouve que tu l'ouvres un peu trop pour celui qui se dit le véritable dirigeant de cette ville. Puta.

- Allons bon.

Je fis glisser mon pied derrière moi et me mis en garde lorsque les six Immortels sautèrent vers moi du haut du pont. Tout se passa très vite ensuite. Le premier a arriver à mon contact sorti un couteau de son ample manteau en vociférant et étendit son bras pour atteindre mes côtes. Je lui sectionnai ce même bras d'un revers de lame, il s'effondra en hurlant au sol, tenant son membre auquel il manquait désormais une partie. Le second arriva prestement après mais n'eut pas le temps de rabaisser l'épée qu'il avait levé au-dessus de sa tête que celle-ci se sépara de son corps. Son cadavre se volatilisa dans l'air dans un piaillement et les cendres se dispersèrent aussitôt dans la brise nocturne. Les quatre autres stoppèrent leur charge et s'arrêtèrent à bonne distance en me jaugeant. En l'espace de cinq secondes j'avais mis hors combat un tiers de leur effectif et mon invective commença à faire de l'effet. Ils tournèrent autour de moi et s'arrêtèrent quand je fis dos à la Seine. L'un d'eux siffla et deux autres vampires jaillirent de ma gauche en pleine course. Je m'attendis à voir de même de l'autre côté, tactique de prise en tenaille classique, mais personne n'arriva. Une aubaine, je profitai du faible temps d'hésitation de mes adversaires pour les charger. Ils furent surpris de me voir si près si vite et la détermination qui faisait briller leur yeux auparavant étaient constellés par la peur. J'avais cet effet là quand je laissais libre court à ma colère et à ma joie du massacre, je libérais mon être des limites que je m'imposais et c'est dans la violence que je me sentais le plus vivant. J'avais cette sorte de démence, cette lueur de plaisir lorsque le sang de mes adversaires se mettait à couler à flot, ce désir irrépressible et malsain de faire souffrir et de mutiler. Le plus en avant d'entre eux n'eut pas le temps de lever son arme pour parer que la lame argenté le transperça de part en part émettant un sifflement désagréable. Je ressortis l'arme d'un coup sec en tournoyant et une nouvelle tête sauta dans la rotation de l'arme. Je sautai au-dessus des arrivants que je perçus dans mon dos en une vrille et fit face à nouveau à quatre adversaires. Les derniers. Ils combinèrent leur assaut avec véhémence et à plusieurs reprises ils m'éraflèrent les membres sans que je puisse faire autre chose que parer et esquiver chacune de leur nouvelle charge.

Jusqu'à ce qu'un d'entre eux commis l'erreur de mettre trop de force dans son coup et se retrouva déséquilibré quand sa dague passa au-dessus de mon crâne en me coupant quelques cheveux. Pris par l'inertie il me montra son dos que j’embrochai aussitôt. Je me servis de son corps comme pivot et me propulsa par-dessus lui en lui découpant le corps en deux. Les deux pieds en avant je percutai une mâchoire qui se brisa sous l'impact et vint s'écraser au sol. Une fine lame ma traversa le flanc, je serrais les dents et coupa de travers le corps de mon agresseur. Son bras se dissolut dans l'air et il ne resta de lui que la lame plantée. Je devais admettre qu'ils faisaient preuve de courage et de fidélité envers leur maître. Beaucoup ce serait déjà enfuit à la vue de leur camarade se faire décimer mais mon dernier adversaire se jeta sur moi. Son épée en fer tinta puis glissa contre ma lame, d'un tournoiement expert du poignet je le désarmai à l'aide de mon autre arme. L'instant d'après sa tête vola dans les airs. Détestant le travail mal fait, je finissais les derniers survivants que je n'avais que mis hors de combat puis expira bruyamment en enlevant le couteau.

Je m'assis au même endroit où les soudards de Di Maria m'avait dérangé, je contemplais à nouveau la lune qui m'avait semblé avoir rougis quelque peu. Mais mon ouïe m’avertis qu'un nouveau perturbateur était entré en scène. Vivement je me redressais face au pont, une nouvelle salve d'adrénaline se déversant dans mon corps. Face à moi se dressait dans l'ombre du pont une jeune femme à l'air dure et sauvage, elle s'avança paisiblement dans la lumière de l'astre nocturne et je pus alors mieux savourer la finesse de ses traits et de ses formes. Elle avait sous le bras une toile et un chevalet. Elle tenait sur son autre épaule un vampire visiblement assommé qu'elle laissa glisser au sol. Je me détendis en ne sentant aucune agressivité dans son aura.

- Bonsoir charmante créature. La lune vous est source d'inspiration ou bien cherchiez-vous un modèle pour votre peinture ? Lâchais-je avec ironie. Tu as soif ? Il me reste des bouteilles si cela te dit, c'est que ça creuse de se battre. Je vois que je t'ai par mégarde mêlée dans un combat qui n'est pas le tiens au vu du cadavre que tu transportes. Les règlements de compte sont assez imprévisible.

J'attrapais la bouteille de vodka entamée et la jaugea, il en restait une bonne moitié et je la tendis dans sa direction.

- Une p'tite lampée ?

C'est là, une fois la ferveur du combat tombé et mon adrénaline redescendu à un taux normal que je me rendis compte que je ne parlais pas à n'importe qui. La vampire que j'avais en face de moi n'était pas la première venue, son aura était puissante et je supposais qu'elle devait bien être deux fois plus âgée que moi. Un frisson me parcourut, non pas de peur ou de crainte, mais un frisson d'excitation. Malgré la dîtes immortalité des vampires, il était rare de croiser des vampires dépassant les quatre cents ans.

- Comment t'appelles-tu ?
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MessageSujet: Re: La peinture est un art. Le duel aussi   Dim 26 Avr - 17:02


La lune presque pleine se reflétait sur la Seine en contre-bas du quai, calme et limpide. J’aimais cette tranquillité nocturne à certains endroits de Paris, loin des Vampires en chasse de proies humaines, de ces combats de rues pour revendiquer la suprématie sur un arrondissement, d’échanges et de marchés noirs. Autre chose de bien plus puissant se jouait ailleurs et ils étaient tous aveugles, trop centralisés sur leur nombril et leurs bénéfices. Je n’étais pas très loin du Parlement Vampirique. A vol de faucon, il ne me faudrait qu’une quinzaine de minutes pour y arriver. Pourtant, c’était certainement le quartier le plus respectueux du silence. A croire que le Roi et les membres du Cercle ne supportaient pas le brouhaha autour d’eux. J’avais trouvé un petit coin où j’avais posé mon chevalet et mes pinceaux. Sur la toile se dessinait l’esquisse d’un visage aux traits endurcis par les années et les épreuves et qui dissimulait bien des secrets. Un regard profond marqué par la curiosité dévorante d’en apprendre davantage sur tout ce qui pouvait l’entourer et par la sagesse de l’expérience immuable. Des vagues brunes, telle l’encre des eaux du Styx, peaufinaient ce portrait que j’avais à peine commencé. Il était dédié à une rencontre fortuite lors d’un vernissage de mes œuvres dans la galerie d’art qui avait été planifiée par ce cher James Hataway. La peinture avait été ma rédemption d’un passé trop sombre, empli de sang, jonché de cadavre de toutes natures.  La Chasseresse ne faisait plus partie de ce monde. Il y avait longtemps que j’avais abandonné mon emprise sur mes hommes dispersés un peu partout dans le monde sauf en France. D’ailleurs voilà pourquoi ce pays était mon refuge. On ne pouvait me reconnaitre sauf  des Anciens et encore … je n’étais pas certaine qu’ils sachent qui pouvait se cacher derrière l’artiste.

Ma main agile virevoltait sur la toile, agrémentant les couleurs, leurs reflets pour faire ressortir ce portrait qui n’était que le souvenir d’un instant volé. Si j’étais concentrée sur mon dessin, les détails que j’y apportais suivant l’inspiration qu’il m’offrait, mon ouïe quant à elle était bien en éveille, aiguisée depuis la nuit des temps à reconnaitre même un murmure, un souple. Mon geste s’arrêta en pleine création, me concentrant sur les bruits qui me parvenaient. Pas très loin, à quelques mètres de moi, mais tout ceci était bien distinct. Des voix m’atteignaient aussi clairement qu’elles auraient pu se trouver près de moi. Une lutte, une bagarre entre créatures. Des Vampires. Je rangeai avec dextérité mes pinceaux et ma toile dans son carcan pour la protéger. Il était hors de question que je me mêle à ce genre de bassesse. Ces règlements de comptes entre gang ne faisaient pas partie de ma nouvelle vie. Mais il y avait toujours des zélés  et par la même occasion des insensés qui désiraient  défier les puissances et repousser leurs propres limites. Trois Vampires s’approchaient pas après pas dans mon dos. Un rire malsain fendait leurs lèvres et j’étais presque certaine qu’on pouvait voir leurs crocs. Ils étaient jeunes de par leur aura. Trois pauvres idiots. S’ils étaient intelligents, détail dont je doutais, ils finiraient par reprendre leur chemin.


- Vous devriez retourner auprès de vos petits copains. Le quai est assez grand pour tout le monde. J’ai horreur d’être dérangée.

Je ne m’étais pas retournée pour leur parler continuant de ranger mon matériel que je posai sur un vieux banc. Leurs rires s’intensifièrent tandis qu’ils se divisaient pour me contourner chacun d’un côté. J’arquai un sourcil, dévisageant le premier vampire sur ma gauche.

- Il y a quelque chose que vous n’avez pas compris dans mes mots ? Un petit conseil, partez d’ici si vous tenez à vos têtes … C’est mon seul et unique avertissement.

- On est là pour s’occuper d’une affaire privée, mais tu es là. On peut aussi s’occuper de toi. Tu te trouves au mauvais moment, au mauvais endroit, ça arrive ! On fait le ménage !

Mon sourire souligna lentement mes lippes, fermant quelques brèves secondes mes yeux. Je sentais les vibrations de Serket se propageaient de ma main remontant le long de mon bras. Comme les Anciens, je possédais un pouvoir très particulier et ils allaient le découvrir au seuil de leur seconde mort qui serait là, la dernière pour eux. La Poussière retournant à la poussière. Tel un félin, je leur fis alors face, vrillant mes pupilles sur eux.

Serket sous la forme d'un bijou:
 

- Di Maria, notre Boss, serait peut-être intéressé de te voir. On t’accorde la vie si tu viens avec nous.

- Oh … quel honneur me faites-vous !



Ma voix s’était changée en un frémissement de cristal décelant la vigueur de l’acier. L’un deux compris après coup que leur destin finirait à mes pieds, ce soir. Je ne frapperai pas la première et j’attendais que le premier écervelé vienne à ma rencontre. Le plus téméraire des trois sortit une dague de son blouson, mais ce n’était pas son arme qui m’intéressait. Je focalisai mon observation sur les mouvements de son corps, ses bras et ses jambes. A l’instant où je décelai un élan imperceptible à l’œil humain, je levai ma main devant moi. Serket réagit  en quelques nanosecondes. Le bijou qui ornait ma main se transforma soudain en une épée ancienne. Le premier vampire s’élança incapable de stopper sa course devant l’apparition de ma lame et elle fendit l’air ne ratant jamais sa cible. La tête vola dans les airs retombant plus loin.  Le cadavre se transforma en cendre qui s’éparpilla sur le sol.

Serket sous sa forme originale:
 

Les deux derniers vampires se regroupèrent devant moi et je posai  la pointe de mon épée sur le bitume, attendant leur action. Ils se regardèrent et décidèrent d’attaquer ensemble. Je fis un pas en arrière, prenant appui sur mes jambes, stable. L’un avait une arme à feu, le second un poignard assez grand pour faire des dégâts. Ils arrivèrent en masse et je les rejoignis, fonçant sur eux. Puis les deux pieds joints, je sautai par-dessus  les deux individus, retombant avec souplesse dans leur dos. Serket dansa dans l’air frais de la nuit, brillant sous les reflets de la lune avant de trancher une deuxième tête. Il ne restait que le vampire avec l’arme à feu qui tira deux balles. La première fut détournée par Serket, la seconde je me jetai sur le côté, roulant sur le sol et me redressant.

- Tu veux absolument finir comme des deux compagnons ?

- J’aurai ta peau et je les vengerai !

Je secouai la tête devant tant de bêtises. Serket aimait le sang et je l’en avais trop privé depuis toutes ces années. Elle vivait sous mes doigts, s’impatientait de tuer. Plus le sang coulait sur sa lame, plus elle retrouvait sa puissance. Le dernier vampire laissa tomber au sol son arme pour récupérer le poignard laissé par celui que je venais de tuer.

- Puisque tu veux mourir … Je ne vais pas te contredire.

Mon épée passa d’une main à l’autre, tournoyant devant le vampire, elle frappa la lame du poignard avec puissance qu’il lâcha aussitôt. Du pommeau de Serket, je le frappai violemment au visage et il tomba à genoux et s’effondra devant moi.

- Pauvres malheureux.

Une nouvelle fois, je fis appelle à mon ouïe. Le combat à quelques pas de moi continuait. Serket reprit sa forme initiale autour de mon poignet. Je pris mon sac où j’avais enfermé ma toile et mon matériel, passant la lanière sur mon épaule, de l’autre je pris le corps et dans une main mon chevalet. Je me dirigeai vers la scène qui semblait maintenant plus calme qu’au début. Le seul vampire encore vivant avait entendu mon arrivée tandis que je faisais glisser à terre le vampire assommé et mes affaires. Je pouvais ressentir un certain âge de sa part, plus vieux que les trois vampires qui m’avait attaquée. Je restai dans l’ombre du quai détaillant sa façon de se mouvoir et ses paroles.

- Je cherchais un endroit calme, mais ce n’est pas ici que je le trouverai ce soir.

Je me libérai de l’emprise de la nuit, m’avançant à son niveau, assis et torse nu face à la Seine.

- Trois vampires. Celui-ci est assommé et il en a pour quelques heures. Un combat qui n’était pas le mien, mais apparemment, ils ont préféré perdre la tête plutôt que de rebrousser chemin.

Lorsqu’il me tendit la bouteille de vodka, je la pris sans un mot, buvant une grande gorgée avant de la lui redonner. Il savait en cet instant que j’étais plus âgée. Cela se lisait dans son regard.

- Je suis Asaliah et pourrai-je avoir une explication sur tout ce remue-ménage qui a dérangé mon inspiration du soir ? A qui ai-je l’honneur ?
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