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Asaliah Reiyel

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MessageSujet: Asaliah Reiyel Mer 10 Sep - 21:35

     
     

     

     
     
Asaliah Reiyel

     
-La beauté n'est que l'ombre annonçant la lumière-


     
Identité

     

Nom : REIYEL
   ✥ Prénom : ASALIAH
   ✥ Street name : The Huntress/L'Ange de la Mort
   ✥ Groupe : Vampires/Immortels
   ✥ Âge :  433 ans
   ✥ Date de Naissance : Novembre 1780
   ✥ Lieu de Naissance : Égypte
   ✥ État Civil : Célibataire
   ✥ Emploi :  Asaliah vit de ses richesses qu’elle s’est construites au fil des années. C'est une artiste qui peint et parfois ses œuvres sont mises en vente.
   ✥ Maître/Sire/Tuteur : Elle a assassiné son Sire (qui était aussi son époux), il y a un peu plus de 300 ans.
   ✥ Esclave/Infant/Disciple : Aucun
   ✥ Religion : Athée
   ✥ Lieu de Résidence : Elle possède une résidence à Paris, une autre au Caire et une troisième à Londres.  
   ✥ Armes : Asaliah connait le maniement de nombreuses armes. Elle possède une dague ornée d’un rubis, héritage de ses parents ainsi qu’un arc et une épée à double lame.
   ✥ Autre :  Un tatouage au creux de ses reins représentant l’œil égyptien (l’œil d’Horus) symbole de protection. Le symbole de l’œil est composé de six parties distinctes. Ces pièces sont destinées à symboliser six sens de l’être humain. Ces sens selon les anciens Égyptiens étaient la vue, le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe et de la pensée. L’œil lui-même était considéré comme un récepteur de la perception sensorielle.
Pouvoir des Anciens : Asaliah possède le pouvoir de donner à son arme personnelle (une très ancienne épée) la forme qu'elle veut. La plupart du temps, c'est sous la forme d'un bijou qui prend vie sous les ordres de sa Maitresse.
   ✥Avatar:   Rhona Mitra


     
   
Physique

     


      Ma vie s’est figée à l’âge de 27 ans. Depuis, mon apparence n’a jamais changé. Je possède de longs cheveux  sombres, ondulant légèrement  au bas de mon dos. J’ai hérité des traits fins du visage de ma mère, des yeux de biche comme elle aimait si souvent me le répéter et des lèvres fines. Mes prunelles sont à l’origine d’un bleu-gris dont l’éclat s’illumine sous l’effet du sang ou de l’adrénaline, lorsque les instincts primitifs refont surface. Élancée, ma silhouette est ferme et redoutable, résultats de mes longues heures d’entrainement et que j’entretiens encore aujourd’hui.

     
Caractère

       


      • La vampire : il y a longtemps, les vieux recueils pourront vous parler de l’Ange de la Mort ou bien d’une Chasseresse impitoyable. J’étais cela : capricieuse, forte, indomptable, sanglante, perverse, guerrière,  indécente, impassible. J’ai tué avec un plaisir inouï, sans aucune feinte. Le sang coulant de mes victimes a toujours été une sorte d’exaltation pour moi. Qu’elles soient vampires ou humains, le jeu de les traquer, de les chasser avait un gout sulfureux sur mes lèvres. Leur chant mortuaire était une douce mélodie à mes oreilles, tout comme lorsqu’elles me suppliaient de les épargner, agenouillées devant moi. Mais tout ceci était il y a très longtemps …

La femme : Je n’ai que très peu aimé dans ma longue vie. J’ai eu des amants d’une nuit. Certains avaient la chance de partager quelques mois de ma vie, mais cela n’était que pour le plaisir de la chair. Cependant, j’ai ouvert mon cœur à deux hommes, deux vampires de leur état. J’ai aimé sans concessions, sans limites, me dévoilant entièrement à eux. Je ne sais aimer que de cette manière-là.  Tout donner à l’autre, partager ce que nous avons de bien et de pire en nous.

L’artiste : Depuis presque cent ans, la peinture est devenue ma passion. Elle reflète mon âme et mes émotions : celles que je dissimule, celle qui viennent de mon passé ou celle qui trahissent mes sentiments actuels. Ceux qui achètent mes œuvres n’ont jamais su voir au-delà du trait de l’artiste. J’aime mieux cela, car la  personne qui saura lire au-delà de ces touches de couleurs, pourra m’atteindre plus personnellement.

   


   
En savoir plus à mon sujet...

     

Maladies : //
   ✥Transformation : Le faucon (une transformation liée là aussi à ses origines égyptiennes. Le faucon était représenté par le Dieu Horus).
   ✥Groupe Sanguin : A+
   ✥Famille : Aucune
   ✥Origines : Egyptienne

       

     

     
Surnom : //
     • Âge : //
     • Comment avez vous connu le forum ? : Un ami
     • Comment trouves tu le forum ? : Si je suis là c’est que je crois en son potentiel !
   


     
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MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Mer 10 Sep - 21:39

 
 

 

 
 
En chacun de nous sommeille un héros

 
- Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner.   -


 





Quand je tourne les vieilles pages de tous ces recueils dans lequel j’ai écrit mes souvenirs, mes pensées et tous les moments qui ont jonché ma vie, je ne peux m’empêcher de faire un bond dans le passé de plus de 400 ans. Et pour comprendre qui je suis, je dois au moins vous parler de ma naissance et de mes parents.

Journal d’Asaliah Reiyel : « Les prémices »
"La connaissance explique la naissance, toute substance implique sa preuve."

Je suis née en 1780, exactement le 17 novembre. A cette époque-là, l’Égypte est une province ottomane. Elle est gouvernée par des Pachas désignés par le gouvernement de Constantinople, mais l'armée et l'administration sont dominées par les élites locales constituées des Mamelouks et des Janissaires qui se disputent le pouvoir et influent tour à tour sur les nominations de Pachas. En 1769, le bey El Kébir s'impose comme maître de l'Égypte, cesse de payer le tribut dû au Sultan et soumet les Janissaires. Cela durera une trentaine d’années avant que tout change de nouveau. Mais avant de nous replonger dans l’histoire de mon pays, je dois vous parler de la mienne. Mon père s’était battu auprès du Bey et il devint son chef des armées. Il fut recouvert d’or et reconnu pour ses actions dans la lutte pour faire tomber l’ancien pouvoir. Mon père prit donc le temps de vivre pour lui, épousant une jolie jeune femme de famille aisée. C’est ainsi que je poussai mon premier cri, deux ans après leur mariage.

Ma mère a été élevée dans les sacrements de la Kabbale qui est une tradition ésotérique du judaïsme, présentée comme la « Loi orale et secrète » donnée par Dieu à Moïse sur le Mont Sinaï, en même temps que la « Loi écrite et publique » (la Torah). C’est pour cela qu’elle me donna le prénom de l’un des Anges de La Kabbale : Asaliah.

Journal d’Asaliah Reiyel : « Les débuts d'une jeune fille »
« La force de l'adolescence, chaque matin, est une nouvelle aube, indépendante de la veille. »

Le Caire est ma ville natale et c’est aussi là que je grandis dans l’opulence de la richesse et de la renommée de mon père. Je reçus la meilleure des éducations : outre le fait d’être inscrite dans les meilleures écoles, mon père m’avait imposé un précepteur pour me guider et approfondir mes connaissances. J’apprenais la musique, l’art, la danse (ce qui me vaudra cette silhouette si élancée plus tard) ainsi que des matières qui n’étaient pas faites pour des dames, mais  mon père se targuait de vouloir faire apprendre à sa fille toutes les différentes notions d’une société : comme les finances et la politique. Ce que j’aimais le plus c’était la peinture et l'étude des constellations, les légendes que notre ciel nous dévoilait si on voulait bien prendre le temps de l'observer. La première me permettait d’exprimer ce que je n’osais faire car le carcan de mon éducation freinait mes émotions mais pas les couleurs que je couchais sur les toiles. La seconde me permettait de m’évader vers d’autres lieux, d’autres villes que j’apprenais à découvrir dans les livres. J’apprenais de vieille légendes sur les Dieux, sur des Héros et sur des créatures fantastiques.

Dès mon 17ème anniversaire (en 1797), mes parents m’organisèrent la plus incroyable des fêtes. J’étais ce que l’on nommait un  beau parti mais je n’avais aucune intention de me marier. Non, je désirai profiter de la vie et de ma jeunesse au grand dam de mon père qui souhaitait  ardemment me voir épouser un homme influent et riche et faire de moi une mère au foyer. Mais tout cela n’était pas la vision de mes rêves. Je tenais tête à mon géniteur et à chaque conversation, la confrontation explosait entre nous deux. Ayant obtenu tous mes diplômes, je partis découvrir mon pays qui se transformait. Afin de couper à la Grande-Bretagne la route des Indes, la France engagea en 1798 la campagne d'Égypte sous la direction de Napoléon Bonaparte. Après la prise d'Alexandrie, les troupes françaises remportèrent la bataille des Pyramides le 21 juillet 1798, mais la flotte britannique remporta le 1er août 1798 la bataille navale d'Aboukir, ce qui empêcha les Français d'exploiter pleinement leur victoire. Devant les attaques ottomanes de Méhémet Ali et celles de l'armée britannique, la France dût renoncer à sa conquête en 1801 et l'Égypte fut brièvement occupée par la Grande-Bretagne jusqu'en 1805, date à laquelle Méhémet Ali installa son pouvoir. Une nouvelle dynastie vit donc le jour tandis que je revenais au Caire qui n’avait rien perdu de sa splendeur.


Journal d’Asaliah Reiyel : « Les dernières années d'insouciance  : 1802 - 1806 »
"Danse comme si le temps s'arrêtait, vole comme si plus rien ne comptait, aime comme si la vie s'arrêtait."

J’avais visité les grandes villes. Je m’étais gorgée de leurs histoires tout en apprenant un peu plus sur mes origines et mon héritage.  Le nouveau gouverneur d’Égypte éveilla notre pays à une période de réformes et de modernisations accélérées qui nous permit de devenir un des pays les plus développés en dehors de l'Europe. J’étais une dame du monde et j’œuvrais à rester célibataire, sans aucune attache.  Loin de mon père, j’étais libre de toutes contraintes, mais ma mère me manquait et j’avais besoin de la revoir. Au bout de presque trois années, je revins enfin au Caire. Âgée de 22 ans, les hommes portaient sur moi des regards possessifs et indécents ce qui n’arrangeait rien entre mon père et moi. Je ne pouvais ainsi souiller le nom des Reiyel en m’obstinant à vivre cette vie immorale. On me prêtait des amants, une vie de débauche alors que je n'étais attirée que par l’art et passionnée par l’Histoire. Comme quoi les gens ont toujours peur de l’inconnu et ce qu’ils ne peuvent identifier, ce qui sort des limites de leur éducation.

Le 26 mars 1806, la femme du gouverneur avait invité tout le gotha pour l’anniversaire de son époux. Je me souviens de ces lustres en cristal, immenses, qui éclairaient la grande salle de réception. L’orchestre qui jouait des musiques magnifiques, les toilettes somptueuses des femmes accrochées au bras de leurs cavaliers … et lui … C’était un étranger d’après ce qui se chuchotait à son propos. Il était originaire d’Angleterre et s’était posé au Caire pour y séjourner un long moment. La preuve en était qu’il avait acquis une très belle villa tout près des rives du Nil et qu’il investissait sa richesse dans un des projets de constructions d’édifices associé à notre nouveau gouverneur. Il se nommait Christopher McKawlay. Aussi loin que remontent mes souvenirs, il y a certaines scènes, certaines images qui demeurent à jamais intactes comme cette rencontre qui allait bouleverser toute ma vie. Il m’invita à danser et à ce moment-là, je sus alors que mon destin serait lié au sien. Ses yeux sombres me scrutaient d’une manière à la fois élégante et prédatrice. Sa main tenant la mienne était puissante comme l’étau de son bras qui enlaçait ma taille.

Les semaines et les mois passèrent où nos rencontres devinrent des rendez-vous, au début pour discuter de l’Égypte, de ses intentions, puis de ses voyages, de l’Angleterre, de ses passions. Notre couple était assez mal vu par la société car il n’y avait rien d’officiel entre nous. Alors, il prit sur lui de me fréquenter d’une manière plus assidue pour faire taire les mauvaises langues et le courroux de mon père.

Journal d’Asaliah Reiyel : « La morsure  : 1807 »
"La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois... pourtant il arrive parfois que celle-ci n'en fasse qu'à sa tête"


C’est encore si présent en moi … pardon… reprenons le fil du cheminement de mes souvenirs. Les pages sont jaunies par le temps, l’encre s’est presque effacée, pourtant j’arrive à relire tous ces mots que j’ai écrits.
Christopher McKawlay était différent. Je tentais de me leurrer parce qu’il venait d’un autre pays, qu’il avait reçu une autre éducation. Il ne m’effrayait pas. Il me rendait curieuse et il se rendait compte de mon attention pour lui.
Février 1807, il demanda ma main à mon père qui fut ravi de voir enfin sa fille rentrer dans le droit chemin. Il me répétait souvent qu’il ne devrait pas, qu’il devrait me laisser, fuir l’Égypte et ne jamais y revenir. Je ne comprenais pas la portée de ses paroles.
Un mois après, le mariage fut célébré : une fête extraordinaire que ma mère avait mis un point d’honneur à mettre sur pied. Christopher n’avait plus de famille nous avait-il expliqué, morte durant le naufrage d’un bateau quand il était plus jeune. Cela nous convenait, à moi et à mes parents. Pourquoi aurions-nous dû nous poser d’autres questions ?
Septembre 1807 : En revenant d’une soirée au théâtre sans mon époux qui avait été retenu à une réunion d’affaires, ma calèche fut attaquée et moi grièvement blessée. Mes parents et Christopher furent alertés et arrivèrent à mon chevet. Le cocher avait succombé à ses blessures  et les gens dans la ruelle qui avaient assisté à cette scène avait appelé la police et le médecin le plus proche. Étendue sur mon lit, la lame de mon agresseur avait touché un poumon. Je me souviens du visage de Christopher, de sa colère qui n’était pas dirigée contre moi, mais contre lui. Des pleurs de mes parents et puis … son aveu. Mourante, il m’expliqua qui il était véritablement, quelle créature de l’ombre sommeillait en lui malgré le contrôle constant qu’il avait et qu’il désirait me garder auprès de lui.
Toute cette confession était irréelle et j’avais dû mal à me concentrer sur ce qu’il me disait. Pourtant, je ne désirai pas mourir, pas maintenant, pas ce soir. J’acceptai sa proposition sans peser mes mots, sans prendre conscience que le retour en arrière serait impossible.


Journal d’Asaliah Reiyel : «Jusqu’à la fin du 19 ème siècle : Les années sanglantes»
« Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour renaître.  »


- Pourquoi doit-on partir d’ici ? C’est mon pays ! J’ai mes parents avec moi !
-Pourquoi ? POURQUOI ! Ouvre les yeux Asaliah, tu es devenue incontrôlable. Ta soif de sang ne fait qu’augmenter et tu sèmes tes victimes un peu partout derrière toi. La population s’affole ! Le gouverneur a pris des mesures drastiques au niveau de la protection des rues le soir ! Nous devons nous en aller !
- C’est TOI ! Toi qui m’as fait devenir ainsi, ne l’oublie pas !
- Je n’ai pas l’intention de l’oublier … C’est bien pour cela que tu vas faire tes malles ! Nous embarquerons pour l’Espagne dans exactement sept jours !

~~~~~

- Asaliah …
- Mon cher époux, je n’attendais ton retour que dans deux jours.
- Je suis rentré plus tôt. Qui sont ces gens ? Que font-ils dans notre demeure ?!
- Christopher, ils sont comme nous !
- Tu les as …
- Non, non, je ne les ai pas transformés ! Ils sont venus à moi il y  a plusieurs mois maintenant.
- Sortez de chez moi ! C’est un ordre !
- Nous ne recevons d’ordre que de notre Maitresse !
- Asaliah !!

~~~~~

- Arrête ! Arrête Asaliah !! Nous avons quitté l’Egypte pour repartir à zéro et toi que fais-tu ? Tu passes tes nuits dehors ! Avec  tous ces autres vampires !
- Que tu peux être vieux jeu mon cher époux. Madrid regorge de Vampires. Il y a toute une société secrète sous cette magnifique ville !
- Je me fous de leur présence !  C’est de toi ma femme dont je parle !

~~~~~

- Où étais-tu ?
- J’étais sortie avec des amis.
- Il y a eu un massacre à la sortie de l’Opéra, ce soir … Ne me dis pas que tu y es pour quelque chose !
- Arrête de me dicter mes agissements ! Nous sommes supérieurs aux humains. Ces Etres orgueilleux et arrogants qui pensent tout savoir sur la vie. Nous sommes tellement plus puissants. Nous pourrions en quelques nuits les asservir.
- Tu es devenue folle Asaliah … Tu ne peux pas continuer ainsi.


~~~~~

La fin de l’année 1898 marqua un évènement de plus dans ma longue vie.
Je viens de vous faire partager des scènes entre Christopher et moi. Des scènes de plus en plus violentes car à cette époque j’étais jeune. Je n’avais pas son expérience et j’avais soif de sang, de victimes et de pouvoir. Je ne réalisais pas que chacun de mes actes entrainerait des conséquences désastreuses. Un fossé me séparait de mon époux alors que la mort et notre condition de vampire auraient dû nous rapprocher encore bien plus. Je voyageais dans toutes les grandes villes  d’Espagne, faisant la connaissance de ces vampires qui restaient dans l’ombre mais qui se régalaient de la folie des humains et de leur vanité. Je tuais sans le moindre scrupule, me délectant de chaque goutte de sang que je buvais. Mes crimes devenaient de plus en plus odieux et on commença à me nommer : l’Ange noir.

~~~~~

12 décembre 1898

Deux vampires gisaient à mes pieds, leurs têtes décapitées par mon propre époux.

- Voilà ce que tu pousses à me faire faire !
- Tu comptes les tuer tous ? Ne t’en mêle pas Christopher. Je t’aime plus que tout. Je t’ai toujours été fidèle, toujours soutenue dans tes affaires mais j’ai besoin d’autre chose.
- Autre chose ? Tuer des innocents !!! Quoi que tu puisses penser des humains, nous vivons avec eux et nous ne devons pas éveiller leurs soupçons.
- Il est trop tard … Tu es devenu une gêne pour nous tous. Je t’ai protégé et ils n’ont jamais porté la main sur toi car tu es mon époux et un Vampire plus ancien. Mais ce n’est plus le cas.

La scène est si vivante que je revois encore les mouvements fluides de ma robe noire, m’avançant vers le buffet du salon. A cette époque-là, la folie du sang et du massacre étaient des drogues dont je ne pouvais me passer. Christopher n’avait rien pu y faire pour m’en éloigner et moi je devais le protéger des autres, de tous ces vampires qui m’avaient  prêté allégeance. Mon mari était une menace pour notre société. Sa tête mise à prix. Mais personne ne le toucherait sauf moi. Une épée à double lame, héritage de mes parents défunts, désormais, trônait sur le meuble. Elle ne devait être au départ qu’un objet décoratif. Ce que Christopher ne savait pas c’était que depuis plusieurs années, on m’avait enseigné l’art de manier les armes, enseigné l’art de me battre et de me servir de ma force. J’entendais dans mon dos le nectar du whisky couler dans son verre. Il se rapprocha de moi pour m’en proposer un. Il ne pouvait pas savoir que sa femme commettrait l’irréparable. Rapide, féline, puissante ma main enlaça la garde de l’épée qui virevolta dans les airs et je lui tranchai la tête. Mes larmes perlèrent le long de mes joues tout en jurant à moi-même que je n’aimerai plus jamais un autre homme.





Journal d’Asaliah Reiyel : Le 20ème siècle : « Le règne de la Chasseresse »

« Tout commence et finit par le chaos. »


Durant ce nouveau siècle qui s’ouvrait, on me donna un autre nom : La Chasseresse. L’Espagne était en mon pouvoir et il était temps de me faire connaitre dans d’autres contrées. Le Portugal fut le second pays que je soumettais. Je n’étais ni une guerrière à cheval, ni une Amazone qui combattait dans la boue. Mes terrains de chasses étaient la haute société et ses personnes influentes. Ce pays avait été longtemps régenté par une monarchie qu’une révolution abolit  en 1910 à la suite de laquelle le Portugal devient une République.  Les Vampires dans l’ombre guettaient les massacres et prenaient place dans les affaires.

La première guerre mondiale frappa de plein fouet plusieurs pays et ce fut le moment pour moi de rejoindre ma terre natale : l’Égypte. Mon pays avait changé depuis toutes ces années. Une guerre opposa les Anglais et les Égyptiens. Ces derniers perdirent la bataille décisive de Tel el-Kebir. A partir de là les Anglais prirent les rênes du pays. Malgré le fait d'y détenir le véritable pouvoir, les Anglais continuaient de considérer officiellement l'Égypte comme territoire ottoman. En août 1914, la Première Guerre mondiale éclata. En octobre 1914, l'empire ottoman rejoignit les Empires centraux contre la Triple-Entente dont faisait partie le Royaume-Uni. Par conséquent, le Royaume-Uni déclara l'Égypte sous protectorat britannique. A la fin de cette guerre, Les Égyptiens réagirent en déclenchant le 8 mars 1919 la révolution égyptienne, un mouvement de résistance non-violente. Pendant quelques semaines, jusqu'en avril 1919, des grèves et des manifestations éclatèrent dans tout le pays. Étudiants, fonctionnaires, commerçants, paysans, ouvriers, prêtres, chrétiens comme musulmans participaient à cette révolution. C’est à cette même époque je que posai pieds en Égypte. Je me fis passer pour la descendante du couple Christopher McKawlay et son épouse, Asaliah. L’ancienne demeure familiale, là où j’avais grandi, avait toujours été maintenue dans son état et protégée par ma richesse et par les domestiques que j’avais pu employer depuis tout ce temps. Les tableaux de mes parents ne mentaient pas ni les miens quand j’étais plus jeune et les gens que je recevais s’émerveillaient de la ressemblance avec mon aïeule. Pauvres idiots qu’ils étaient.

La Grèce puis l’Inde furent mes deux dernières destinations entrecoupées par la seconde guerre mondiale. Les Chasses de Vampires s’organisaient  petit à petit sous mon égide, mais je laissais à mes chefs guerriers tout le loisir de détruire et de massacrer les humains. Au début tout était fait discrètement sans éveiller la peur de nos proies. Le sang coulait à flot, les cadavres jonchaient les bois, certaines ruelles sombres des villes, les ports. J’ai torturé, tué de nombreux humains pour le seul plaisir de les voir me supplier.
Mais quelque chose se fit ressentir en moi, comme une sorte de lassitude. J’avais perpétré des crimes horribles, bu le sang de tous ces humains, tué des vampires qui avaient osé se dresser contre moi. Malgré tout cela, la violence et la barbarie de mes hommes  n’avaient plus aucun intérêt.

Vous vous demandez comment une telle créature que moi pouvait se détourner du moteur de son existence au bout de deux siècles ? Une rencontre, celle d'un jeune vampire. Je n'avais jamais eu d'Infants, mais je laissais les jeunes venir vers moi. L'un d'eux ressemblait à Christopher, même regard, le même brun soyeux de ses cheveux, ce même caractère. Il redoutait que ces massacres se finissent mal un jour et il tentait de me prévenir exactement comme mon défunt époux l'avait jadis fait. Si à cette époque, je ne l'avais pas écouté, je jugeai bon cette fois-ci de faire attention et je pris du recul sur toutes ses scènes qu'on exécutait en mon nom. Voilà comment j'ai ouvert les yeux ...



Journal d’Asaliah Reiyel : Le 21ème siècle : « Les choix d’une nouvelle vie »

« Je suis en train de changer ma vie par mes actions. C'est un choix qui m'appartient. »



Ordonnant aux Vampires de se faire de plus en plus discrets, ils obéirent un certain temps. Je laissai les différentes chasses que j'avais parsemées dans les pays que j'avais visités se régenter elles-mêmes et je m'éloignais des massacres.

Je me laissai tenter par le Sud de la France un certain temps avant de retourner me ressourcer en Égypte. Il y eut une sorte de répit, les vampires avaient disparu ou faisaient comme tel, mais cette période ne dura pas longtemps. Des vampires tentèrent de me détourner de ma nouvelle voie car, ils avaient décidé de sortir de l'ombre et de s'imposer véritablement aux humains sans leur laisser le moindre choix.

En 2003, un homme se faisant appeler Mentis Irae met en garde tous les vampires au sujet de l'extinction qui menace notre espèce suite à la décimation de la population humaine. Mais tout le monde fait la sourde oreille. J'ai tenté d'avertir mes guerriers, mes fidèles, mais eux aussi ne voyaient en ce message que la folie d'un inconnu.

Attristée par l'ampleur de ce mouvement devenu totalement incontrôlable, je devais disparaitre une fois pour toute, m'assurer de n'être plus à l'origine de nouveaux massacres sanglants. Leur maitresse ne devait en aucun cas laisser de traces derrière elle.






Journal d’Asaliah Reiyel : Le 22ème siècle : « La Rédemption dans l’art »
« Si vous pouviez le dire avec des mots, il n'y aurait aucune raison de le peindre. »



Asaliah Reiyel a disparu. C’est ainsi que j’ai voulu me façonner une autre vie. J’ai longtemps pris un pseudonyme pour signer mes créations, pour qu’on m’oublie, fuir le regard des miens et des Vampires qu’on lançait sur mes traces pour me faire revenir à la raison. Lydia Corvin. Longtemps, j’ai vécu à Londres revenant sur les traces de mon premier époux et de nos premières années à deux. C’était comme une sorte de pèlerinage pour me laver de tout ce carnage que j’avais engendré depuis des siècles. Christopher McKawlay m’avait légué un appartement flamboyant que je redécorai pour me permettre d’y installer mon atelier. Les gens se demandaient quel était le lien que j’avais pu entretenir avec la famille McKawlay. Je ressemblais tant à l’épouse défunte du maitre des lieux. Il avait été facile de construire une histoire autour de cela, que j’étais une arrière-arrière-arrière-petite-fille éloignée de la dernière épouse de Christopher McKawlay. Falsifier des papiers était facile grâce au réseau que je m’étais constitué depuis tout ce temps. Une fois l’opinion publique favorable à ma présence dans cette ville, je pus enfin me consacrer à ma peinture. Il y avait si longtemps que je ne m’étais pas posée devant une toile, que je n’avais pas couché mes émotions dans les couleurs et les formes.  Les humains qui composaient mon entourage étaient des domestiques et non pas des esclaves comme beaucoup des miens aimaient les appeler. Je restais discrète aux yeux des autres vampires et je ne sortais que lorsqu'on me demandait d’exposer mes œuvres. Je me fis ainsi un nom dans le domaine de l’art. Un nom qui cachait bien des horreurs. J’ai eu bien des amants, humains comme vampires mais jamais je ne me suis attachée à aucun d’eux que pour le plaisir de partager des nuits de délices.




Journal d’Asaliah Reiyel : « De nos jours »

Paris fut une ville, jadis, magnifique. Aujourd'hui seuls certains quartiers ont gardé leur prestige car ils bénéficient de la présence des Vampires. Les autres ont été abandonnés malheureusement. J’ai acquis depuis une cinquante d’années, maintenant, un hôtel privé dans le 4ème arrondissement. Une grande salle au rez de chaussé est dédiée à l’exposition de mes œuvres dont j’ouvre les portes deux fois par an aux connaisseurs de l’art mais aussi aux plus curieux. La politique du Cercle, l’actuel gouvernement qui dirige cette ville comme le pays d’après leurs doctrines et leurs lois, possède à sa tête des Vampires puissants. J’aurais pu intégrer leurs idéaux. Il y a longtemps, l’ancienne Asaliah  aurait jubilé de voir les humains parqués comme du bétail, asservis, esclaves des Vampires puissants Maitres du monde mais plus aujourd’hui. Je me tiens loin des complots sombres sauf que cette prophétie revient de plus en plus dans les diverses conversations. Certains pensent à une pure folie de l’imagination, d’autres sont plus dubitatifs. J’attends de voir …







 
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Mar 4 Nov - 20:46
Bonsoir Asaliah,

Je prends enfin le temps de te souhaiter officiellement la bienvenue! N'hésite pas à m'envoyer un mp si tu as des questions. Dans l'attente de lire ta fiche, je te souhaite aussi de bien t'amuser sur les Chroniques.

A bientôt en jeu !
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MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Mer 5 Nov - 19:21
Bonsoir et merci pour votre accueil, Narrateur.
Je suis toujours sur l'écriture de la fiche d'Asaliah. Les idées s'ajoutent les unes aux autres ce qui agitent ma plume de détails et d'évènements.
En espérant la terminer le plus rapidement possible, maintenant.
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MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Mer 19 Nov - 21:49
Bonsoir,
ma fiche est donc maintenant terminée.
En espérant que les souvenirs d'Asaliah vous donnent une lecture intéressante de sa vie, son évolutions, ses tourments et ses choix.
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Jeu 20 Nov - 20:34
Bonsoir Asaliah,

J'ai lu ta fiche avec plaisir et j'ai voyagé au fil du Nil dans l’Égypte néocoloniale et la péninsule ibérique. J'ai plongé dans la folie sanguinaire d'Asaliah et je l'ai suivie jusqu'à son arrivée à Paris.

Tout cela en musique et avec des OST de films que j'ai beaucoup aimé.

Pour le fond je ne vois rien qui s'oppose à la validation.

Athanaël, notre bienveillant lecteur, va se pencher sur ta fiche et te contactera par mp si nécessaire. Quand il aura donné son aval, ta fiche sera validée!

Passe de très bon moments en vivant les aventures tumultueuses des Chroniques  !  Au plaisir de voir fleurir tes rps !
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MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Dim 28 Déc - 22:00
Bonsoir,
la correction de ma fiche est terminée !
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MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Mar 30 Déc - 0:01
La fiche de la dame vampire au nom d'ange de la Kabbale est prête pour la dernière étape de sa validation.
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Le Narrateur
MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel Mar 30 Déc - 13:16





ienvenue sur nos terres obscures où chaque recoin regorge de mystères et de dangers.

u as hâte de croquer quelques pauvres victimes ou bien de combattre les créatures de l’Ombre ? Avant cela, nous te demanderons de bien vouloir te présenter ICI et remplir ton profil, d’ouvrir une fiche de liens ICI et une fiche de sujets ICI pour ton personnage. Nous t’invitons aussi à faire toutes les demandes dont tu auras besoin pour ton jeu. Notamment de RP Le Staff reste à ton écoute.

u as lu la Loi des Chroniques en arrivant et tu connais donc son contenu. Merci, pour le respect de tous, de t'y conformer en tout point lorsque tu partages notre terrain de jeu.

e flood, les jeux et la chatbox t’attendent pour faire connaissance avec notre communauté.

ous te souhaitons un très bon jeu parmi nous et au plaisir de croiser ta plume !



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MessageSujet: Re: Asaliah Reiyel
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Asaliah Reiyel

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