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Armand Delcourt

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MessageSujet: Armand Delcourt Mer 3 Sep - 15:04

 
 

 

 
 
Armand Delcourt

 
La vie est une série d'embuscades pleines d'ironie.


 
Identité

 


Nom : Delcourt
Prénom : Armand

Âge :  335 ans, mort à 45 ans le 3 août 1923
Date de Naissance : 30 décembre 1878
Lieu de Naissance : son domaine du Limousin, près de Châteauponsac
État Civil : veuf, depuis bien trop longtemps...
Emploi : cumule toutes les spécialités de la médecine moderne, à de rares exceptions prêt
Maître/Sire/Tuteur : le comte de Saint Germain, mais était son vrai nom ?
Esclave/Infant/Disciple : aucun
Religion : ancien catholique, devenu athé au fil des années
Lieu de Résidence :  un hôtel particulier dans le marais
Armes : aucune

Avatar:   William H. Macy


 
Physique

 


  Quelconque, banal, transparent, voilà les adjectifs qui peuvent le mieux me décrire.
Je suis l'archétype même du chercheur, celui que l'on peut croiser dans les laboratoires depuis que la profession de chercheur existe.
Pas très grand, pas très gros, un peu pâle (je l'ai toujours été, mais je suis bien entendu encore plus depuis ma transformation), les cheveux toujours en bataille quoi que je fasse et vêtements qui ont toujours l'air d'avoir besoin d'un passage en machine et d'un repassage.
Je suis pourtant passé des chemises avec boutons de manchettes et des fixe-chaussettes, aux jean-baskets, mais je ne sais pas si quelqu'un qui m'aurait vu en 1923 et de nouveau aujourd'hui remarquerait quelque chose de changé dans mon apparence. C'est un état, j'ai toujours l'air un peu débraillé et mal peigné.

J'en ai pris mon parti bien avant de devenir vampire, il y a parfois des avantages à être complètement banal, on peut plus facilement passer inaperçu...


 
Caractère

   


  Disons pour être simple que j'ai le caractère qui s'accorde au mieux avec mon physique moyen. Je ne suis pas très courageux, pas spécialement intelligent, je suis plutôt d'une nature réservée.
Aujourd'hui encore, je me demande comment j'ai pu épouser une femme brillante, toujours à l'aise en société, toujours à l'écoute des plus démunis, toujours prête à me soutenir quoi que je fasse.
Qu'avait-elle vu en moi que je n'ai jamais réussi à voir en plus de 300 ans d'existence ?
Maintenant, je regrette de ne jamais lui avoir posé la question, mais je dois tirer un trait dessus.

J'ai une très nette tendance à m'apitoyer sur moi-même et à râler continuellement dès que quelque chose ne va pas comme je veux. Les humains qui travaillent dans mon laboratoire le savent bien, ils se font tout petits et attendent que la crise passe. Je crois bien qu'ils ne me respectent qu'en raison de ma condition de vampire.

Je suis souvent de mauvaise humeur, mais vous le seriez probablement tout autant si vous crachiez vos poumons depuis 300 ans ! Et voilà, je m’apitoie encore sur mon sort... Disons, que je n'avais pas réalisé que la transformation me rendrait immortel sans me guérir de ma maladie. Comme pour le besoin irrépressible de sang, je ne l'ai découvert qu'une fois vampire, et je ne pouvais plus revenir en arrière...




En savoir plus à mon sujet...

 

Maladies :tuberculose
Transformation : chien (griffon)
Groupe Sanguin : AB+
Famille : tous décédés
Origines : Français

   

 

 
Surnom : Maryy
 • Âge : 29
 • Comment avez vous connu le forum ? : via imaginarium
 • Comment trouves tu le forum ? : superbe ! j'ai hâte de pouvoir développer mon personnage ici !


 
MADE BY .ANGELUS

 

 
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MessageSujet: Re: Armand Delcourt Mer 3 Sep - 15:07

 
 

 

 
 
En chacun de nous sommeille un héros

 
La vie est une série d'embuscades pleines d'ironie.


 



Paris,
7 juin 1923.

Mon très cher amour,

Lors de notre mariage, je vous ai fait la promesse de toujours vous dire la vérité, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Nous avons déjà traversé bien des épreuves ensemble ces vingt dernières années, qui n'ont fait que nous souder davantage.
Il y a six mois maintenant que je suis parti à Paris afin de continuer mes recherches sur les globules rouges, tandis que vous êtes restée dans notre domaine du Limousin. Et depuis un mois, je retarde le moment de vous annoncer une terrible nouvelle. Mais je ne peux plus différer encore cette annonce...
Je suis mourant Irénée. La tuberculose est en train d'avoir raison de moi. Chaque jour qui passe, je m'affaiblis un peu plus. Mes mouchoirs se teintent de sang à chaque fois que je tousse. Pendant longtemps, j'ai tenté de vous préserver en minimisant mes symptômes, mais le spécialiste que je suis allé voir hier m'a confirmé que je n'avais plus que quelques mois à vivre. Il fallait donc que je vous mette au courant mon aimée. Je sais combien cette nouvelle va vous affecter, et je ne sais que vous dire pour alléger votre peine.
J'aurais tant souhaité que nous puissions vieillir ensemble dans notre domaine, entourés de nos livres... Mais je dois chasser cette vision de mon esprit, sinon je vais devenir fou...

Mr Saint Germain, le mécène de mes recherches, s'est montré très affecté lorsque je lui ait appris que je ne pourrais probablement pas terminer mon étude sur les globules rouges. Il est concerné par mon état, et m'a dit qu'il allait tout mettre en œuvre afin de trouver un remède.

Je vais devoir terminer là ma lettre mon amour, même écrire m'épuise en ce moment.
Sachez ma très chère amie que mes pensées vous accompagnent à chaque instant.
Je n'attend plus que de revenir vers vous.

Affectueusement
Armand



Quelque part en France
Août 1923

Mon aimée

Qu'ai je fait, mon amour ? Encore maintenant, il me semble que je suis dans un terrible cauchemar, dont je vais m’éveiller d'un instant à l'autre. J'ai la tête qui bourdonne, j'ai tant de mal à assembler mes pensées...

Tout ce que je souhaitais, c'était pouvoir vous retrouver et terminer mes recherches. Mais si j'avais su ce que cela impliquerait, jamais je n'aurais accepté l'offre de Saint Germain... Tout mon corps me fait souffrir, je suis la proie de pensées et d'envies monstrueuses, abominables.
J'ai si peur mon amour... Peur de ne jamais vous revoir, peur de vous faire du mal si je vous revois...
Je ne sais ce que vous allez comprendre à ma lettre, mes pensées sont si embrouillées, je sens l'Envie qui me reprend, si violente, irrépressible. Saint-Germain est là, c'est lui qui me guide et m'accompagne, depuis une quinzaine de jours je crois.
Je ne voulais pas mourir, et maintenant j'ai peur de cette vie éternelle qui m'attend...

Sachez en tout cas que je vous aime plus que jamais ma mie et que je resterai éternellement votre
Armand



New York
17 novembre 1945

Ma bien aimée,

Si vous pouviez savoir comme j'ai été heureux de recevoir une lettre de vous, après de si longs mois de silence. Je suis heureux que la guerre ait épargné le domaine, et que vous n'ayez pas trop eu à souffrir des restrictions.
J'aimerais plus que jamais être à vos côtés en ce moment, mais, même si les années ont passé, je ne peux me défaire de l'idée que je vous mettrais en danger en revenant vivre avec vous.
Mon "état" me contraint à de si basses extrémités...
Mes recherches avancent, mais pas aussi bien que je l'aurais souhaité. J'ai cru il y a quelque temps avoir trouvé un moyen de multiplier indéfiniment les globules rouges, afin d'en avoir toujours en quantité, sans avoir besoin d'en prélever "in vivo". Mais au bout de trois générations, tous les globules ont arrêté de se diviser... Mais je ne perds pas espoir mon aimée, la recherche dans le domaine médicale fait des bonds de géant, pas un jour ne se passe sans que de nouvelles découvertes ne soient faites sur la structure des cellules humaines, leurs composition... Cela ne peut que m'aider dans mes recherches, j'en suis certain.

Je vous embrasse mon aimée, portez vous bien et réécrivez-moi bien vite. Vos lettres me rappellent toujours la personne que j'étais et la vie qui était la mienne.
Bien à vous
Armand



Londres,
12 mai 1965

Ma tendre amie,

Cela fait maintenant trois lettres que je vous envoie et pour lesquelles je ne reçois pas de réponse et, bien qu'une partie de moi-même se refuse à imaginer cette éventualité, je crains que la mort ne soit venue vous cueillir dans votre sommeil.
En effet, le temps qui s'est arrêté pour moi a continué de couler pour vous. Et pourtant, je veux croire encore que c'est une autre raison qui fait que vous n'avez pas répondu à mes dernières lettres. Vous êtes le seul lien qui me rattache à l'humanité, le seul qui me rattache à la vie...
Je sais qu vous avez désormais le téléphone au domaine, mais je n'ose appeler pour prendre de vos nouvelles. La peur d'entendre de la bouche d'un inconnu ce que je crains si fort, sans doute. Et comment pourrais-je me présenter, alors que je suis censé être mort depuis plus de 40 ans ?

Il m'est si cruel de penser que peut être vous êtes à jamais disparue, alors que je suis certain que mes recherches vont bientôt aboutir. La somme toute récente découverte de l'ADN a bouleversé toutes mes certitudes, tout ce que je croyais savoir de la vie. J'ai donc orienté mes recherches dans un angle complétement différent et j'ai vraiment bon espoir de trouver bientôt un traitement à ma condition. Mais, à quoi bon, si vous n'êtes plus là ?

Mon amie, je suis perdu sans vous. Vous étiez le fil rouge qui guidait ma vie. Mon dieu, voilà que je parle déjà au passé... Mon cœur saigne, que vais-je faire de l’éternité, si c'est pour vivre seul ?
Je sais que nous avons longuement débattu au fil de notre correspondance, il y a de cela près de quarante ans maintenant, et que nous avons finalement pris la décision que je ne vous transformerais pas. Le prix à payer en aurait été trop lourd, je le sais, mais il m'arrive encore de regretter de ne pas avoir pris l'autre décision... Vous seriez à mes côté en ce moment. Mais le seriez-vous ? Ou la vie nous aurait-elle éloignés l'un de l'autre de toute manière ?

Je ne sais plus quoi écrire, mais j'ai l'impression de vous garder en vie tant que j'écris...

Je t'ai toujours aimée, et je t'aimerai toujours mon amour.
Armand



Paris
2213, peu importe les mois

Le papier jauni est tellement sec qu'il craque sous mes doigts. Pourquoi ai-je gardé ces lettres, je me le demande. En 1966, je suis retourné de nuit dans mon domaine du Limousin pour voir la tombe de ma femme. Je n'arrivais toujours pas à réaliser sa mort, à réaliser que j'étais désormais seul au monde. Puis, je suis entré dans le manoir et j'ai pris quelques objets personnels, et ces quelques lettres, qu'elle avait gardées précieusement toute sa vie. Presque 300 ans se sont écoulés depuis cette date et, lorsque je relis ces lettres, j'ai l'impression qu'elles sont l’œuvre d'un étranger. Tant de temps s'est écoulé depuis que je suis venu au monde... Maintenant, j'essaie d'écrire ma biographie, afin de ,de pas oublier qui je suis ni d'où je viens. Certains souvenirs sont déjà ensevelis sous tellement de poussière...

Je suis né le 30 décembre 1878, dans le manoir familial, près de Châteauponsac, dans le Limousin. Ma mère est décédée des suites de son accouchement, elle a fait une hémorragie que les médecins n'ont su arrêter. Aurais-je dû déjà y prévoir un présage funeste pour le reste de ma vie ? Mon père me confia donc à une nourrice qui s'occupa très correctement de moi, mais sans amour. Quant à mon père, il était très pris par la gestion du domaine, et ne s'intéressait guère à un bambin. J'ai passé tout ma prime enfance dans le manoir, à courir les champs et les forêts. Mon père engagea tout d'abord un précepteur pour m'enseigner, puis, lorsque j’eus une quinzaine d'années, je rejoignis un internat. Mon père tenait à ce que je fasse de belles études, et je lui en suis très reconnaissant. J'avais soif de connaissances, même si mon domaine de prédilection est rapidement devenu la biologie, et plus précisément la médecine. Je dévorais tous les traités de médecine qui passaient à ma portée. Après le lycée, j'entrai donc tout naturellement à l'université pour devenir médecin. L'année de mes 20 ans, mon père mourut à son tour, d'une attaque cardiaque. J'étais seul au monde. Comme je désirais plus que tout poursuivre mes études, j'engageais un régisseur pour s'occuper du domaine.
Je travaillais dur pendant mes années de formation. Je n'étais pas spécialement intelligent, et je n'avais pas une mémoire extraordinaire. tout ce que j'ai appris l'a été au prix de longues heures de travail. Je passais donc mon temps à travailler, et je n'avais que peu d'amis. Mais cela ne me manquait pas.
Le jour, où je devins officiellement médecin fut pour moi une consécration. J'avais enfin atteint le but que je m'étais fixé. je choisis alors, plutôt que de soigner les malades, de rechercher directement les causes des maladies. Je me spécialisai en hématologie. Était-ce dû au décès de ma mère ? il y avait sans doute de cela, je m'en rends compte maintenant, mais, à l'époque, je n'y ai pas réfléchi.
Je pensais que ma vie allait continuer simplement, que j'irais chaque jour à mon laboratoire, et un fois par an dans le Limousin pour contrôler la gestion du domaine. Si j'avais su alors...
Le 31 décembre 1909, je fis exceptionnellement une entorse à mes habitudes en me rendant à la fête qu'organisait un collègue, le Dr Vaneycke,dans son hôtel parisien du Marais. Je n'étais pas familier de ces fêtes, je ne m'y sentais jamais à ma place. Et ce soir là, en voulant m'éclipser sur une terrasse pour prendre un peu l'air frais, je me pris les pieds dans le rideau et faillis tomber. Personne ne vit cet épisode embarrassant, à l'exception d'une jeune femme, qui était déjà dehors sur la terrasse. Ses yeux pétillèrent lorsqu'elle me regarda en souriant, et je sus que ma vie venait de basculer.
Irénée était la fille d'un riche négociant en vin, elle avait 17 ans, elle était belle, elle était libre. Pourquoi me choisit-elle moi, un simple chercheur de 15 ans de plus qu'elle, muni d'un petit domaine obscur qui ne rapportait pas grand chose, quand tous les grands noms parisiens lui tournaient autour ? Je n'en ai aucune idée. Mais le fait est que 8 mois après mon dérapage sur les rideaux, nous nous mariions dans une petite église parisienne. Il n'y avait que nos témoins à notre mariage, je n'avais pas de famille, et la sienne était contre cette union si désavantageuse pour elle. Mais qui pouvait s'opposer à Irénée ? elle était si différente de moi, si courageuse, si pleine de vie... Nous nous installâmes dans un petit appartement dans Paris, et la période la plus heureuse de ma vie débuta. Quoi vous dire sur ces quelques années, sinon que je regrette aujourd'hui de n'avoir pas eu pleinement conscience à l'époque de mon bonheur...
La guerre arriva et nos années de bonheur furent balayées. Je fus mobilisé comme médecin et me retrouvai dans le nord de la France, tandis qu'Irénée restait seule à Paris. Dès que j'avais une permission, je courais la rejoindre. A la fin de l'année 1915, j'appris qu'elle était enceinte, et ce bonheur me remplit de joie. Je repartis donc en poste à Verdun, le cœur rempli de joie. Hélas, le 29 janvier 1916, des zeppelins bombardèrent Paris. Irénée était justement dans le quartier, et un pan de mur s'écroula sur elle. Elle survécut mais perdit le bébé, et tout espoir d'en avoir un autre un jour. Je n'étais pas à ses côtés pendant cette terrible épreuve, et je ne pus la revoir avant un long moment. Je fus pris dans la tourmente de la bataille de Verdun. Contrairement à beaucoup d'autres, je survécus à cet enfer, mais je ramenais les germes de la tuberculose dans mes poumons.
Irénée mit beaucoup de temps à se remettre de la mort de notre bébé. Pour ne pas l'accabler davantage, je lui dissimulai ma maladie du mieux que je pus. Nous décidâmes de quitter Paris pour mon domaine du Limousin, espérant que le changement d'air nous serait bénéfique à tous les deux. Et il le fut, du moins un peu. Nous fîmes notre deuil d'avoir une grande famille, et j'espérais à ce moment là que j'avais vaincu la tuberculose. Mais, la vie à la campagne n'était pas faite pour moi. Je me languissais de mes recherches. Irénée s'en aperçut, peut-être même avant que je ne le réalise moi-même. Elle me convainquit de retourner à Paris pour reprendre mes recherches. Elle me persuada que ce serait bénéfique pour nous deux, et qu'elle me rejoindrait l'année suivante, dès que je nous aurais trouvé une maison confortable. Je me laissais facilement convaincre, d'autant plus que les symptômes de la tuberculose étaient réapparus, plus violents. A Paris, j’espérais trouver un spécialiste qui pourrait me soigner.
Une fois arrivé, je me suis remis avec acharnement à mes recherches sur les globules rouges. Très rapidement je trouvais un mécène pour financer mes recherches Mr Saint-Germain. C'est un personnage étrange, mais fascinant, magnétique. A l'époque, je ne savais pas ce que cela signifiait. Je consultais aussi un spécialiste qui m'apprit que je n'avais plus que quelques mois à vivre. Quelques mois ! et ne plus revoir mon amour ! Rien que quelques mois pour vivre tout ce que nous avions encore à partager. J'étais en colère contre le ciel, contre les gouvernements qui avaient déclenché la guerre, contre tout le monde en fait je crois. Et c'est alors que Saint Germain, apprenant mon état, m'offrit l'immortalité...
J'ai compris bien après que son offre n'était pas désintéressée, bien que ses intentions fussent louables. Il souhaitait plus que tout trouver un moyen pour que vampires et humains puissent cohabiter, même si pour cela il devait transformer des chercheurs pour l'aider dans ses recherches... Mais je l'ai compris trop tard, tout comme j'ai compris trop tard que la transformation allait m'éloigner à jamais de la personne que j'aimais...


Les poètes ont toujours dit que l'amour était éternel, inébranlable, mais ils n'ont jamais dû expérimenter l'immortalité je pense. Aujourd'hui, je n'arrive même plus à me souvenir du visage de ma femme. Je n'ai jamais eu de photo, je trouve qu'elles ne capturent qu'un instantané, qui ne reflète jamais la réalité.
Moi qui lui ai toujours été fidèle de son vivant, j'ai eu des aventures après sa mort. Très peu, en regard de mon âge, il faut bien le dire. Je suis déçu à chaque fois. Je crois que je recherche toujours quelque chose d'Irénée dans ces femmes, que je ne retrouve jamais. Peut-être est ce parce qu'il y a désormais un cœur mort dans ma poitrine ?
Aujourd'hui encore, je me souviens de la mort de ma femme comme si c'était hier. Elle m'a bouleversé à un tel point que j'ai abandonné mes recherches et je suis parti droit devant, vampire errant sur les routes sans but ni raison. Je ne me souciais plus de rien ni de personne, je hantais les quartiers pauvres des grandes villes. J'ai souvent appelé la mort, mais la vérité m'oblige à dire que je n'ai jamais eu le courage de mettre fin à mes jours. L'immortalité vous oblige à cela aussi, devenir enfin honnête envers vous-même. Je suis un lâche et ma vie, même si elle me déplait profondément, m'est toute fois préférable au néant. Je ne crains plus l'enfer ou le paradis depuis bien longtemps maintenant, être vampire m'a libéré de ces croyances, et je ne m'en porte pas plus mal je dois dire. Les années m'ont rendu cynique et froid, je crois.
J'aimais ma femme de toutes mes forces, mais aujourd'hui 300 ans nous séparent, et le monde a tellement changé pendant cette période que même son souvenir n'y a plus vraiment sa place... Et moi ? Où est ma place ?

Après avoir erré en solitaire durant près d'une centaine d'année, je me suis rendu à l'évidence : je n'étais pas prêt à mourir. Mais, je ne pouvais plus supporter de donner la mort. J'ai toujours vu l'obligation de boire du sang frais pour me nourrir comme une malédiction. Le regard de mes victimes me hante toutes les nuits, je ne supporte pas cette bestialité, si loin de ma vraie nature.
Alors je me suis décidé à reprendre mes recherches. Je suis revenu à Paris, me suis installé dans un hôtel particulier du Marais, et j'y ai installé mon laboratoire. J'ai recruté des humains compétents qui travaillent pour moi et me fournissent du sang, pour mes recherches et mes besoins personnels. En échange, eux et leur familles sont bien nourris, logés, protégés et leurs enfants éduqués. Depuis quelques temps, nous travaillons sur les cellules souches. Ces cellules sont "immortelles" comme les vampires, et peuvent se multiplier indéfiniment. Ensuite il est assez simple de les faire se dé-différencier en globules rouges. Je suis donc capable actuellement de produire autant de globules que je veux, en énorme quantité. Mais il y a loin d'un bol rempli de globules rouge à du vrai sang humain qui sort tout juste d'une artère... Les années m'ont appris à devenir patient. Je sais que je suis encore loin d'avoir trouvé un substitut correct au sang humain, mais je suis sur la bonne voie. Je n'ai plus de nouvelles de Saint-Germain depuis bien longtemps, je ne sais même pas s'il est encore en vie et je ne tiens pas tellement à le savoir à vrai dire...

Et me voilà aujourd'hui, confortablement installé dans mon canapé, avec mon ordinateur portable sur les genoux. Autour de moi, le silence. Il doit être prêt de minuit, et mes collaborateurs sont tous dans leurs quartiers. Malgré les années passées à travailler ensemble, il existe toujours une barrière entre nous, une barrière infranchissable... Je suis un vampire. Lorsque que la solitude me devient trop pesante, je me transforme. On pourrait croire qu'un vampire se transformera toujours en un animal effrayant ou tout du moins impressionnant. Moi je me transforme en chien, en golden retriever, le meilleur ami de l'homme... C'en est presque risible. Mais, peut être est-ce au fond ma vraie personnalité qui ressort...

Je donnerais tout pour pouvoir, ne serait ce qu'un instant, briser ce mur de solitude qui m'étouffe...


 
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Armand Delcourt Jeu 30 Oct - 13:59





ienvenue sur nos terres obscures où chaque recoin regorge de mystères et de dangers.

u as hâte de croquer quelques pauvres victimes ou bien de combattre les créatures de l’Ombre ? Avant cela, nous te demanderons de bien remplir ton profil, d’ouvrir une fiche de liens ICI et une fiche de sujets ICI pour ton personnage. Nous t’invitons aussi à faire toutes les demandes dont tu auras besoin pour ton jeu. Le Staff reste à ton écoute.

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Armand Delcourt

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