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Chroniques de l'Ombre et de la Lumière

LIVRE I
Quand le salut ne réside plus qu'en l'ennemi.
Que choisir ? La Fin ou l'Union Sacrée ?

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 La vie, la mort.... une vérité

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MessageSujet: La vie, la mort.... une vérité   Jeu 9 Avr - 23:33

Il s'était écoulé plusieurs semaines, depuis la confirmation d'une partie de ses origines. Elle était sûre maintenant que le Cardinal était son cousin. Mais cette information n'avait en rien changé son attitude dans son travail au BRIF. Ni même avec ses collègues qu'elle avait appris à connaître et à apprécier. Elle était toujours cette maniaque compulsif qui aimait le travail bien fait. En gros sa vie était toujours autant platonique et ce dans tout les sens du terme. Ses principales activités étaient le boulot, ses visites hebdomadaires à la salle de sport et ses recherches personnelles. Car la jeune femme avait bien l'intention de retrouver sa mère et cet oncle Victor. Pourtant il y avait bien une chose qui avait changé et qui surtout l'avait touché au plus profond de son cœur. Alex avait découvert la douleur du deuil. En effet sa mère adoptive, Mère Adolphine avait laissé la mort l'emporter, elle avait perdu la bataille contre la maladie et avait rejoint son créateur. Ce fut un moment difficile, mais malgré la douleur elle continuait d'avancer.

C'est pour cela que la jeune femme femme avait mis les bouchées double concernant ses recherches si bien que parfois elle en oubliait de dormir. Et dans ses moments là, le café que Dudule s’échinait à préparer tous les matins, restait rarement plus de cinq minute dans le thermos après l'arrivée de la belle demoiselle. Moreni prenait la chose plutôt bien, comparé au geek de l'équipe, mais la jolie blonde savait se faire pardonner le plus souvent par des douceurs tout droit sorties de la vieille boulangerie du coin. Après une semaine plutôt intensive et tumultueuse au BRIF, Alex avait rejoint les locaux délabrés de son club d'art martiaux où elle passa de nombreuses heures à manipuler le Saï. Elle ne voyait jamais le temps passer quand elle s'entraînait avec ses armes favorites.

Elle quitta l'endroit suffisamment tard pour voir que les rues de ce quartier étaient grouillantes de vie a la nuit tombée. Et décida de traîner un peu dans le coin. Ceci dit cela n'était pas dans ses habitudes de flâner ainsi dans les rues sombres de la ville. Alex avançait sereinement tout en humant les odeurs suaves ou dégoûtantes de la rue. La jeune femme ne prêtait attention à personne et encore moins au bruit qui l'entourait, si bien qu'elle ne vit pas arriver sur elle l'homme qui avançait d'un pas rapide, tête baissée. La bousculade fut inévitable, elle n'eut pas le temps de voir le visage de l’étourdi . Alex ne vit que la chevelure sombre du goujat. Cet incident la fit revenir à la brusque réalité des choses.Son attention fut attirée par un étrange attroupement, elle n'y avait pas fait attention trop occupée à réfléchir sur ses dernières semaines.

Tout en se rapprochant, la foule devint plus dense elle dut s'excuser à plusieurs reprises. Une fois quelle eut réussi à traverser, elle vit qu'un cadavre gisait à terre dans une mare de sang. La foule ne paniquait pas encore, mais si les autorités ne se dépêchaient pas cela deviendrais très vite un problème. Un périmètre de sécurité avait été placer pour éviter tout débordement. Elle regardais du premier rang la victime et remarqua très vite un homme aux cheveux brun. Ce fut un choc pour Alex de voir celui qui cinq minutes plutôt l'avait bousculé puis elle lança à voix basse:


-Tiens, tiens. Qu'est ce qu'il fait là.

La réponse ne tarda pas à apparaître au yeux de la jeune enquêtrice. En effet elle avait remarqué l'arme qu'il portait sous sa veste. Aux alentours de la scène de crime elle avait remarqué une voiture aux vitres sombres, deux hommes au teint blafard en descendirent , en les voyant s'approcher Alex en avait eu froid dans le dos.

Si bien qu'elle décida de quitter le quartier pour y rejoindre son domicile....Le bâtiment ressemblait à tous les bâtiment des alentours peut-être moins délabrés, il y régnait comme bien souvent un calme presque irréel. Elle grimpa les quelques marches qui la séparaient de son logement puis pénétra dans l'appartement. Ses coloc étaient comme la plupart du temps de sortie,comme souvent elle ne les voyait que rarement.Elle se prépara un plat ultra rapide puis s'effondra et comme d'habitude ce sont les premières lueurs du jour qui la réveillèrent. Elle se préparait rapidement puis quittait les lieux pour rejoindre ses collègues favoris, mais ne fut pas sa surprise quand elle vit que celui qui l'avait bousculée était dans les murs du bâtiment....puis elle lâcha sur un ton sarcastique qu'on ne lui connaissait pas après avoir salué ses collègues:


-Encore vous?

Moreni la regardait surpris ne sachant que dire...
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Noah de Saint Hilaire

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MessageSujet: Re: La vie, la mort.... une vérité   Jeu 30 Avr - 20:09

Encore un macchabée ! Décidément, c'était la semaine ! Certes, lorsqu'on est muté à la Crim', il faut s'attendre à en voir. Mais là c'était comme s'il en pleuvait. Le type avait apparemment sauté du toit de l'immeuble malgré la tentative d'un pompier volontaire pour le dissuader de le faire. Noah avait été diligenté par la Ducas pour éviter un mouvement de panique ou une récupération morbide du cadavre. C'est qu'on voyait de tout ces derniers temps. Outre le dégénéré du cerveau qui utilisait des Humains truffés à l'argent pour butter des vampires, on avait maintenant des crimes semblant répondre à une sorte de rituel démoniaque, des fétichistes voleurs de cadavres dans les morgues. Noah, qui en avait pourtant vu des vertes et des pas mures dans le milieu de la mode, ce qui lui avait donné une grande ouverture d'esprit et de cuisse, trouvait quand même que cela commençait à refouler une odeur putride. Il était ouvert le garçon, mais tout de même, il y avait des limites. Jouer avec les morts, ça ressemblait à une mauvaise blague fleurant bon le zombie et tous les trucs vaudous qui avaient dû bercer la vie de ses ancêtres. Mais lui, il n'adhérait pas à ces conneries. Il n'avait jamais donné dans le mystique. Plus terre à terre que lui, tu meurs !

Non, le truc c'est qu'il avait peur des cadavres. C'est moche, ça pue, ça pourrit. Enfin peur, ce n'était pas le terme exact. Il en avait une sorte de phobie. Un squelette, ça allait. Un tas d'os se tient pénard et inerte, dans toute sa rigidité et sa désolidarisation.Mais un cadavre, ça gonfle, ça pète, ça gazouille. Bref, c'est vivant. Tout en étant mort. Et avec ça, Noah avait du mal. Cartésien le garçon et surtout, pas dans la demi mesure. Tenez, par exemple, en matière de femmes, il était attiré soit par les glaçons, soit par les bombasses ardentes. Les unes comme les autres représentaient un défi à relever. Les premières pour les conquérir, les secondes pour les contenir. Bizarrement, d'ailleurs, les premières passaient souvent à l'état des secondes entre ses bras. Mais les tiédasses mollassonnes trop gentilles l'ennuyaient. C'était tellement reposant qu'il s'endormait.

Il allait pouvoir s'accommoder du cadavre qui venait de faire le grand plongeon, parce qu'il était tout frais. Peut-être juste une légère rigidité et encore. Noah filait, vif comme à son habitude et il heurta une flâneuse importune sur le boulevard. Les gens avaient pas mieux à foutre que de flâner ? J'vous jure. "J'prends l'air du soir, j'fais un tour, histoire d'me faire croquer par un vampire ". Il n'avait pas le temps de s'arrêter mais son champ de vision avait été traversé par une blonde pulpeuse qu'il avait heurté de côté de telle sorte qu'il échappait à l'étiquette accablante et lamentable du profil "je fais semblant d'être distrait pour entrer en collision avec des bombasses et les peloter". Il l'aurait heurtée frontalement, par exemple, l'affaire était faite, vue les parechocs qu'elle affichait. Du pur jus pour vampire en quête d'un remontant protéiné et sexuel. Non mais, sérieux, certains sujets, il faudrait les classifier comme pièges à vampires. "Cette nana serait le sujet parfait pour faire un appât au goût de l'autre serial killer de mes deux" songea Noah furtivement avant de se recentrer sur ce qui le faisait courir présentement: "macchabée écrasé sur le bitume- chute du douzième étage- outch" .

Une fois arrivé sur place, il avait déroulé son rubaligne réglementaire en utilisant les poteaux de signalisation et le mobilier urbain présents sur la scène de suicide. C'était moche. Le pauvre gars nageait dans une marre de sang et au vue de sa face écrasée contre le goudron du trottoir, il avait bel et bien plongé du douzième. L'angle de deux de ses membres n'avait rien de naturel et la pression dégagé par le choc lui avait fait voler une partie du cerveau hors de la boite crânienne. Les deux tympans probablement explosés lors de l'impact, il saignait abondamment des deux oreilles et avait tout du mort tout ce qu'il y a de plus mort.

Attendre l'arrivée du fourgon de la morgue. Il fallait reconnaître ça aux vampires: ils avaient eu l'intelligence, contrairement aux hommes avant eux, d'arrêter d'envoyer des ambulances pour évacuer des cadavres. Peut-être parce qu'ils étaient imprégnés, contrairement aux Mortels, du caractère définitif de la mort d'un Humain qu'ils ne ressuscitaient pas. Et celui-là, de toute évidence, vu les dégâts subis, aurait fait un très mauvais sujet. Noah avait attendu, pas très à l'aise intérieurement, mais stoïque vu du dehors. Être flic, c'était ça aussi. Ne rien laisser paraitre même si on avait une putain d'envie de gerber qui vous tordait les boyaux.  Il était enfin arrivé, ce putain de fourgon de la morgue et en le regardant s'éloigner, Noah se disait que ce serait trop triste si ce type n'avait personne pour le pleurer et l’enterrer mais que d'un autre côté, ce serait peut-être mieux que personne ne le voie dans cet état et surtout pas quelqu'un tenant à lui.

Le lieutenant était ensuite entré dans l'immeuble en ayant bien conscience que le manque d'effectifs avait permis au meurtrier, s'il ne s'agissait pas d'un suicide, ce dont il était convaincu, d’effacer ses traces en toute liberté. Il était monté sur le toit de l'immeuble, recouvert de gravier et même un stagiaire débutant aurait vu les traces de freinage laissées par des chaussures sur la plus grande trajectoire d'élan qu'offrait le toit pour sauter dans le vide. Laquelle donnait sur le boulevard, bien entendu!

C'était bel et bien un assassinat, Noah en était convaincu. Alors ? Rituel sacrificiel des Lucifugiens, comme on avait surnommé cette secte ?  Ou simple règlement de comptes entre voyous ? Il faudrait attendre les analyses des éventuels A.D.N. relevés sur le cadavre et les éventuels témoignages.

Noah était rentré chez lui, officiellement pour dormir, mais allongé sur son matelas posé à même le sol, il fixait le plafond. Toute cette affaire n'était pas sans rappeler une autre plus ancienne, dite du tueur à l’ascenseur, en souvenir des signatures sanglantes retrouvées laissées par les victimes. Cela avait la couleur du suicide, sa saveur, mais ce n'était pas du suicide ! En son temps, Alexandre Volokine, un collègue sympa trop tôt disparu, avait souligné le caractère apocalyptique du comportement des victimes. Elles sautaient, comme si plus aucune perspective ne s'offrait à elles. Or, il était loin entre ce type de comportement et la réalité des réactions affichées par les vampires et celui de toutes les victimes que Noah avait pu entendre ou lire. Aucun vampire n'aurait trouvé un quelconque intérêt à ce qu'une de ses victimes s'aplatisse trois cents mètres plus bas sur le macadam. Aucune victime n'aurait sauté en occultant l'espoir minime que le vampire la transforme au lieu de la vider de son sang. Et puis, là en l'occurrence, bien qu'il faille attendre l'estimation du labo au sujet des relevés, la victime n'avait rien d’exsangue, si on en jugeait par la mare de sang dans laquelle elle baignait. Sur ce coup-là, en apparence du moins, les sangsues semblaient hors de cause.  

Après tout, vivre sous le régime despotique des dents longues n'excluait pas le potentiel règlement de compte banal entre humains, le crime passionnel, crapuleux, rituel, expiatoire ...

Ohh là ! Noah émergea d'un mauvais rêve, se leva et se traina jusqu'à sa douche sous laquelle il se glissa sans avoir ôté son caleçon de la veille, ce qu'il fit au bout de six minutes. Il marcha encore embrumé jusqu'à la cuisine où il se remplit une grande tasse de café froid de la veille qu'il fit réchauffer au micro onde. C'était dégueulasse. Mais ça réveillait. Et au prix où était le café !

Lorsqu'il arriva au bureau, il demanda immédiatement si on avait du nouveau sur le "suicidé du boulevard" mais ses nouveaux collègues de la Crim' ne prirent même pas la peine de lui répondre et l'un d'eux lui tendit une note de service émanant de Ducas et l'enjoignant de rejoindre le B.R.I.F. afin de mettre en commun leurs compétences.

- Compétences mon c... ! Commença-t-il alors que le téléphone de son bureau sonnait.

- Scinty ! Vous allez offrir votre renfort au B.R.I.F. pour leur enquête sur les Lucifugiens! Votre agent de liaison là-bas sera Alexandra Drumont. La voix de la Ducas se fit implacable. Vous serez sous la juridiction du Nonce. Ne perdez pas de vue que le patron là-bas, c'est le Nonce de Paris. Vous n'aurez pas à faire avec des putes mais des religieuses ou des laïques pieuses au mieux. Prenez une douche froide ou du bromure avant de rejoindre votre nouvelle affectation. Je ne veux aucun incident avec l’Église en ce moment, est-ce assez clair ?

- Très clair madame.
Répondit Noah en fronçant les sourcils et plissant le front d'un air sérieux. Pourriez-vous m'adjoindre dans ce cas l'aide d'une auxiliaire ? Ajouta-t-il sans vergogne.

- Saint Hilaire ! Cessez de prendre votre lieu de travail pour un vivier propre à alimenter votre baisodrome !

- Bien Madame ! Je prendrais exemple sur vous! Je vous le promets !
Répliqua-t-il sans se démonter.

Il s'était tout de même rendu sur les lieux toutes affaires cessantes. Ducas avait beau aimer sa belle petite gueule de métèque, elle n'en était pas moins une vampire et comme tous ses congénères, elle ne souffrait aucune lenteur dans l’obéissance des Humains. Il arriva dans les lieux et trouva tout d'abord un certain Moreni, garçon sympa bien qu'un peu coincé. Il lui fallut quelques minutes pour le cerner et établir qu'il pourrait s'en faire un complice de virée tout à fait acceptable. Bien que Noah soit un solitaire, il était préférable d'évoluer à deux dans une enquête au sujet d'une secte. Il commençait à déballer, l'histoire d'hier soir avec les détails qui souffraient de l'être, à ce nouveau coéquipier lorsque ??? La bombasse du boulevard parut, exhibant sous un tailleur trop sage sa charmante prestance. Mais il fût douché lorsqu'elle lui balança un "encore vous ? ".

- Comment ça, encore moi ? Vous étiez dans un périmètre d'intervention de la B.A.C. Je n'y peux rien si vous avez ignoré sciemment les gyrophares des patrouilleurs arrivés avant moi sur les lieux et le fait que je courrais vers ma mission. Qu'est ce que vous me voulez à la fin ?  Je vous ai démis l'épaule avec ma carrure de rugbyman ? Vous voulez porter plainte ? A moins que je n'aie par simple contact éveillé une trop douloureuse envie qu'une vierge effarouchée a du mal à contenir ?


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MessageSujet: Re: La vie, la mort.... une vérité   Dim 10 Mai - 21:40

Alex  avait  cru rêver, mais non il était bien réel et cette journée débutait comme un cauchemar éveillé. Il avait réagi à son " encore vous" au quart de tour. Moreni en resta bouche bée attendant de voir comment la plus jeune de l'équipe allait réagir à ses attaques aussi fulgurantes soient-elles. Et c'est en jeune femme très calme qu' Alex répondit :

-Dite moi, c'est une manie chez vous de tout rapporter à vous ? Et pour votre gouverne je ne vois pas où vous avez vu que j'étais dans le périmètre. Que je sache, vous m'avez bousculer avant que je vois l'attroupement qui se trouvait plus loin. Avait-elle lancé tout en le désignant.

Après avoir poser ses affaires, elle s'éloigna légèrement en direction du thermos qui trônait fièrement sur une table non loin de là. Attendant patiemment d'être vidé. Elle s'en servit une tasse. Tout en pensant qu'il était très agaçant. Elle avait connu pire que lui avec la grande patronne de la volière et saurait faire bonne figure. Elle restait sereine malgré tout puis tout en s'installant elle ajouta:


-Ce que j'aimerais .... hum, voyons voir. Ah oui, des excuses peut être ! Elle était sarcastique et elle le savait parfaitement et elle ne put s'empêcher de sourire à son allusion concernant sa carrure de rugbyman. Ce qui soit dit en passant ressemblait plus à un sprats qu'à un quelconque sportif de haut niveau. Elle finit par un levé d'yeux vers le ciel quand il parla de vierge effarouchée, même s'il avait une belle gueule à croquer. Alex n'était pas fille à se laisser amadouer aussi facilement.

Une fois l'explication terminée. Dudule et Moreni qui s'étaient empressés de disparaître était réapparus comme si de rien n'était pour montrer au nouveau venu son bureau. Et ils n'avaient pas trouvé mieux que de les installer face à face. Alex n'en revenait pas, elle fit de gros yeux  de supplication à son chef, mais il en avait décidé ainsi. Puis il disparut une nouvelle fois dans son bureau, pour réapparaître quelque minute plus tard. Il venait de reprendre son costume de meneur puis il dit à l'assemblée :


-Alex et ....Saint-Hilaire, au boulot. Vous faites équipe maintenant et un cadavre vous attend. La jeune femme prit ses affaires et attendit son nouveau coéquipier près de la lourde porte. Il quittèrent le BRIF en même temps, silencieux l'un et l'autre. Ils avancèrent jusqu'à la magnifique deuche d'un vert dépassé. Alex regardait Noah puis elle lui dit tout en lui lancent les clefs du véhicule :

-A vous l'honneur ! Elle monta sur le coté passager, et le trajet se fit dans le silence le plus complet. Elle n'arrivait pas encore à cerner le personnage.
Arriver sur les lieux, il n'y avait pas encore l'attroupement que l'on pouvait voir ailleurs, mais elle savait que cela pouvait changer très rapidement. Elle prit le ruban de délimitation et fit le nécessaire puis elle rejoignit Noah près du corps......
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Noah de Saint Hilaire

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MessageSujet: Re: La vie, la mort.... une vérité   Dim 20 Sep - 20:14

Prendre la pause, penser à autre chose... Noah savait faire cela très bien durant les interminables sessions de shooting qu'il avait subi dans sa carrière, brève mais intense, de mannequin. C'est donc ce qu'il fit en se répétant mentalement comme un mantra les recommandations de la Ducas concernant les rapports avec l’Église qui devaient rester cordiaux. Curieusement d'ailleurs cela ne dura guère comme moyen d'évasion et bientôt, à la voix glaciale de sa chef résonnant dans sa tête, se superposèrent des images plutôt érotiques de Mademoiselle Drumont en petite tenue et dans des positions assez scabreuse dans un lit où il se projetait volontiers. Cela fonctionna bien mieux que le mantra improvisé et Noah afficha un sourire presque béat durant toute la remonté de bretelle qu'elle lui infligea. Il préféra néanmoins garder le silence par précaution et ne laisser fuser que quelques répliques anodines. Il n'avait pas assujettie la demoiselle et il ne savait pas encore si elle était du genre cafteuse ou du genre "on règle nos contentieux entre nous". Lorsqu'il serait fixé , les choses prendraient une toute autre tournure entre eux, mais tant qu'il était dans le doute, il devait préserver sa peau d'Humain mortel et la Ducas mécontente serait sans pitié cette fois-là, il en avait l'intuition. Peut-être parce qu'il avait trop tiré sur la corde ou peut-être parce qu'un vent d'une toute autre force soufflait depuis quelques temps sur la Capitale. Ça se sentait, c'était dans l'air.

Et puis Noah aimait jouer, et afficher une mine de perdant au premier contact, pour ensuite soumettre la proie pouvait aussi être un défi intéressant. Aussi préféra-t-il jouer la carte de l'humour discret que le choc frontal. Lorsqu'elle fit allusion à son égocentrisme il se contenta de dire en haussant les épaules.

- Ça doit être parce que je suis fils unique ...

Il avait failli ajouter "Mais je n'ai pas d'excuses à présenter, vous ayant heurtée dans une intervention. C'est vous qui auriez du vous ranger pour laisser la police faire son travail. Soyez rassurée je ne porterai pas plainte pour entrave à enquête... " mais le garda pour lui. Il avait un doute quant à la capacité de sa nouvelle équipière de percevoir l'humour qui colorait chacun de ses mots. Probable qu'elle l'avait même pris au sérieux quand il se comparait à un rugbyman vue sa réaction excédée. Ok devait-il oublier l'humour avec Alexandra Drumont ? Il décida que non, et que ce serait un défi supplémentaire à relever. Il remercia les deux hommes qui étaient réapparus après s'être éclipsés durant la prise de bec, pour lui montrer son bureau . Soit ils redoutaient le caractère annoncé merdique de Noah, soit Alexandra la bombasse était pire que lui en la matière... A suivre. Génial ! Son bureau était pile en face de celui de sa nouvelle partenaire. Il allait pouvoir la gratifier de ses regards expressifs et ne perdrait rien de la vue lorsqu'elle se pencherait sur ses dossiers.

Mais pour l'heure il n'en aurait pas le loisir. Le chef du B.R.I.F. revenait à la charge et battit le fer encore tout chaud de leur nouveau tandem en les expédiant sur une nouvelle affaire. Enfin de l'action. Noah se réjouit intérieurement mais son enthousiasme fut de courte durée lorsqu'ils arrivèrent devant la deuche poussive vert pomme délavé qui était leur véhicule d'intervention. Les Simca à propulsion arrière que la B.A.C. avait récupéré lors d'une saisie chez un vampire amateur de courses de côtes dans les années 1960 faisaient figure de fusées à côté. C'était ça, le véhicule d'intervention du B.R.I.F. ? Il se concentra sur le trajet et sur l'évaluation de ce qu'il pouvait demander à l'antique véhicule. Ils finirent par arriver sur les lieux de l'enquête... Encore un cadavre... Le scénario se répétait. Un mort allongé sur le trottoir, la face éclatée contre le bitume. Celui-là était moins abîmé que celui d'hier, sans doute parce que l'immeuble était moins haut. Deux gardiens de la paix en uniforme les rejoignirent fort à propos. Il les interpela en montra son badge de la Crim'

-  Lieutenant Saint Hilaire en mission détachée.  Ok, messieurs vous sécurisez le périmètre et que personne ne pollue la scène de crime. Appelez Moreni au B.R.I.F., qu'ils nous envoient des renforts, c'est un homicide et les suspects sont peut-être encore sur les lieux.  Drumont, suivez moi! Regardez la pigmentation du bout de ses doigts : ils ne sont pas encore blancs. Il vient de sauter. C'est tout frais! On va monter pour voir ce qu'on trouve dans les étages et sur le toit.

L'idéal aurait été qu'une autre équipe monte directement sur le toit pour choper l'autre s'il y est encore  et avant qu'il ne s'envole sur un toit voisin, mais ils étaient deux, dont une civile.
Il s'engouffra dans le hall de l'immeuble en dégainant son flingue, tout en faisant signe à Drumont de rester à couvert derrière lui. Il écoutait à chaque porte du rez de chaussée mais comment être certain que rien ne se cachait derrière qui aurait pu les intéresser ? L'instinct. Souvent c'est ce qui distinguait un bon flic d'un autre. Quelque chose lui disait que le tueur, s'il était encore coincé dans l'immeuble ne se planquerait pas au rez-de-chaussée. Aucune chance d'en sortir discrètement avec tous les badauds qui commençaient à s'attrouper. Et puis il aurait redouté de croiser quelqu'un dans l'escalier. Non, s'il était encore là, c'était dans les étages supérieurs ou sur le toit de l'immeuble. Ils étaient peut-être plusieurs d'ailleurs. Et il était seul, enfin seul avec Mademoiselle Parechocs. Mais il ne pouvait ni l'envoyer seule sur le toit, ni lui confier l'exploration des étages. Génial, non seulement il avait le même genre d'enquête qu'à la Crim' sur les bras, mais en plus il devait jouer les nounous pour une ... même pas une stagiaire qu'il pouvait traiter en future collègue. S'ils étaient plusieurs, on allait avoir du grabuge. Vivement que les renforts arrivent ! Il déboucha sur le palier du premier étage en guettant le moindre bruit suspect et en prenant garde de n'en faire aucun. Il y avait trois portes à chaque étage. Trois possibilités de se faire flinguer en explorant l'appartement derrière chacune d'elles.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: La vie, la mort.... une vérité   Sam 26 Sep - 18:16

Une fois arrivée sur les lieux, Alex s'aperçut qu'il avait prit les choses en main. Visiblement il n'avait en rien perdu de ces automatisme. Mais la jeune femme sentit les poil de ses bras se levée quand au lieu de dire Alex comme tout les mâles de l’équipe et s’était mis a dire Drumont...quelle horreur d’être appeler ainsi... ! Et voilà que maintenant, il ce la jouait à la lucky-luke...  Elle avait soupirer et levée les yeux au ciel.
Alex le regardait faire, on aurait dit un poulet à qui on avait couper la tête. La victime avait sauter du toit ou avait été pousser aucune certitude concernant les deux hypothèse, en tout cas une chose était certaine, il avait été vider de son sang. Pire encore  son visage n'en était plus vraiment un... il ne restait de ses yeux que deux orbite vide et sombre. Alex avait légèrement reculer, mais c’était vite reprise tout en continuant son travail d’investigation. Noah avait prit la décision d'explorer les environs et le bâtiment d’où la victime avait présumement sauté.

Et pour éviter d'attirer les foudres de qui de Noah,elle se rangeait vite derrière lui puis elle lui dit :


-St Hilaire, faite moi plaisir. Appelez-moi Alex. Parce que Drumont, c'est juste pas possible !

Alors qu'il écoutait et restait attentif au moindre bruit, la jeune femme avait une drôle de sensation. Une de celle qui nous donne l'impression d'être épier et que quelque chose  allait se produire. Le destin ne tarda pas à lui donner raison, soudain l'une des trois portes s’ouvrit violemment. Alex par pur réflexe poussa rapidement son collègue hors du passage du suspect puis elle s'empressa de sortir ses armes favorite. Ses sais  savamment cacher sous sa veste. Au vu de la tête de Noah elle en conclue rapidement qu'il ne s’attendait pas à voir ce genre d'arme au mains d'une si jolie fille.
Le suspect essayais d'atteindre la jeune femme qui ce défendais tel une tigresse protégeant ses petits, elle c’était entraîner durement au maniement du sais, et elle continuais a s’entraîner aussi souvent que son emplois du temps pouvait le lui permettre. Les coups pleuvaient sur les deux partie. L'individu, l'avait pousser violemment contre le mur pour filer dans l'escalier. Alex avait été sonner sur le coup , mais rattrapa rapidement son agresseur , Noah n'avait pas manquer de la suivre. Ils ce retrouvèrent sur le toit en un rien de temps. Puis elle lâcha :


-STOP !! L'individu s’arrêta, puis  ce mis a courir . Alex l’évita en s’écartant du passage , mais il avait fallu une minute, une seule minute d’inattention et d'un coup bien placer  pour que la jeune agent du BRIF se retrouve à terre. Avec face à elle une paire de dent longue qui fila sans demander son reste et surtout sans lui faire quoi que ce soit. Noah aida la jeune femme à se relevé et lui lança un «  sa va »  plutôt inquiet. Elle ne fit qu'un signe mitiger de la tête, mais sa chute brutal sur les gravier du toit avait entraîner une vive douleur au niveau de l'épaule. Puis elle dit :

-Je comprend pas , il c'est tirer sans même planter ses crocs dans mon cou, étrange comportement. Tout ceci... il y a quelque chose qui ce trame et c'est pas bon du tout, qu'en pense-tu ?. Elle ajouta quelques minutes plus tard :

-Et il va me falloir une pharmacie finalement.. !

Le retour au BRIF fut douloureux pour la jeune femme, mais elle ne fit aucune allusion à la douleur. La deuche n'avait rien arranger et pour couronner le tout Noah avait zapper le coter pharmacie de leurs dernières conversation. La jeune femme ne pouvait pas s’empêcher de penser que l'on ne pouvait pas tout avoir et une belle gueule d'amour et un cerveau à la bonne place. De toute évidence son collègue avait préféré la belle gueule d'amour au cerveau. Soit elle  attendrait d’être rentrer chez elle pour penser ses plaie.

Moreni attendait leurs arrivée de pied ferme, non pas pour leurs passer un savon, mais pour savoir ce qu'ils avait découvert sur les lieux du crime. Puis elle lança  tout en allant ce servir un café :


-En tout cas, c'est un vampire. J'ai vu ses dents assez prêt pour en être sur... Sûr ces mots , elle préféra laisser à son collègue d'expliquer le reste  de leurs découvertes aussi flippante soit-elle. Elle s’installa rapidement à son bureau farfouillant désespérément dans ses tiroirs pour y chercher de quoi la soulager …....
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