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Chroniques de l'Ombre et de la Lumière

LIVRE I
Quand le salut ne réside plus qu'en l'ennemi.
Que choisir ? La Fin ou l'Union Sacrée ?
 







Nous sommes en Mai 2215 !

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 Les Mortels

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Le Narrateur
Fondateur/ MJ général & des Immortels
Fondateur/ MJ  général & des Immortels
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MessageSujet: Les Mortels    Sam 23 Aoû - 8:21






arqués dans les réserves de bétail du cercle, ils finissent pour la plupart à moitié fous quand ils ne meurent pas d'épuisement et de maladies. Véritables pantins au service des Vampires, ils ne naissent et ne vivent que pour assouvir les besoins de leurs maîtres. Il n'est pas rare qu’un sujet particulièrement beau soit retiré du vivier pour satisfaire aux besoins ou à la fantaisie d'un Immortel qui l'a choisi comme on choisit un gigot ou un jouet au supermarché en vue d'une petite fête entre amis. Il est mal vu d'abîmer trop ou de tuer la marchandise qui a du mal à se renouveler assez vite, mais certains Vampires assez puissants paient rubis sur l'ongle pour disposer totalement du droit de vie ou de mort sur leur esclave. Les gardiens du quartier des Esclaves ferment les yeux moyennant quelques gratifications et il est aussi peu contesté qu'un Immortel ait dû "corriger" à mort un de ses esclaves trop insolent.

près les destructions massives, la ruine des systèmes économiques et la diminution drastique des ressources, les Vampires décidèrent qu'il fallait remettre en état les rouages d'une organisation sociale qui leur serait profitable. Ce rôle fut dévolu aux humains. Pourchassés, misérables, retournant rapidement à la vie primitive, ces derniers acceptèrent presque tous d'entrer au service des vampires, en échange d'un minimum de sécurité et de bien-être, et, pour certains, avec l'arrière-pensée de se libérer un jour de l'engeance maudite.
En deux ou trois générations, se rétablit une organisation du travail qui permit de réutiliser le matériel et les savoir-faire échappés aux destructions. Sous la férule des Immortels, une nouvelle société fut reconstruite, certes bien faible reflet de l'énorme machine économique d'avant la chute, mais qui permit à ces humains collaborateurs d'y reconduire en partie les schémas d'existence hérités de leurs aïeux.
La carte de travail y garantit un droit à l'existence tant qu'elle est renouvelée par les bureaux du Cercle et elle accorde certaines libertés nécessaires à l'exercice de la profession déclarée.
La famille, en tant que structure sociale, est encouragée comme source de sang frais et de bras supplémentaires, voire de moyen de pression. Le système scolaire a été rénové dans le sens utilitaire, non pour former des citoyens mais seulement pour produire des travailleurs répondant aux besoins des vampires.
Très vite, les collaborateurs se sont différenciés selon leur degré d'utilité pour les vampires et en fonction de leur propre habileté à détourner le système à leur avantage.
Que ce soit dans le cadre de la production agricole et industrielle ou de l'administration mise en place, domine donc une classe de collaborateurs riches, participant de la puissance de leurs supérieurs vampires, admis plus ou moins dans leur entourage et bénéficiant d'un niveau de vie élevé. Leur nombre est réduit.
Une majorité rassemble les travailleurs qualifiés, les artisans, les cadres moyens, une petite bourgeoisie soumise à la double pression de l’État vampire et des patrons humains. Le travail leur assure au moins la protection de la loi et les éléments d'une vie supportable, voire plus. Ils restent dominés par la crainte de perdre leur emploi et de rejoindre alors les bas-fonds ou les esclaves.
Les moins capables des collaborateurs ont des conditions de vie souvent très proches de la misère noire. Le Cercle trouve cela parfaitement justifié et n'a pas de politique sociale, partisan du "A chacun selon son mérite", lequel est déterminé par son degré d'utilité pour les vampires.
Mais on peut survivre, progresser même, et élever ses enfants de façon à ce qu'ils s'intègrent eux aussi dans cet ordre et accèdent, dans le meilleur des cas, à un niveau plus élevé de reconnaissance sociale.
Tout en bas, on trouve les collaborateurs les plus démunis. Connaissant les périodes sans carte, sans ressources, ils risquent à tout moment d'être arrêtés. Le seul moyen de s'en sortir est d'accepter une collaboration sans garantie, qui les fait pénétrer dans une frange fluctuante de trafiquants, d'agents, d'hommes de main, utilisés par les classes supérieures dans leurs affaires non officielles et pour résoudre leurs rivalités en dehors des voies autorisées. Ces services peuvent être bien rétribués mais les dangers sont grands. Et, en cas de dérapage, on ne recevra aucun soutien de ceux qui ont donné les ordres.

Dans chacune de ces catégories, les collaborateurs présentent une grande variété de styles et de niveaux de vie. On y trouve des esprits brillants, rusés ou bornés, des âmes honnêtes et solidaires de leurs frères humains tout aussi bien que des cœurs noirs, prêts à n'importe quelle bassesse, à n'importe quel crime, pour sauver leurs acquis et faire que le couperet s'abatte sur une autre tête que la leur.
Quel que soit leur rang, les collaborateurs sont sans recours devant les décisions du Cercle et l'arbitraire de leurs maîtres. Leur statut d'employés, privés du droit d'expression libre, semble exclure toute perspective de changement.


es chances sont minces pour un humain de survivre longtemps en dehors du Cercle. Certains y parviennent cependant et forment un ensemble hétérogène et fluctuant de hors-la-loi, sans droits, condamnés à mort ipso facto, pourchassés par la quasi majorité des vampires et une bonne partie des collaborateurs qui les jugent dangereux.

Le citoyen devient clandestin pour des motifs variés :
C'est le cas des individus ambitieux mais de nature indisciplinée, violente et sans scrupules. Ils ne tolèrent pas le patronage des mafias agissant à l'ombre du Cercle ou parrainées par des vampires particulièrement puissants et ils méprisent tous les collaborateurs. Organisant leurs propres bandes, ils attaquent les groupes isolés d'humains en dehors des grandes villes, pillant et massacrant au besoin. Ils écoulent les produits de leurs rapines auprès des autres clandestins, selon des circuits nombreux et complexes. Evidemment, un marché noir s'est établi, avec des ramifications chez les collaborateurs qui osent risquer l'esclavage pour obtenir quelques produits interdits ou devenus rares dans la pénurie quasi générale. Certaines bandes ont des antennes dissimulées en ville et la loi du silence est absolue.
Quelques-uns de ces groupes atteignent une telle efficacité dans le désordre que, bien qu'ils attaquent peu les Vampires, le Cercle organise des expéditions pour s'en débarrasser ou bien charge des chasseurs de prime de livrer les coupables, morts plutôt que vifs. Les Bandes aiment se donner des rites secrets et des noms féroces, murmurés avec terreur par leurs victimes : les Casse-Trognes , les Écorcheurs du Diable ou les Arrache-Cœurs.
Certains autres choisissent la clandestinité par idéologie ; ils veulent éliminer le plus de vampires possible mais refusent la stricte discipline du Comité. Ces chasseurs de vampire agissent seuls ou par petits groupes, souvent par vengeance personnelle. Ils mènent souvent une double vie, se fondant officiellement dans la masse des petits collaborateurs anonymes. Les humains les appellent souvent les Vengeurs, mais officiellement, ce ne sont que des tueurs isolés.
D'autres refusent l'action violente, ils constituent de petites communautés d'irréductibles, souvent retranchées dans des lieux sauvages, retournant très vite à des conditions de vie primitive. On les désigne communément par le nom de "Colonies". Certaines sont mues par des idéaux mystiques liés à la Nature. Quelques unes pratiquent des formes de nomadisme, à la recherche de mythiques "Terres sacrées", c'est à dire sans vampires.

Mais la clandestinité est parfois la conséquence inéluctable d'une tentative d'échapper à la justice du Cercle et à la menace de l'esclavage. La fuite, si elle précède l'arrestation, justifiée ou non, n'est pas impossible. Les Immortels, n'ayant pas la même perception de la durée et de l'urgence, ne sont souvent pas très persévérants dans leurs vindictes. Il existe de vastes zones désertées un peu partout et les forêts ou les montagnes permettent de se cacher au prix d'une survie misérable. Ces fuyards rejoignent parfois les Colonies, parfois les Bandes, parfois après s'être fait oublier, ils peuvent chercher à rejoindre le Comité.


'est le nom donné à ce qui est sans doute en Europe, la plus importante organisation de lutte contre la domination des vampires. Elle s'est constituée assez rapidement après l'invasion de l'an 2000, regroupant plusieurs associations de révoltés très disparates sous le nom de de Comité Clandestin, nom toujours officiel, mais remplacé dans l'usage par le Comité, ou le Com, entre membres. Il est composé d'irréductibles, d'hommes et de femmes qui refusent de ployer le genou devant les Immortels et ne croient pas ou très peu aux bontés de certains d'entre eux. Pour eux, un bon vampire est un vampire mort. Le secret absolu est évidemment le premier principe régissant les activités de cette organisation totalement hors-la-loi.
Deux grands principes animent l'esprit du Comité: l'affaiblissement du pouvoir Vampire et le renforcement des défenses humaines, d'où trois attitudes possibles pour un membre du Com : tuer le maximum de vampires, aider le maximum d'humains à survivre et à regagner leur autonomie ou bien encore, adapter son action aux opportunités du moment.
Les membres sont étroitement encadrés mais le Comité accorde cependant une large part à l'individu en ce qui concerne le choix des ses moyens d'action et peut lui laisser l'initiative dans la mise en place d'un projet personnel. Ainsi, le membre le moins gradé peut proposer des plans qui, s'ils sont avalisés, seront placés sous sa responsabilité. Les ordres donnés avant une mission peuvent être discutés, voire refusés. Mais une fois acceptés, ils deviennent un impératif absolument catégorique.


Le Comité est fortement hiérarchisé en trois niveaux : les Apprentis, les Agents, les Commis. Le Patron supervise l'ensemble avec quelques collaborateurs appelés l'Equipe et s’appuie sur un Second.
C'est d'abord une organisation de lutte armée, mais une partie de ses membres est occupée à assurer ses moyens en financement, en matériel et approvisionnement, services d'intendance, de sécurité et d'espionnage. Le Comité est riche et bien équipé.
Il est plus ou moins soutenu par les humains mais beaucoup lui sont hostiles, jugeant la violence comme engendrant trop de représailles et sans efficacité puisque les Vampires sont toujours là. On sait qu'il comporte des tueurs sans scrupules et des fanatiques qui ont fait de l'élimination systématique des vampires leur unique priorité. .
Les Apprentis :
Le Comité recrute par cooptation des humains décidés à mettre leur vie au service de la lutte contre les Vampires.
Les membres sont tous habilités à introduire un novice -toujours majeur- en présentant son dossier à l'Equipe . Si le candidat est admis, il prête serment et devient Apprenti, confié à un Tuteur, responsable absolu de son temps de formation. Cette formation, de trois ans en général, est adaptée à chaque cas et prend autant en compte les aptitudes particulières et l'expérience du futur membre que les besoins actuels du Comité.
Les liens entre Tuteur et Apprenti sont forts et ne peuvent être rompus qu'à la fin de la première année si l'entente entre eux n'est plus suffisante. Le nouveau tuteur le restera pour les deux années suivantes. Les cas de défection sont rarissimes et réglés individuellement par l'Equipe.
Les Agents :
Tous ont accès à la Base, un lieu secret en partie souterrain et que le Cercle n'a jamais pu découvrir. On dit parfois le Repaire. Certains y vivent à plein temps. Les autres, moins nombreux, ont gardé leur statut de citoyens intégrés dans la dictature du Cercle et mènent donc une double vie.
Les rôles sont répartis selon les aptitudes mais tous donnent droit au même respect selon le principe qu'un bon cuisinier, un infirmier habile, ont autant d'importance pour la marche du Comité qu'un chasseur efficace, un espion doué ou un tacticien de premier ordre. Les différentes spécialités sont recensées et chacun des membres vote pour en élire les représentants : les Commis. Par ailleurs, les membres sont appelés à se réunir en Conseils partiels, soit sur la demande du chef qui veut entendre leur avis, soit si un tiers des membres d'une spécialité en fait la demande.
Les Commis :
Ce sont des groupes de six membres ( les Commissions) élus pour trois ans, mandat renouvelable. Ils agissent comme niveau intermédiaire entre les Agents et l’Équipe et sont constitués un peu dans l'esprit des Guildes pour assurer un niveau de haute spécialisation chez les Agents et une politique d'action suivant les lignes définies par le Chef et la tradition du Comité. Les commis restent des Agents actifs au sein de leur spécialité.
Les Commissions votent leurs décisions à la majorité et si le vote est 3/3, c'est le Chef ou un de ses représentants qui tranche.
L’Équipe :
Ce sont les exécutants du directeur général, le Patron qui ne peut évidemment s'occuper de tout superviser dans le détail. Ils peuvent n'être choisis que pour la mise au point d'une opération d'envergure, mais souvent, les plus efficaces assurent leur rôle pendant des années .
L'un d'eux, le Second, est désigné pour être le successeur immédiat du Patron devenu indisponible. L'équipe a un nombre variable de membres, quatre ou cinq le plus souvent. Les membres utilisent couramment le terme de chef pour le désigner plutôt que Second, plus officiel.
Le Patron et son second :
Pour former ses décisions, il s'appuie sur les avis transmis par les différents niveaux d'instance, mais il a toujours le dernier mot. Il est le juge suprême des affaires éclatant entre les membres, bien que pour les plus anodines, la fonction de justice soit dévolue aux Commis.
Sa destitution peut-être demandée sur proposition d'au moins un tiers des membres du Comité. Un conseil général est réuni suivi d'un vote. S'il y a eu plusieurs Conseils de ce type dans l'histoire du Comité, un seul a donné lieu à une destitution. Mais plusieurs Chefs ont d'eux-mêmes démissionné, la lassitude du pouvoir venant avec l'âge.
Actuellement, le Patron est Martial, 54 ans. Il ne quitte pas la base. Roch-Elven Destienne (30 ans) est l'actuel Second, le chef des opérations sur le terrain.
Le Comité semble assurer son recrutement sans mal, bien que dans le plus grand secret et le maximum de précautions, et les actions contre les Vampires ne diminuent pas, malgré les efforts du Cercle pour détruire l’organisation.



Organisation secrète issue d'un Ordre lui-même secret, celui des Templiers, la Guilde des Traqueurs dont les membres se nomment aussi les Limiers a été fondée en 1139 afin de protéger 'les Innocents de toutes les Créatures enfantées par Lucifer" et n'a cessé d'évoluer dans son armement et son apparence au fil des époques. Il semble toutefois qu'une maîtrise minimale des armes de toutes époques soit requise pour y entrer. Le Limier doit ainsi être en excellente condition physique, bon nageur, grimpeur et coureur. Expert dans l'un de ces domaines: les arts du combat rapproché, le maniement des armes blanches de toute taille, le tir aux armes à feu, aux armes de trait, la maîtrise des points vitaux du corps, le Limier doit néanmoins avoir reçu une initiation à tous.

De son origine chevaleresque, la Guilde garde une maîtrise du cheval. Tous ses membres sont des cavaliers plus ou moins accomplis. Elle a renoncé au vœu de chasteté qui était sien, hérité de son lien avec la Papoté et l'Ordre du Saint Sépulcre. Le secret contraint toutefois les Limiers à une vie le plus souvent solitaire, leur charge les contraignant à s'éloigner souvent de leur famille, sans pouvoir le justifier, afin de traquer les créatures de l'Ombre.

Leur recrutement s'est longtemps fait dans les rangs de la Noblesse ou de la Robe mais s'est diversifié depuis la Révolution industrielle où les subsides de quelques capitaines d'industrie roturiers sont venues alimenter les caisses de l'organisation.

Poussés au paroxysme du mysticisme dans les heures sombres du Moyen Age, les Limiers se sont fait une réputation d'exterminateurs "possédés" parmi les Vampires et les Lycans. N'hésitant pas à se sacrifier dans des expéditions suicide, lorsque le Commandeur l'ordonne, ils s'apparentent parfois sous l'emprise de certaines substances à des Bersekeers. Leurs méthodes parfois furtives et sournoises les ont fait assimiler, à tort, à une époque à la fameuse Guilde des Assassins. S'ils ne louent pas leurs services mais choisissent eux-mêmes leurs victimes parmi les Vampires, il leur arrive d'exécuter quelques collaborateurs trop zélés. Ils veilleront toutefois à subvenir aux besoins de la famille de ces derniers s'ils en laissent une derrière eux.

Le Commandeur actuel de la Guilde est Killian Mac Tyre, un Irlandais catholique, exploitant forestier dans la région de Dublin.

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