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{abandonné} Rencontre entre deux Écossais

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William Austen
MessageSujet: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Sam 6 Sep - 17:53

Janvier 2213, Londres.


Cela faisait longtemps que William n'avait pas remis les pieds dans Londres pour des raisons non professionnelles. Chaque fois qu'il y passait, c'était pour le Cercle, pour la banque, pour le travail. Jamais pour le plaisir. Mais cette année, il fit une exception. Pour bien commencer 2213, William s'était accordé quelques jours de détente. Cela lui rappelait de bons souvenirs dont il se serait bien passé. La ville lui rappelait Paige et les enfants. Heureusement, il y avait bien des activités pour effacer l'image familiale de son esprit. Des activités plutôt alcoolisées et sur hauts talons.

Assis au comptoir d'un pub Écossais pour sa dernière soirée sur Londres, William regardait le fond de son verre vide. Les traits tirés, la bouche pâteuse, la tête tout aussi vide que son verre... sa semaine avait été éprouvante, festive, pleine des vices qui lui faisaient de lui ce qu'il était : un vampire coureur de jupon. Heureusement qu'il était vampire, la récupération allait être plus rapide que s'il était toujours humain. Il bénissait en partie sa condition pour ça : récupérer vite. Et la maudissait en même temps. Son ouïe était plus sensible et le moindre bruit lui donnait encore plus vite mal à la tête. Il ressentait la douleur des fins de jours festifs bien plus intensément. Heureusement, il ne s'était accordé que quatre jours de relaxation. Trois pour la fête et un pour récupérer. Ce fut pour cela que, pour sa dernière soirée à Londres, il avait choisi un pub peu fréquenté. Donc peu bruyant.

Pas de verre d'alcool. Il devait être frais car le surlendemain, il reprenait le travail. Le lendemain de cette soirée allait être une récupération bien méritée. Le barman lui proposa un autre verre de soda, qu'il accepta volontiers. Il ne buvait que cela. Pas d'alcool pour ce soir d'avant-récupération. Il se l'était promis. Le barman lui servit donc un énième verre de soda, accompagné de quartiers de citron. William aimait croquer dans les citrons. L'acidité, plus fortement ressentie, lui donnait des frissons plaisants. Mais différents de ceux qu'ils avaient eu ces trois derniers jours. Le frisson du sang et des femmes.

William but une gorgée de son soda et se tourna ensuite vers la salle du pub. Des bruits de talons avaient attiré son attention. En voyant la femme, d'un certain âge, il se retourna en esquissant une grimace. Du haut de ses 248 ans, William Austen prenait soin à entretenir son statut de cougar mâle.
 

- Pas intéressé finalement ? lui demanda le barman.

- Je fais dans le frais, répondit William en accordant un beau sourire denté au barman qui lui en rendit un identique tout en ricanant.

- C'est la propriétaire des lieux, ajouta le barman en retournant à ses occupations. Elle est aussi vieille que le pub et il date du 19ème... je vous laisse calculer.

Le barman retourna à ses occupations. William scrutait la vieille femme qui fumait une cigarette dans un coin sombre de son pub.

Le pub était si calme...
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Keith Lindsay
MessageSujet: Re: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Lun 8 Sep - 22:43
La faim était calmée.

Keith avait chassé la veille. Le vampire était jeune, et n'avait pas rassasié l’Écossais. Avant que ce dernier ne prenne l'avion pour Londres, il avait donc cherché une proie humaine qui le satisferait. Les humains n'étaient pas compliqués à trouver ; toutefois Keith tenait à ne choisir que des êtres dont la disparition n'attristerait personne : des solitaires, mais aussi des violents et des haineux. Surtout des violents. En mettant fin à leurs si peu nombreux jours, Keith avait l'impression de faire quelque chose... quelque chose de bien. Il n'y avait qu'ainsi qu'il ne ressentait pas ce lancinant remords qui lui donnait un tel mal du pays.

Hélas, il n'avait pas eu le temps de dénicher des squats peuplés d'humains fuyards, et avait donc dû se rabattre sur un esclave qu'il avait loué pour une bouchée de pain à un marchand.

Assis dans l'avion, ignorant totalement ceux qui l'entouraient, Keith ruminait de sombres pensées. Il avait un goût amer dans la bouche, qui gagnait en intensité à chaque fois qu'il revoyait le regard amorphe de l'homme qu'il avait mordu.

Lorsque l'appareil se pose à Londres, le vampire contint l'envie qu'il avait de courir jusqu'à la porte, l'arracher et sauter au sol. Au lieu de ça, il attendit patiemment, descendit avec les autres passagers, suivit consciencieusement le groupe jusqu'au hall de l'aéroport. A chacun de ses pas, le goût amer dans sa bouche devenait de plus en plus présent. Bientôt, il ne put plus le supporter, et renonçant à chercher une chambre pur la nuit, il rejoignit le seul endroit qui pourrait le réconforter quelque peu.

Keith avait beaucoup voyagé, aussi bien pour parfaire sa technique de chasse que pour rechercher son Sire. Il avait surtout arpenté les pays anglophones, car dans ses premières années vampiriques il ne parlait que sa langue natale.
Ainsi, Londres, sans lui être aussi familière que ses terres d’Écosse, était l'une des villes qu'il connaissait le mieux au monde. Lors de l'une de ses précédentes visites, il y avait découvert un pub écossais, ouvert par une femme. Après une longue hésitation, il était entré.
Il avait craint de se retrouver submergé d'une vague de nostalgie qui aurait balayé son assurance et ses promesses au moment où il franchirait la porte et verrait les décorations typiques, sentirait les odeurs habituelles d'un vrai pub Ecossais. Face à ces souvenirs, la nostalgie était bien arrivée, mais douce-amère, légère ; un peu comme le fantôme d'un compagnon de beuverie.

Keith avait juré de ne pas retourner sur ses terres natales avant d'avoir mis fin aux jours de son triste Sire. Toutefois, savoir qu'il existait quelques endroits, sur Terre, qui lui donnaient l'impression d'être chez lui, le réconfortait quand il en avait besoin.

Et ce soir, il ressentait le besoin pressant d'entrer dans ce pub, de s'accouder au bar, de boire une bière, de pouvoir parler sans se soucier de son accent prononcé.

Ses pas le menèrent d'eux-mêmes jusqu'à la porte de bois sombre, patinée par le temps. Il poussa la porte d'une main, et, saisi par la chaleur de l'atmosphère enfumée, ouvrit son long manteau de cuir. Sans prendre attention aux potentiels regards qui s'attarderaient sur sa stature, Keith se dirigea vers le bar et déclara, de sa voix aux rauques accents :


- Une Dark Island.

Relevant la tête, il aperçut la dirigeante de l'établissement, vers qui il leva sa bière. Dès qu'il en bût une gorgée, le goût amer dans sa bouche s'estompa, et ses muscles se détendirent. En fermant les yeux et gommant les bruits ambiants, il avait presque l'impression d'être retourné chez lui.
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William Austen
MessageSujet: Re: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Mar 9 Sep - 22:44
La porte du pub s'ouvrit de nouveau. Après la petite mamie vampire qui avait tout de la reine éternelle d'Angleterre, puisqu'immortelle, entrait un grand gaillard tout en cuir. William se détourna du nouveau client et esquissa un sourire en portant son verre de nouveau plein à sa bouche. Un biker.

Un souvenir amusant lui revint en mémoire. Un de ses amis des Highland Games portait ce genre de veste en cuire avec un kilt. Il était bedonnant et sa barbe rousse faisait peur aux demoiselles. Un kilt... cela faisait si longtemps qu'il n'en avait pas vu de porté en avec fierté. Les siens étaient toujours dans des cartons. Et les Highland Games... il était loin, le temps des Highland Games.

Nostalgique, William se remémora ses jeunes années d'humain. Le lancer de tronc, le lancer de marteau, de poids, le tir à la corde, les défilés de cornemuse. C'était le temps de l'insouciance, d'avant le début de la fin.

Une pluie soudaine le sortit de ses pensées. Les gouttes d'eau claquaient contre la verrière du pub. William leva les yeux et observa l'eau ruisseler sur les carreaux usés du puits de lumière qui se trouvait au-dessus de sa tête. Il soupira. Il n'avait pas pris de parapluie. Le retour à l'hôtel allait se faire sous la pluie. Il ne pouvait pas compter sur un des fameux taxis londonien, comme dans sa jeunesse. Il n'y en avait plus beaucoup depuis l'avènement des vampires. Il pouvait toujours appeler son chauffeur pour qu'il vienne le chercher. Mais il lui avait donné sa soirée, persuadé de pouvoir rentrer à pied sans être mouillé, malgré le froid de janvier. Malheureusement, il allait devoir se mouiller. A moins d'attendre que la pluie ne cesse de marteler la rue.

Attendre dans un pub. Quoi de mieux pour être tenté par un verre. Seulement, William avait l'habitude d'accompagner ses verres de jeunes femmes. Ce soir-là, il n'y avait qu'un barman, une vieille tenancière de pub, deux hommes à l'air renfrogné qui parlaient, le nez au-dessus de la page des paris d'un journal. Et bien sûr, il y avait le type en cuir.


- Deux whisky, commanda William en tapant le bois du comptoir avec un doigt.

Le barman apporta une bouteille et deux verres qu'il remplit. Alors qu'il allait partir vaquer à ses autres occupations, William se pencha par dessus le comptoir et attrapa le bras du serveur, ce qui fit lever la propriétaire des lieux. William tira sur le bras pour mieux voir l'étiquette.


- Un Clynelish ? Tsss... Il va falloir que je donne une meilleure adresse à la propriétaire des lieux... Un Clynelish...

- Cela ne vous convient pas ? Demanda une voix derrière William.

Sans faire un bruit, la mamie se trouvait derrière lui. Elle lui souriait. Qui ne connaissait pas les Austen et leur distillerie si proche du Cercle... William relâcha le bras du barman et sourit à son tour.


- J'ai l'habitude de boire plus raffiné. Celui de ma distillerie par exemple, je vous laisserai quand même ma carte, si jamais vous décidez de changer de fournisseur,
répondit-il en prenant les deux verres et en se dirigeant la table de l'homme en cuir.

Amusée, la mamie ricana et retourna dans son coin. William posa le verre de whisky sous le nez de l'armoire à glace.

- Un Whisky... parce que vous voir m'a fait songer à des choses que je croyais oubliées, déclara-t-il avant de boire cul-sec son verre.
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Keith Lindsay
MessageSujet: Re: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Mer 10 Sep - 9:02
Tranquillement, Keith savourait les dernières gorgées de sa bière. Il n'y avait qu'une bière écossaise pour avoir un goût à la fois écœurant et plaisant, et qu'un vrai pub écossais pour oser en servir. Il ne lui fallait qu'un mince effort pour imaginer entendre des rires, des exclamations et des disputes mâtinés du rugueux accent écossais ; un ridicule effort et il se sentait à la maison. Malheureusement, le pub était quasiment désert, et même si le vampire était en proie à la nostalgie, il ne parviendrait pas à recréer l'ambiance qu'il désirait.

Quoique. Avec suffisamment d'alcool, tout devenait possible. Mais Keith n'avait pas bu de façon immodérée depuis très, très longtemps. Il connaissait les effets désastreux que cela pouvait avoir sur les langues, et il ne souhaitait pas encore quitter brutalement sa triste existence en révélant une chose de trop.

Au moment même où il décidait de ne pas se prendre une cuite mémorable, une main apparut dans son champ de vision et déposa un verre empli d'un liquide ambré devant lui. Le contemplant d'un air impassible, Keith émit mentalement quelques réflexions sur les choses qui arrivaient, pile quand on décidait qu'elles ne le pouvaient pas ou plus. Certes, l'accent n'était pas aussi brutal que le sien : plus raffiné, distingué même ; mais c'était un accent écossais. Un bon accent, qui plaisait au vampire plus qu'il ne le laisserait paraître.

L'Immortel qui venait de lui parler n'était pas bien vieux, entre deux ou trois siècles. Un nouveau-né, comparé aux fossiles qu'étaient Keith et la tenancière du pub. Certes, la différence d'âge ne se comptait qu'en centaines d'années, mais il était toujours difficile de se séparer du sentiment humain qu'une vie ne durait pas éternellement.

L'Ecossais vêtu de cuir leva le verre posé devant lui et fit miroiter le liquide dans la lumière des lampes, puis en prit une lampée. Il préférait d'ordinaire les whiskies plus abrupts, plus secs, mais celui-ci convenait sans doute parfaitement à la rencontre entre ces deux hommes, créant un juste équilibre entre leurs deux personnalités apparentes.

- En général, c'est quand les choses oubliées se font entendre qu'il est temps de prendre le large, murmura Keith en finissant d'un trait son verre.

Il fit signe au barman de leur resservir la même chose. Pensivement, il fixa son verre vide, repensant à ce remord qu'il pensait enfoui au fond de lui mais qui avait une fâcheuse tendance à resurgir aux plus mauvais instants. Puis il releva la tête et détailla son interlocuteur. Incontestablement, il était plus classe, plus distingué que Keith, qui brillait davantage par son côté bestial que par sa capacité à porter un costard. Attrapant le verre qui venait de lui être apporté, il l'inclina dans une esquisse de salut vers son interlocuteur.

- Je n'arrive pas à déterminer d'où vous venez exactement... Votre accent est un peu atténué, non ?


L'alcool coula dans sa gorge comme un feu liquide qui ne demandait qu'à réchauffer ses organes gelés par la solitude.
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William Austen
MessageSujet: Re: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Mer 10 Sep - 19:59
Le verre fut bien accueilli. William tira la chaise en face de l'inconnu et s'assit. Il but lentement son verre, ce qui ne fut pas le cas pour l'autre vampire. Il n'avait pas terminé le sien qu'un autre apparut sous son nez. L'inconnu invitait à remettre ça. Qui aurait cru que l'homme en cuir était aussi Écossais ! William sentit remonter plus que les brefs souvenirs de tout à l'heure. C'était plus que des réminiscences. Sa vie, sa première vie, lui revenait en mémoire. En totalité. Son enfance, ses terres, son titre. Ce qui aurait dû être son titre.
William but la dernière gorgée de son verre et prit le nouveau. Mais il n'y toucha pas. Le whisky, il le buvait lentement. Le dégustait. A Paris, il n'avait pas toujours le breuvage de son choix. Même s'il faisait venir des caisses entières directement de sa distillerie, il n'en buvait pas souvent. Seul, le whisky n'avait pas le même goût. Moins bon, même lorsqu'il s'agisaist de celui de ses ancêtres. D'ailleurs, qu'est-ce qui a bon goût quand on est seul ? A part la mort...

William but une gorgée du second verre et ne répondit pas aussitôt à la question de l'inconnu. D'où il venait ? D'une terre lointaine qu'il oubliait peu à peu.


- Watten, dans le Caithness, répondit-il finalement. Mais je n'y suis pas retourné depuis un moment. Je vis à Paris maintenant. Le business, voyez-vous.

Le business, l'argent, les femmes, le Cercle et Paris. Voilà à quoi se résumait sa vie maintenant. Plus de Watten, de dégustation de whisky sur le gazon du manoir du grand-oncle Roger. William but d'un train le verre de whisky offert par l'homme en cuir. De temps en temps, le passé refaisait surface. Celle qui l'avait tué et donné une nouvelle vie venait s'assurer qu'il se portait bien. Claudia Pride était vraiment... Claudia, la jeune fille de 20 ans aux longues jambes et au petit quelque chose d'insaisissable dans le regard. Même s'il s'était rallié au Cercle en devenant vampire, Claudia venait toujours pour la même chose : argent, sexe et s'assurer que William continuerait d'être sa proie préférée. Elle était toujours elle. Autant dire que rien n'avait changé. Ou presque. Elle n'avait plus grande influence sur William. Elle était sa créatrice et il s'était émancipé grâce à ses actes au sein du Cercle. Savoir jouer avec l'argent et le faire entrer dans les caisses ont bien plus de pouvoir que de longues jambes.
En pensant à Claudia, William nota qu'elle n'était pas passée le voir depuis un moment maintenant. Il n'avait pas vu la paire de Louboutin traverser sa banque avec hâte, trotter dans le couloir et entrer en trombe dans son bureau pour tout sauf parler affaire. Pourquoi parlerait-elle d'affaire ! Elle ne savait pas le faire.


- Et vous ? Demanda-t-il. D'où venez-vous ? Je ne me suis pas présenté, j'oublie les bonnes convenances... Lord Sinclair. William Sinclair, déclara-t-il en tendant son verre pour trinquer.
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Keith Lindsay
MessageSujet: Re: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Jeu 11 Sep - 9:54
Pendant un temps, les deux Écossais partagèrent un long silence. Cela ne dérangea pas Keith, bien au contraire. Chaque instant passé dans ce pub lui faisait un peu plus oublier ce qu'il était et lui rappelait ce qu'il avait été. Il n'aurait jamais cru qu'il eût été si agréable de partager un moment aussi simple : une conversation autour d'un bon whisky. Certes, le côté "conversation" de la chose était un peu délaissé. Au moment où il se fit cette remarque, son interlocuteur la reprit justement.

Keith leva son verre et l'entrechoqua contre celui de Sainclair.

- C'est un réel plaisir de vous rencontrer, croyez-moi. Je me nomme Keith Lindsay.

Il but une gorgée du liquide ambré.

*Swanfang, pour vous servir... Le cygne doté de crocs, le vampire du clan Lindsay. La honte d'à la fois les miens et les Immortels... Le vilain canard de mes deux familles, mais aussi une excellente source de crainte, puisque je tue les deux sans aucune distinction... Je doute toutefois que vous auriez apprécié que je me présente ainsi, Ser William.*

- Je viens de Dairsie, une petite ville dans le Fife. Mais cela fait plus de 400 ans que je n'ai pas remis les pieds sur ma terre natale...

*Pour le business, aussi... d'une certaine manière...*

- Paris... comment est-ce ? Je ne suis que très peu allé en France, et jamais dans de grandes villes. Je dois avouer que je crains être déçu par cette capitale... Certains en vantent la beauté et la culture, d'autres exècrent sa simple vue, mais curieusement tous semblent l'aimer d'une certaine manière... Quel est votre avis ?

Keith finit son verre d'une geste sec. Même si son interlocuteur était trop jeune pour avoir vécu à cette époque, il n'était pas impossible qu'il ait entendu parler du massacre survenu il y a 404 ans, dans un patelin à l'Est de l'Ecosse... Il aurait dû inventer une histoire de toutes pièces, comme il l'avait si souvent fait en parlant à un vampire, mais il n'avait pu s'y résoudre, baigné comme il l'était dans l'ambiance de sa chère patrie.
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William Austen
MessageSujet: Re: {abandonné} Rencontre entre deux Écossais Jeu 11 Sep - 19:08



- 400 ans ! S'exclama Sinclair. Eh bien Monsieur Lindsay, votre terre natale doit incommensurablement vous manquer. Je ne saurais rester aussi longtemps sans fouler les miennes. Cela fait longtemps que je n'y suis pas allé. Je me donne bonne conscience en me disant que je traverse la Manche et séjourne un peu à Londres. Ma deuxième Terre... en quelque sorte.

La terre où Sinclair avait construit ce qui lui avait été volé.

Le faux Lord but cul-sec le reste de son verre, histoire de songer à autre chose que ses pertes. Celles de son cœur et de sa chair. Il n'était pas à Londres pour songer à cela, même s'il lui était impossible de ne pas y penser.

- Je ne connais pas très bien le Fife. Juste St Andrews. Il y a une excellente université. Je ne connais St Angdrews que pour ça d'ailleurs. Pour le reste du Fife, c'est une région inconnue pour moi. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y mettre les pieds. Aucune raison de le faire. Le travail guide mes pas et il ne m'a encore jamais conduit sur vos terres. Qu'est-ce qui guide les vôtres ?

Lindsay le questionna sur Paris. Ah Paris. Il avait connu la capitale avant la fameuse fin du monde tel que tout le monde le connaissait. Avant l'avènement des Immortels. Paris était la même. “Fluctuat nec mergitur”. Le temps passe, les malheurs, la misère et les épreuves avec. Mais Paris reste toujours Paris. Malgré le temps et les adversités de toutes sortes, Paris reste toujours. Indestructible dans l'âme.

- Paris exècre car est le coeur du monde d'aujourd'hui, ceux qui ne l'assument pas et ne veulent pas le vivre tel qu'il est devenu. On peut dire que Paris est aussi là où bien des choses se jouent maintenant. L’échiquier de notre monde a ses principaux joueurs à Paris. On ne peut pas être déçu de Paris si on accepte de vivre dans le monde qui est le notre et avec celui-ci. La beauté et la culture ne me semblent pas inchangées avec le temps. Oui, Paris est aimé de différentes façon. Tout dépend de ce qu'on y cherche, qu'on y trouve, de ce qu'on y attend. Si vous deviez aller à Paris, n'y aller pas sans but. N'y aller pas dans l'idée de faire du tourisme. Paris ville touristique. C'est révolu depuis belle lurette ! Je vois Paris comme un gage de réussite pour les ambitieux intelligents. Croyez-moi. C'est le businessman qui vous parle.

HRP:
 

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{abandonné} Rencontre entre deux Écossais

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